21 mai – Journée Mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement

Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement

21 mai 2017

Tout comme la diversité naturelle est indispensable au maintien des écosystèmes, de même la diversité culturelle est un élément essentiel des sociétés dynamiques. La diversité culturelle introduit des idées et des perspectives nouvelles qui enrichissent notre existence à d’innombrables égards, nous permettent de croître et de nous épanouir ensemble. Une salle de classe diverse sur le plan culturel est non seulement plus inclusive, mais elle encourage aussi l’apprentissage et la réussite des élèves. Un cadre de travail multiculturel est non seulement plus innovant, mais il est aussi plus productif et plus rentable économiquement.

Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée de célébrer les bienfaits considérables de la diversité culturelle, notamment le riche patrimoine immatériel de l’humanité, et de réaffirmer notre engagement à bâtir un monde plus pacifique, fondé sur les valeurs de la compréhension mutuelle et du dialogue entre les cultures.

En adoptant le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la communauté internationale a reconnu le rôle essentiel de la culture comme moteur du changement et du développement. À moins d’exploiter la puissance et le potentiel créatif que recèlent les différentes cultures de l’humanité et d’engager un dialogue permanent pour veiller à ce que tous les membres de la société bénéficient des avantages du développement, il sera impossible d’atteindre ces 17 objectifs.

Alors même que nous célébrons aujourd’hui la diversité culturelle, nous devons nous rappeler que celle-ci est de plus en plus menacée. Dans le monde entier, les extrémistes violents ont pris des minorités culturelles pour cible et détruit notre patrimoine commun, afin d’affaiblir les liens fondamentaux des peuples avec leur histoire. À un autre niveau, l’urbanisation sauvage menace nos villes d’uniformisation, en appauvrissant leur diversité sociale et leurs identités.

Martin Luther King Jr. a dit un jour : « L’injustice, où qu’elle se produise, menace la justice partout ailleurs. Nous sommes pris dans un réseau inéluctable de relations mutuelles tissé dans une destinée commune. » Dans cet esprit, je suis convaincue que nous avons besoin d’un nouvel humanisme pour le XXIe siècle, afin d’insuffler une vigueur nouvelle aux aspirations fondamentales envers la justice, la compréhension mutuelle et la dignité qui guident toutes les femmes et tous les hommes.

En se fondant sur les droits de l’homme, l’UNESCO estime que nos différences et notre diversité nous rendent plus fort et que le respect de la diversité culturelle est essentiel pour favoriser le dialogue interculturel, le développement durable et la paix. Tout en nous employons ensemble à faire du Programme 2030 une réalité – et à résister aux menaces qui pèsent sur notre diversité culturelle – laissons-nous guider par l’esprit de cette Journée, conscients qu’en acceptant notre diversité culturelle, nous pouvons « tisser » pour nous tous un destin encore plus prometteur.

Irina Bokova


AU SUJET DE IRINA BOKAVA

Irina Bokova, née le 12 juillet 1952 à Sofia (Bulgarie), est Directrice générale de l’UNESCO depuis le 15 novembre 2009. Elle a été réélue en 2013 pour un second mandat. Elle est la première femme et la première personne originaire d’Europe de l’Est à diriger l’Organisation.

Diplômée de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou, Mme Bokova a également étudié à l’Université du Maryland (Washington) et suivi un cursus administratif à la John F. Kennedy School of Government (Université Harvard). Elle a débuté sa carrière au Département des Nations Unies du Ministère bulgare des affaires étrangères. Nommée Responsable des affaires politiques et juridiques à la Mission permanente de la Bulgarie auprès de l’ONU à New York, elle a été membre de la délégation bulgare aux Conférences mondiales de l’ONU sur les femmes à Copenhague, Nairobi et Beijing. Élue députée à deux reprises, elle a été Première Secrétaire d’État pour l’intégration européenne.

Mme Bokova a été Ministre des affaires étrangères p. i., Ambassadrice de Bulgarie en France, à Monaco et auprès de l’UNESCO et Représentante personnelle du Président de la République de Bulgarie auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie. 

