Nouveau titre : Mort humaine… suprême Séjour en Être, recueil de textes, Fernand Couturier, Fondation littéraire Fleur de Lys

Mort humaine…

suprême Séjour en Être

Recueil de textes
Fernand Couturier
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 224 pages.
ISBN 9978-2-89612-543-2
Éxemplaire papier : 24.95$
Édition numérique : GRATUIT (PDF)

PRÉSENTATION

Nul humain n’échappe à la mort. La mort est le terme inéluctable de la vie individuelle ou personnelle.

L’occurrence de cette fin prend des allures multiples. Doucement et tranquillement après une longue enfilade d’années. Précocement en raison d’une maladie incurable ou d’un néfaste accident. Violemment dans un homicide provoqué par différentes colères, jalousies, déceptions ou autres meurtrissures amoureuses. Et aussi semée tragiquement en des guerres aux intérêts multiples. Tout cela depuis la nuit des temps.

Et depuis aussi longtemps, l’après-mort est évoqué de diverses manières. D’abord, semble-t-il, en représentations symboliques et en langages mythologiques, accompagnés ou suivis de croyances religieuses. Promulgué aussi en discours théologiques ou analysé en diverses théories anthropologiques et philosophiques.

Une relative nouvelle expérience du phénomène originel de l’être en lui-même voit l’humain essentiellement impliqué dans cet être. D’où un ressourcement majeur du langage relatif à la mort proprement humaine. Alors la mort apparaît comme achèvement ou plénitude de la possibilité humaine d’être. La mort comme séjour ultime et suprême en la clairière originelle de l’être.

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE
DIVISION DU RECUEIL
PREMIÈRE PARTIE – La mort au fil de la vie
((1)) Bioéthique et existence, 1988
((2)) S’éduquer à la mort… l’intégrale de la vie, 1989
((3)) Intervenir ou accompagner? 1989
((4)) Éducation populaire à la mort, 1989-90
((5)) Perspective de la mort : ouverture à l’éthique, 1990
((6)) Le plus proche est le plus loin, 1990
((7)) L’euthanasie… Par Compassion, 1990
((8)) Mourir au bout de son âge, 1991-92
((9)) Soins palliatifs, 1994
((10)) La mort en Têtes, 1998
DEUXIÈME PARTIE – La mort en elle-même
((11)) La Mort et le Rien, 1996
((12)) Mort humaine…  suprême Séjour en Être, 2017
CONCLUSION (GÉNÉRALE)
AU SUJET DE L’AUTEUR
COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

EXTRAIT

Préface

Nul humain n’échappe à la mort. La mort est le terme inéluctable de la vie individuelle ou personnelle. Souvent cette fin arrive assez normalement après une longue enfilade de jours et d’années. Mourir de vieillesse. Mais tantôt elle s’impose à un plus ou moins jeune âge en raison d’une incurable maladie difficile à supporter, ou comme séquelle d’un malheureux accident. Tantôt elle arrive, inattendue, dans une démentielle fusillade exécutée par un humain en proie à une quelconque aliénation mentale. Et encore est-elle semée tragiquement par des révolutions guerrières ou conflits provoqués par des soifs et abus de pouvoir de natures multiples, ou motivés par des croyances religieuses ou autres convictions idéologiques. Les humains meurent doucement, inopinément, brusquement, tragiquement et violemment. Et cela depuis toujours ou, comme on dit souvent, depuis que le monde est monde. Depuis la nuit des temps.

Toujours s’ensuivent des deuils pour ceux qui restent. Regrets, nostalgie et vide de l’absence. Des questions surgissent alors plus ou moins expressément : Dans quelle noirceur, à quel abîme les morts sont-ils plongés ou réduits? Ou bien seraient-ils plutôt introduits dans un autre type de vie? Dans un quelconque Au-delà lumineux diffusant le bonheur? Car l’humain, d’une manière ou d’une autre, est souvent imaginé ou conçu comme ayant une part de lui-même qui dure au-delà du trépas. Toujours les humains ont été habités par ce genre de sentiments ou de questions. La plupart du temps, semble-t-il, se profile une autre vie après la présente à laquelle la mort met fin. D’ailleurs, est-ce simplement pensable que la mort réduise à rien, à néant? Ou encore qu’elle marque la victoire définitive de la noirceur sur la lumière? Comment comprendre ce rien ou cette noirceur?

