Une seule référence au livre et aucune à la littérature dans la «Politique d’affirmation du Québec et de relations canadiennes» du gouvernement du Québec

Une seule référence au «livre» dans la «Politique d’affirmation du Québec et de relations canadiennes» du gouvernement du Québec (voir reproduction de la page 75 du document ci-dessus).


Le mot «Littéraire» est aussi absent du document. Le mot «littérature» est utilisé dans l’expression «littérature spécialisée» pour référencer le lecteur au «fait autochtone».


Dans le document «Déclaration d’affirmation», il est question «d’une grande diversité culturelle», intégrée à «une trame historique commune dans le cadre de l’interculturalisme». Dans la «trame historique» du Québec, l’interculturalisme n’existe que depuis quelques années. Autrement, la trame historique est «commune» que depuis l’avènement de l’interculturalisme pour contrer le multiculturalisme canadien. Dans l’interculturalisme, il y a le concept de relations entre les différentes cultures présentent au Québec. Chacune de ces cultures a des origines nationales différentes. Dans ce contexte, la trame historique n’est pas commune, que ce soit dans un contexte d’interculturalisme ou de multiculturalisme. Il y a une culture dominante, celle la majorité, et il y a une multitude de cultures minoritaires qui communiquent ensemble. Mais elles ne partagent pas une trame historique commune.

On peut lire aussi que le Québec a développé son propre modèle d’interculturalisme. Ce modèle, lit-on, «vise à assurer l’équilibre entre, d’une part, l’ouverture à la diversité et, d’autre part, le maintien du caractère distinct et francophone du Québec». Faut-il comprendre que sans ce modèle d’interculturalisme, il y aurait un déséquilibre entre la culture majoritaire liée au «caractère distinct et francophone du Québec» et les cultures minoritaires?

Selon Wikipédia, l’interculturalisme est : «La notion d’interculturalisme intervient comme moyen privilégié de sensibilisation à la diversité culturelle. Elle suppose une participation active de la société d’accueil à l’intégration des nouveaux arrivants en même temps qu’une connaissance et une compréhension mutuelles des différences culturelles. Plus précisément, l’interculturalisme suggère l’adoption de la culture dominante du pays ou de la région d’adoption associée à la recherche de points communs tout en préservant les différences individuelles.»

Et selon Jack Jedwab, Président de l’Association d’études canadiennes, « il y a plus qu’une façon de définir le multiculturalisme et l’interculturalisme».

On ne trompera pas en affirmant que l’interculturalisme, tout comme le multiculturalisme, est un «modèle de gestion» de la diversité. Peu importe ce modèle, la culture dominante ne peut pas intégrer la trame historique particulière, spécifique et distincte de chacune des cultures minoritaires dans une «trame historique commune». Il ne s’agit pas d’un seul arbre avec une multitude de branches mais de plusieurs arbres. Si la forêt se trouve ainsi diversifiée, l’arbre de la culture majoritaire demeurera plus gros et plus ancien que les autres de par son ancienneté ou, si vous préférez, de par ses racines plus profondes dans sa terre.

Assurer un équilibre entre l’arbre mature indigène et les jeunes pouces de souches immigrantes ne relève pas de l’ouverture à la diversité du modèle interculturel. Face à une plante envahissante par nature, aucune culture ne peut survivre. Une fois l’ouverture à la diversité affirmée (on ne peut pas être contre la vertu), il faut vite passer à la gestion même de la diversité avec un seul objectif : protéger l’aîné de la forêt contre toutes attaques dans ses feuilles, ses branches, son tronc et SES RACINES. Un entremêlement de racines de diverses cultures avec celles de l’aîné (trame historique commune) peut tuer ce dernier. Dans ce contexte, il vaut mieux que chaque culture conserve son histoire propre.


La culture québécoise n’est pas une multitude de cultures. Elle est UNE en relation avec les cultures propres de ses immigrants.


DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER

Politique d’affirmation du Québec et de relations canadiennes – document complet (PDF, 194 pages, 1,20 Mo)

Politique d’affirmation du Québec et de relations canadiennes – document synthèse (PDF, 38 pages)

Déclaration d’affirmation (PDF, 4 pages)


À lire dans le quotidien

Libre opinion: Montréal pris au piège du multiculturalisme

28 juillet 2006 |Serge-André Guay – Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys


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