En qualité de Directrice générale de l’UNESCO, Mme Bokova participe activement aux efforts internationaux visant à promouvoir une éducation de qualité pour tous, l’égalité des genres et la protection du patrimoine culturel mondial en tant qu’impératif humanitaire et enjeu de sécurité, en vue de consolider les fondements d’une paix durable. Elle s’emploie activement à promouvoir la culture en tant que moteur du développement, ainsi que la diplomatie et la coopération scientifiques.

Elle est l’initiatrice de campagnes mondiales de sensibilisation, de lutte contre la radicalisation des jeunes et de prévention de l’extrémisme violent, du discours de haine et de la discrimination, en premier lieu par des actions en matière d’éducation.

À la tête de l’UNESCO, Mme Bokova milite à l’échelle mondiale en faveur de la sécurité des journalistes et de la liberté d’expression.

Mme Bokova est co-Vice-Présidente de la Commission « Le large bande au service du développement numérique » et Présidente du Comité de haut niveau des Nations Unies sur la gestion. Elle a également exercé les fonctions de Secrétaire exécutive du Comité directeur de l’Initiative mondiale pour l’éducation avant tout du Secrétaire général de l’ONU (GEFI, 2011-2015).

En 2016, le magazine américain Forbes la classait parmi les femmes les plus influentes du monde.

Mme Bokova a reçu des distinctions nationales de la part de plusieurs pays du monde, ainsi que le titre de docteur honoris causa d’universités prestigieuses. 

Outre sa langue maternelle, elle parle anglais, français, espagnol et russe.

Source : UNESCO


Pourquoi la diversité culturelle est-elle importante?

La dimension culturelle est présente dans les trois quarts des grands conflits mondiaux.

Combler le fossé entre les cultures est urgent et nécessaire pour la paix, la stabilité et le développement.

La diversité culturelle est une force motrice du développement pour ce qui est de la croissance économique et comme moyen de mener une vie intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante.

Il existe sept conventions culturelles qui favorisent la promotion de la diversité culturelle en affirmant son atout indispensable pour éliminer la pauvreté et pour réaliser le développement durable.

Ces traités internationaux s’efforcent de protéger et de sauvegarder le patrimoine culturel et naturel du monde, dont les sites archéologiques, le patrimoine subaquatique, les collections des musées, le patrimoine immatériel comme les traditions orales et d’autres formes de patrimoine tout en soutenant la créativité, l’innovation et l’émergence de secteurs culturels dynamiques.

Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, force est de constater que la culture a le pouvoir de transformer les sociétés. Ses diverses manifestations – qui vont de nos précieux monuments historiques et musées aux pratiques traditionnelles et formes d’art contemporain – enrichissent tous les aspects de notre vie quotidienne d’innombrables façons.

En 2001, l’UNESCO a adopté la Déclaration universelle sur la diversité culturelle et en décembre 2002, l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 57/249 PDF, a déclaré le 21 mai comme la Journée mondiale pour la diversité culturelle pour le dialogue et le développement.

La journée nous donne l’occasion d’approfondir notre compréhension des valeurs de la diversité culturelle et de favoriser la progression des quatre objectifs de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée le 20 octobre 2005 :

  1. Soutenir des systèmes durables de gouvernance de la culture
  2. Parvenir à un échange équilibré de biens et services culturels et améliorer la mobilité des artistes et des professionnels de la culture
  3. Intégrer la culture dans le développement durable
  4. Promouvoir les droits de l’homme et des libertés fondamentales

Source : UNESCO


Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversite culturelle

2 novembre 2001

La Conférence générale,

Attachée à la pleine réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres instruments juridiques universellement reconnus, tels que les deux Pactes internationaux de 1966 relatifs l’un aux droits civils et politiques et l’autre aux droits économiques, sociaux et culturels,

Rappelant que le Préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO affirme « (…) que la dignité de l’homme exigeant la diffusion de la culture et l’éducation de tous en vue de la justice, de la liberté et de la paix, il y a là, pour toutes les nations, des devoirs sacrés à remplir dans un esprit de mutuelle assistance »,

Rappelant également son Article premier qui assigne entre autres buts à l’UNESCO de recommander « les accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées par le mot et par l’image »,

Se référant aux dispositions ayant trait à la diversité culturelle et à l’exercice des droits culturels figurant dans les instruments internationaux promulgués par l’UNESCO (1),

Réaffirmant que la culture doit être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social et qu’elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances (2),