À cet égard, l’exemple lointain le plus parlant est sans doute Le livre des morts de l’Égypte ancienne. Genre de feuillet déposé près de la momie ou inséré sous ses ficelles. Ce livre selon certaines traditions a comme sous-titre : Livre pour sortir au jour. “Il s’agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents exemplaires du Livre des Morts ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisit les formules qui lui conviennent, probablement en fonction de ce qu’il peut s’offrir car ces manuscrits représentent un investissement non négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d’autres reproduisent l’ensemble, ou presque, du corpus” (Wikipedia). Éga­lement trouve-t-on dans des tombeaux anciens des équipements et de la nourriture permettant aux morts d’entreprendre cette tra­versée vers une autre lumière.

Au Québec, les dernières décennies du vingtième siècle ont été témoins d’un intérêt marqué pour la problématique de la mort et du deuil. Grosso modo on pourrait dire que l’expansion du mouvement des soins palliatifs en fut la cause ou l’occasion. Des soins médicaux et hospitaliers qui permettent d’entrer dans une fin de vie dignement et sans trop de douleurs. À cet égard, pensons à l’ouverture de la Maison Michel Sarrazin à Québec, et aux cellules médicales spécialisées dans quelques hôpitaux de Montréal vers la fin du siècle dernier. Et tout récemment, en 2015, l’Assemblée Nationale du Québec adopta la loi de l’Aide médicale à mourir, projet piloté magistralement par la ministre Véronique Yvon. Et encore, dernièrement, Le Devoir des 25 et 26 mars 2017 faisait état des intentions du Gouvernement actuel d’entamer les discussions nécessaires pour élargir L’aide médicale à mourir.

Alors l’actualité jamais dépassée du thème de la mort me suggère de rassembler quelques écrits datant des dernières années 1980. Ainsi la première partie du présent recueil rassemble des textes produits alors que j’occupais le poste de Directeur des Études interdisciplinaires sur la mort et le deuil, à l’UQUAM, de 1986 à 1990. Mais plus précisément ces textes sont les principaux que j’ai eu l’occasion d’écrire en tant que fondateur (avec d’autres) et directeur de la revue Frontières, 1987-8 à 1990. Le premier numéro de cette revue date effectivement du printemps 1988. Il portait comme titre La mort au quotidien. Ce titre annonçait bien la sorte de préoccupations qui allaient donner le ton à la démarche de la Revue et indiquait le type de réflexion et de recherches dont elle allait s’alimenter. Aussi faut-il dire que c’est en tant qu’engagé profondément dans ce genre d’études que j’ai été invité à participer à différents colloques et congrès. La nature de ces participations sera indiquée dans une courte présentation de chacun de ces textes.

Tous ces textes reflètent le fond de la pensée qui inspirait de quelque manière mes activités en tant que professeur de philo­sophie allemande contemporaine à l’UQAM. Mais plus particu­lièrement alors adonné à la pensée de Martin Heidegger et aussi de Hans-Georg Gadamer. Être et humain, existence et être-dans-le-monde, être et commencement, mort et être, interprétation, vérité, sont autant de thèmes qui ont jalonné la démarche du philosophe-penseur de Freiburg im Breisgau (Martin Heidegger) à partir des années 1920 jusqu’à sa mort en 1976.