Constatant que la culture se trouve au coeur des débats contemporains sur l’identité, la cohésion sociale et le développement d’une économie fondée sur le savoir,

Affirmant que le respect de la diversité des cultures, la tolérance, le dialogue et la coopération, dans un climat de confiance et de compréhension mutuelles, sont un des meilleurs gages de la paix et de la sécurité internationales,

Aspirant à une plus grande solidarité fondée sur la reconnaissance de la diversité culturelle, sur la prise de conscience de l’unité du genre humain et sur le développement des échanges interculturels,

Considérant que le processus de mondialisation, facilité par l’évolution rapide des nouvelles technologies de l’information et de la communication, bien que constituant un défi pour la diversité culturelle, crée les conditions d’un dialogue renouvelé entre les cultures et les civilisations,

Consciente du mandat spécifique qui a été confié à l’UNESCO, au sein du système des Nations Unies, d’assurer la préservation et la promotion de la féconde diversité des cultures,

Proclame les principes suivants et adopte la présente Déclaration :

Identité, diversité et pluralisme

Article premier – La diversité culturelle, patrimoine commun de l’humanité

La culture prend des formes diverses à travers le temps et l’espace. Cette diversité s’incarne dans l’originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l’humanité. Source d’échanges, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire que l’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures.

Article 2 – De la diversité culturelle au pluralisme culturel

Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, il est indispensable d’assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques. Des politiques favorisant l’intégration et la participation de tous les citoyens sont garantes de la cohésion sociale, de la vitalité de la société civile et de la paix. Ainsi défini, le pluralisme culturel constitue la réponse politique au fait de la diversité culturelle. Indissociable d’un cadre démocratique, le pluralisme culturel est propice aux échanges culturels et à l’épanouissement des capacités créatrices qui nourrissent la vie publique.

Article 3 – La diversité culturelle, facteur de développement

La diversité culturelle élargit les possibilités de choix offertes à chacun ; elle est l’une des sources du développement, entendu non seulement en termes de croissance économique, mais aussi comme moyen d’accéder à une existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle satisfaisante.

Diversité culturelle et droits de l’homme

Article 4 – Les droits de l’homme, garants de la diversité culturelle

La défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine. Elle implique l’engagement de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, en particulier les droits des personnes appartenant à des minorités et ceux des peuples autochtones. Nul ne peut invoquer la diversité culturelle pour porter atteinte aux droits de l’homme garantis par le droit international, ni pour en limiter la portée.

Article 5 – Les droits culturels, cadre propice à la diversité culturelle

Les droits culturels sont partie intégrante des droits de l’homme, qui sont universels, indissociables et interdépendants. L’épanouissement d’une diversité créatrice exige la pleine réalisation des droits culturels, tels qu’ils sont définis à l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux articles 13 et 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Toute personne doit ainsi pouvoir s’exprimer, créer et diffuser ses oeuvres dans la langue de son choix et en particulier dans sa langue maternelle ; toute personne a le droit à une éducation et une formation de qualité qui respectent pleinement son identité culturelle ; toute personne doit pouvoir participer à la vie culturelle de son choix et exercer ses propres pratiques culturelles, dans les limites qu’impose le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Article 6 – Vers une diversité culturelle accessible à tous

Tout en assurant la libre circulation des idées par le mot et par l’image, il faut veiller à ce que toutes les cultures puissent s’exprimer et se faire connaître. La liberté d’expression, le pluralisme des médias, le multilinguisme, l’égalité d’accès aux expressions artistiques, au savoir scientifique et technologique – y compris sous la forme numérique – et la possibilité, pour toutes les cultures, d’être présentes dans les moyens d’expression et de diffusion, sont les garants de la diversité culturelle.

Diversité culturelle et créativité

Article 7 – Le patrimoine culturel, aux sources de la créativité

Chaque création puise aux racines des traditions culturelles, mais s’épanouit au contact des autres cultures. C’est pourquoi le patrimoine, sous toutes ses formes, doit être préservé, mis en valeur et transmis aux générations futures en tant que témoignage de l’expérience et des aspirations humaines, afin de nourrir la créativité dans toute sa diversité et d’inspirer un véritable dialogue entre les cultures.

Article 8 – Les biens et services culturels, des marchandises pas comme les autres

Face aux mutations économiques et technologiques actuelles, qui ouvrent de vastes perspectives pour la création et l’innovation, une attention particulière doit être accordée à la diversité de l’offre créatrice, à la juste prise en compte des droits des auteurs et des artistes ainsi qu’à la spécificité des biens et services culturels qui, parce qu’ils sont porteurs d’identité, de valeurs et de sens, ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres.

Article 9 – Les politiques culturelles, catalyseur de la créativité

Tout en assurant la libre circulation des idées et des oeuvres, les politiques culturelles doivent créer les conditions propices à la production et à la diffusion de biens et services culturels diversifiés, grâce à des industries culturelles disposant des moyens de s’affirmer à l’échelle locale et mondiale. Il revient à chaque Etat, dans le respect de ses obligations internationales, de définir sa politique culturelle et de la mettre en oeuvre par les moyens d’action qu’il juge les mieux adaptés, qu’il s’agisse de soutiens opérationnels ou de cadres réglementaires appropriés.

Diversité culturelle et solidarité internationale

Article 10 – Renforcer les capacités de créationet de diffusion à l’échelle mondiale

Face aux déséquilibres que présentent actuellement les flux et les échanges des biens culturels à l’échelle mondiale, il faut renforcer la coopération et la solidarité internationales destinées à permettre à tous les pays, en particulier aux pays en développement et aux pays en transition, de mettre en place des industries culturelles viables et compétitives sur les plans national et international.

Article 11 – Forger des partenariats entre secteur public, secteur privé et société civile

Les seules forces du marché ne peuvent garantir la préservation et la promotion de la diversité culturelle, gage d’un développement humain durable. Dans cette perspective, il convient de réaffirmer le rôle primordial des politiques publiques, en partenariat avec le secteur privé et la société civile.

Article 12 – Le rôle de l’UNESCO

L’UNESCO, de par son mandat et ses fonctions, a la responsabilité de:

(a) promouvoir la prise en compte des principes énoncés par la présente Déclaration dans les stratégies de développement élaborées au sein des diverses instances intergouvernementales ;

(b) servir d’instance de référence et de concertation entre les Etats, les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux internationaux, la société civile et le secteur privé pour l’élaboration conjointe de concepts, d’objectifs et de politiques en faveur de la diversité culturelle;

(c) poursuivre son action normative, ainsi que son action de sensibilisation et de développement des capacités dans les domaines liés à la présente Déclaration qui relèvent de sa compétence ;

(d) faciliter la mise en oeuvre du Plan d’action, dont les lignes essentielles sont annexées à la présente Déclaration.

(1)Parmi lesquels, en particulier, l’Accord de Florence de 1950 et son Protocole de Nairobi de 1976, la Convention universelle sur le droit d’auteur de 1952, la Déclaration des principes de la coopération culturelle internationale de 1966, la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels de 1970, la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux de 1978, la Recommandation relative à la condition de l’artiste de 1980 et la Recommandation sur la sauvegarde de la culture traditionnelle et populaire de 1989.

(2)Définition conforme aux conclusions de la Conférence mondiale sur les politiques culturelles (MONDIACULT, Mexico, 1982), de la Commission mondiale de la culture et du développement (Notre diversité créatrice, 1995) et de la Conférence intergouvernementale sur les politiques culturelles pour le développement (Stockholm, 1998).

Annexe II – Lignes essentielles d’un Plan d’action pour la mise en oeuvre de la Déclaration de l’UNESCO sur la diversité culturelle

Les Etats membres s’engagent à prendre les mesures appropriées pour diffuser largement la Déclaration de l’UNESCO sur la diversité culturelle et pour encourager son application effective, en coopérant notamment à la réalisation des objectifs suivants :