Alors les textes de la première partie de ce recueil s’ins­pirent philosophiquement surtout de la conception heideggérienne de l’existence comme essence de l’humain. L’essence de l’humain réside dans son existence, est-il dit dans L’être et le temps (Sein und Zeit). Livre publié en 1927 et qui annonçait une révolution par rapport à la pensée philosophique traditionnelle. En effet, jusque-là, à la suite d’une interprétation inadéquate d’une parole d’Aristote, on définissait l’humain comme un animal raisonnable. Son essence résidait dans l’animalité et la rationalité. Genre et différence spécifique. Cette définition répondait à la question de savoir en quoi se caractérisait essentiellement l’humain, en quoi consistait son essence ou manière fondamentale d’être. Et pour sa part l’existence disait tout simplement le fait d’être, le fait d’être effectivement à côté et parmi beaucoup d’autres choses données à l’expérience. Dans ce contexte, la formulation l’essence de l’humain réside dans son existence devenait tout à fait renver­sante et fut reçue comme un coup de tonnerre et son orage.

Mais le beau temps revient sitôt qu’on s’applique à com­prendre ce que signifie le mot existence dans la définition heideggé­rienne de l’humain. D’abord ce mot ne veut dire rien d’abstrait. Il synthétise tout juste la description d’un phénomène. Et ce phénomène se caractérise plus expressément comme être-dans-le-monde-avec-les-autres (In-der-Welt-sein-mit-anderen). Dans cette définition de l’existence comme essence de l’humain les mots dans (in) et avec (mit) jouent un rôle essentiel. Ils n’évoquent plus des déterminations ou caractéristiques simplement aléatoires ou accidentelles selon l’idiome philosophique courant. Au contraire, il est de l’essence de l’humain d’être-dans (le monde i.e. tout l’envi­ronnement ou monde de la vie) et d’être-avec (les autres, i.e. les autres humains semblables). Puis l’humain, selon son être-dans et être-avec, fonctionne toujours en se projetant (Entwurf) dans quelque avancée. Et cela selon toutes les dimensions possibles de la vie. Dans toutes ces projections en avant on voit s’ouvrir un espace et un temps. L’ouverture d’une temporalité fondamentale. Ouverture qui s’étend jusqu’à la dernière possibilité d’être, à savoir la mort. D’où le fameux Sein zum Tode. C’est-à-dire l’être à la mort, jusqu’à la mort, pour la mort. (Cf. mon travail de doctorat, Monde et Être chez Heidegger, Presses de l’Université de Montréal, 1971, 584 pages)

C’est sur le fond de cette conception de l’existence humaine que sont écrits les textes de la première partie du présent recueil. Ils ratissent large : la mort au quotidien, l’éducation à la mort, mort et éthique, mort et soins palliatifs, euthanasie… Partout il y va d’un dépassement des approches anthropologiques tradition­nelles de l’humain. Et secousses sismiques majeures dans les fondements des principales théories philosophiques et théologi­ques occidentales.

La deuxième partie du recueil contient deux textes formulés alors que j’avais déjà pris ma retraite de professeur de philosophie à l’UQAM en 1993. Pendant ce temps je continue à m’intéresser à l’évolution de la pensée heideggérienne. Celle-ci se développe. Elle explicite, elle interprète ce que le livre : Être et Temps avait commencé de dire en 1927. De nombreux textes en témoignent. Heidegger tente d’expérimenter et de dire le plus expressément possible ce que signifie l’être. L’être auquel s’est intéressée la tradition philosophique occidentale tout au long de son parcours. L’être alors compris à partir de tout ce qui peut se présenter à l’expérience humaine, l’être compris comme la détermination la plus générale de tout ce donné. Mais il reste à savoir ce que signifie l’être en lui-même. L’être qui affleure en tout ce que nous disons, souvent très expressément dans une forme ou l’autre du verbe être lui-même, ou implicitement impliqué dans d’autres formula­tions; l’être qui est étroitement associé à toutes choses au point où celles-ci peuvent être expérimentées et dites comme en dépen­dance de lui, comme des étants, comme ce qui est là, donné, offert de quelque manière au regard ou à la pensée; l’être qui ainsi permet la présence; l’être qui aussi englobe, qui rassemble et tient ensemble, en univers; l’être comme ouverture primordiale; l’être comme horizon de la mort humaine. C’est, en gros, vers tout cela que va le penseur de Freiburg.