  1. approfondir le débat international sur les questions relatives à la diversité culturelle, en particulier celles qui ont trait à ses liens avec le développement et à son impact sur la formulation des politiques, à l’échelle aussi bien nationale qu’internationale ; avancer notamment la réflexion concernant l’opportunité d’un instrument juridique international sur la diversité culturelle ;
  2. progresser dans la définition des principes, des normes et des pratiques, tant au niveau national qu’international, ainsi que des moyens de sensibilisation et des formes de coopération les plus propices à la sauvegarde et à la promotion de la diversité culturelle ;
  3. favoriser l’échange des connaissances et des meilleures pratiques en matière de pluralisme culturel, en vue de faciliter, dans des sociétés diversifiées, l’intégration et la participation de personnes et de groupes venant d’horizons culturels variés ;
  4. avancer dans la compréhension et la clarification du contenu des droits culturels, en tant que partie intégrante des droits de l’homme ;
  5. sauvegarder le patrimoine linguistique de l’humanité et soutenir l’expression, la création et la diffusion dans le plus grand nombre possible de langues ;
  6. encourager la diversité linguistique – dans le respect de la langue maternelle – à tous les niveaux de l’éducation, partout où c’est possible, et stimuler l’apprentissage du plurilinguisme dès le plus jeune âge ;
  7. susciter, à travers l’éducation, une prise de conscience de la valeur positive de la diversité culturelle et améliorer à cet effet tant la formulation des programmes scolaires que la formation des enseignants ;
  8. incorporer dans le processus éducatif, en tant que de besoin, des approches pédagogiques traditionnelles afin de préserver et d’optimiser des méthodes culturellement appropriées pour la communication et la transmission du savoir ;
  9. encourager l' »alphabétisation numérique » et accroître la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui doivent être considérées aussi bien comme des disciplines d’enseignement que comme des outils pédagogiques susceptibles de renforcer l’efficacité des services éducatifs ;
  10. promouvoir la diversité linguistique dans l’espace numérique et encourager l’accès universel, à travers les réseaux mondiaux, à toutes les informations qui relèvent du domaine public ;
  11. lutter contre la fracture numérique – en étroite coopération avec les institutions compétentes du système des Nations Unies en favorisant l’accès des pays en développement aux nouvelles technologies, en les aidant à maîtriser les technologies de l’information et en facilitant à la fois la circulation numérique des produits culturels endogènes et l’accès de ces pays aux ressources numériques d’ordre éducatif, culturel et scientifique, disponibles à l’échelle mondiale ;
  12. stimuler la production, la sauvegarde et la diffusion de contenus diversifiés dans les médias et les réseaux mondiaux d’information et, à cette fin, promouvoir le rôle des services publics de radiodiffusion et de télévision dans le développement de productions audiovisuelles de qualité, en particulier en favorisant la mise en place de mécanismes coopératifs susceptibles d’en faciliter la diffusion ;
  13. élaborer des politiques et des stratégies de préservation et de mise en valeur du patrimoine culturel et naturel, notamment du patrimoine culturel oral et immatériel, et combattre le trafic illicite de biens et de services culturels ;
  14. respecter et protéger les savoirs traditionnels, notamment ceux des peuples autochtones ; reconnaître l’apport des connaissances traditionnelles, particulièrement en matière de protection de l’environnement et de gestion des ressources naturelles, et favoriser des synergies entre la science moderne et les savoirs locaux ;
  15. soutenir la mobilité des créateurs, des artistes, des chercheurs, des scientifiques et des intellectuels et le développement de programmes et de partenariats internationaux de recherche, tout en s’efforçant de préserver et d’accroître la capacité créatrice des pays en développement et en transition ;
  16. assurer la protection du droit d’auteur et des droits qui lui sont associés, dans l’intérêt du développement de la créativité contemporaine et d’une rémunération équitable du travail créatif, tout en défendant un droit public d’accès à la culture, conformément à l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ;
  17. aider à l’émergence ou à la consolidation d’industries culturelles dans les pays en développement et les pays en transition et, à cet effet, coopérer au développement des infrastructures et des compétences nécessaires, soutenir l’émergence de marchés locaux viables et faciliter l’accès des biens culturels de ces pays au marché mondial et aux circuits de distribution internationaux ;
  18. développer des politiques culturelles susceptibles de promouvoir les principes inscrits dans la présente Déclaration, y compris par le biais de mécanismes de soutien opérationnel et/ou de cadres réglementaires appropriés, dans le respect des obligations internationales propres à chaque Etat ;
  19. associer étroitement les différents secteurs de la société civile à la définition des politiques publiques visant à sauvegarder et promouvoir la diversité culturelle ;
  20. reconnaître et encourager la contribution que le secteur privé peut apporter à la valorisation de la diversité culturelle, et faciliter, à cet effet, la mise en place d’espaces de dialogue entre secteur public et secteur privé.

Les Etats membres recommandent au Directeur général de prendre en considération les objectifs énoncés dans le présent Plan d’action pour la mise en oeuvre des programmes de l’UNESCO et de le communiquer aux institutions du système des Nations Unies et aux autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales concernées en vue de renforcer la synergie des actions en faveur de la diversité culturelle.

Source : UNESCO


La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

La Convention de 2005 est un instrument juridique international contraignant qui assure aux professionnels de la culture la possibilité de produire une large éventail de biens et services culturels.

Source : UNESCO

Cliquez ici pour télécharger la Convention en format PDF


Afin de faire la promotion de la Convention de 2005 sur la Protection et la promotion de la diversité des expressions culturelle et d’accroître sa visibilité aux niveaux national, régional et international, les Parties à la Convention on adopté un emblème représentant ses principes et objectifs.

L’emblème de la Convention est une représentation graphique qui explore visuellement les relations, concepts et idées de la Convention et leur interaction les uns avec les autres. Comme l’atteinte des objectifs de la Convention nécessite l’action de plusieurs acteurs, l’UNESCO s’engage à rejoindre un large éventail de partenaires et de publics. L’utilisation de l’emblème représente donc un outil de communication stratégique important.  L’emblème a été adopté par la Conférence des Parties de la Convention en juin 2013. Son utilisation est régulée par des Directives opérationnelles.

Les organisateurs d’événements uniques ou de courtes durées tels que des concerts, performances, expositions, festivals d’industries culturelles, séminaires, conférences et projections audio-visuelles peuvent demander la permission d’utiliser l’emblème seul. Ils peuvent également demander que leur activité soit placée sous le Patronage de l’UNESCO, et ensuite demander l’autorisation d’utiliser l’emblème en association.

Source : UNESCO


La diversité en question

Bienvenue !

Le ministère de la Culture et des Communications vous souhaite la bienvenue sur ce site consacré à la diversité culturelle! L’information que vous y trouverez, mise à votre disposition par le Secrétariat à la diversité culturelle, vous permettra d’en savoir davantage sur la question de la diversité culturelle et sur le défi que le phénomène de la mondialisation pose au maintien de la diversité des cultures de par le monde.

En naviguant dans le site, il vous sera possible de consulter les communiqués, discours et déclarations du ministère de la Culture et des Communications et d’autres instances gouvernementales en rapport avec la diversité des expressions culturelles. Vous aurez aussi accès à des interventions publiques issues de divers forums ou organisations internationales. Vous trouverez également dans notre site des publications et études sur différentes facettes de la problématique de la diversité des expressions culturelles. Pour connaître les développements, tant sur le plan national qu’international, consultez la section « Bulletin de nouvelles », pour les actualités récentes, et la section « Archives » pour lire les éditions précédentes du Bulletin. Enfin, la rubrique « Politiques et mesures culturelles – Bonnes pratiques » vise à vous informer sur des politiques et mesures novatrices relatives à la culture, mise en place aux niveaux local, national, régional ou international, notamment en matière de production, de diffusion, de distribution et d’accès à des activités, biens et services culturels. Il vous est également possible de vous abonner à notre liste d’envoi pour recevoir gratuitement, par courrier électronique, la plus récente édition de notre Bulletin de nouvelles.

Source : MCCQ


Livre numérique gratuit

Diversité des expressions culturelles à l’ère du numérique

Dirigé par les juristes Lilian Richieri Hanania et Anne-Thida Norodom, ce nouvel ouvrage collectif réunit des textes de plusieurs spécialistes de disciplines variées afin d’alimenter la réflexion sur la diversité des expressions culturelles à l’ère numérique. Les thématiques suivantes sont abordées :

  • Le marché des biens et services culturels à l’ère numérique;
  • Le droit et les politiques face au numérique;
  • Évaluer la diversité des expressions culturelles en ligne;
  • Promouvoir la diversité en ligne grâce à la mise en œuvre de la Convention.

En plus des différents articles, la publication contient plusieurs exemples d’initiatives en matière de numérique et des entrevues avec divers spécialistes sur la question.

L’ouvrage Diversité des expressions culturelles à l’ère du numérique document .pdf [PDF, 636 p.] est disponible en français et en anglais sur le site de TeseoPress.

Source : MCCQ


 

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