En témoignent, entre autres, deux livres majeurs parus en 1989 et en 2009 comme 65e et 71e tomes de l’édition complète allemande : Beiträge zur Philosophie ( Vom Ereignis), c’est-à-dire Contributions à la philosophie (De l’avènement), et Das Ereignis, c’est-à-dire L’avènement. Avènement qui dit l’être comme éclosion auto-générée du commencement. C’est dans cette veine que vont les deux textes de la deuxième partie du présent recueil. Ils veulent évoquer entre autres un déboucher majeur pour l’expérience de la mort humaine. La mort humaine comme participation cons­ciente à l’être, à l’être comme clairière du commencement, de l’originel commencement.

AU SUJET DE L’AUTEUR

Fernand Couturier

Fernand Couturier

Né en 1928 à Saint-Joseph du Madawaska au Nouveau-Brunswick dans une famille paysanne, l’auteur fait ses études classiques au Collège de Saint-Laurent à Montréal. Il étudie ensuite en théologie dans les années 50 pour ensuite enseigner au Collège de Saint-Laurent. Il obtient une licence (maîtrise) en philosophie à Paris en 1961.

Tout en enseignant cette matière toujours au même collège, il entreprit en 1963 une scolarité de doctorat en philosophie à l’Université de Montréal. De 1964 à 1967, il travailla sur la pensée de Martin Heidegger, à Freiburg im Breisgau, sous la direction de Bernhard Welte. « Monde et être chez Heidegger » lui permit d’obtenir le doctorat en philosophie de l’Université de Montréal en 1968. Il devint professeur de philosophie allemande contem­poraine à l’UQAM de 1970 à 1993, moment où il prit sa retraite. Pendant cette période, il joint à l’enseignement différentes tâches de direction dans la même université : Module de philosophie de 1978 à 1980; Département de philosophie de 1980 à 1985; Pro­grammes d’études interdisciplinaires sur la mort de 1985 à 1990. C’est en dirigeant ces derniers programmes qu’il fonda la revue Frontières, organe de recherche et de diffusion sur différentes problématiques de la mort et du deuil.

« Monde et être chez Heidegger », 584 pages, a été publié aux Presses de l’Université de Montréal en 1971. Publication d’articles en philosophie dans différentes revues, et collaboration à quelques collectifs. Puis en 1990, « Herméneutique », 211 pages, parut chez Fides.

Retraité de l’enseignement en 1993, et au fil de l’actualité des années qui suivirent le référendum de 1995, l’auteur travailla sur un projet de philosophie du langage et de l’histoire appliquée au Québec. Ce qui donna le livre « Un peuple et sa langue », publié par Fondation littéraire Fleur de Lys en 2004.

À partir des années 2000, dans le contexte de rencontres avec un groupe d’amis, il élabora « Mots de Noël » paru pour la pre­mière fois en 2004 chez Fondation littéraire Fleur de Lys, et en trois autres éditions progressivement augmentées publiées par le même éditeur en 2007, 2010 et 2016. Avec la dernière édition se termine l’expérience des Mots de Noël.

En 2015, l’auteur nous propose « Régime de l’être », condi­tion humaine, en suite d’une longue fréquentation des œuvres de Martin Heidegger.

Et pour 2016, il nous offre un essai sous le titre « Mythes Religions Laïcité » sous-titré « Une aire de liberté ».

DU MÊME AUTEUR

Monde et être chez Heidegger,
Presses de l’Université de Montréal,
1971, 584 pages.

Herméneutique,
Fides, 1990, 211 pages.

Un peuple et sa langue – Pour l’avenir du Québec
Essai de philosophie du langage et de l’histoire
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2004.

Mots de Noël – Grâces à la clairière de l’être !
Poèmes & Prose
Quatrième édition augmentée,
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2010, 440 pages.

Régime de l’être – Condition humaine – Heidegger en opuscule
Deuxième édition augmentée, Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec, 2015, 220 pages.

Mythes Religions Laïcité – Une aire de liberté
Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2016, 244 pages.


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