Nouveauté : Tous les grands problèmes philosophiques sous l’éclairage de la science des contingences de renforcement, Le behaviorisme radical et les grands problèmes philosophiques, Essai, Jean-Pierre Bacon, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tous les grands problèmes philosophiques
sous l’éclairage de la science des contingences de renforcement

Le behaviorisme radical et les grands problèmes philosophiques
Jean-Pierre Bacon
Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 1484 pages.
ISBN 978-2-89612-530-2

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PRÉSENTATION

De combien d’ouvrages dans l’Histoire a-t-on pu ne serait-ce que prétendre qu’ils résolvaient tous les grands problèmes philosophiques sans faire de concession à la métaphysique? Peut-être cinq doigts d’une main suffisent pour répondre à cette question. Et si on demande en plus « combien d’entre eux proposaient une position cohérente pour examiner la pensée spéculative antérieure et présentaient vraiment cet examen? », on réduit ce nombre. Or le présent ouvrage vise à rien de moins que la compréhension des concepts dont la méconnaissance, au niveau réfléchi, est ce que manifestent la métaphysique et la plupart des fictions explicatives encore soutenues de nos jours. Il est particulièrement important parce qu’il expose, pour la première fois dans toute son étendue productive, la science des contingences de renforcement et sa philosophie, lesquelles, récentes et méconnues (dans le monde francophone, particulièrement), sont, avec la technique qui en découle, ce que les hommes ont peut-être le plus besoin pour éliminer les graves problèmes auxquels ils sont déjà exposés. Quoi qu’il en soit, cette technique, cette science et cette philosophie doivent être connues et situées dans l’Histoire.

En fait, l’ouvrage présenté ici devrait satisfaire les lecteurs peu importe ce qu’ils recherchent dans le vaste domaine de la pensée réfléchie. Il propose : a) une histoire de la philosophie de l’Antiquité (mésopotamienne, égyptienne, hébraïque, juive, indienne, chinoise, grecque…) à nos jours, et ce, sous une forme originale, non classique, b) une aide pour approfondir ses différents courants de pensée, c) les idées des célèbres penseurs quant à ses différents sujets, d) un examen scientifique de chacun de ces propos divergents, e) la présentation d’une science récente et l’exposé global de sa position théorique, dont on peut prétendre qu’elle est la plus cohérente qui soit pour résoudre même les graves problèmes qui affectent les hommes, répétons-le. Les deux derniers items de cette liste sont spécifiques à ce travail, qui offre, en plus, les trois premiers, le tout accessible en un seul fichier numérique ou en trois volumes, chez l’éditeur. Noter que la science décrite dans ce travail, sa technique et sa philosophie sont utiles dans tous les domaines de l’activité humaine, à commencer par le quotidien. Y est même impliquée une nouvelle façon de penser, de réfléchir… Le travail devrait donc intéresser les élèves, les professeurs et tous ceux qui veulent améliorer le monde, peu importe les domaines où ils évoluent. Bref voici un ouvrage unique, dont la compréhension est facilitée par la « technique de la spirale » et par une écriture en toutes petites unités constitutives.

TABLE DES MATIÈRES

Préface 17
Introduction 19
Le document 23
Aide mémoire 1435
Conclusion 1439
Lexique 1441
Bibliographie 1447
Notes 1455
Index des matières 1457
Nombre de renvois par sujets 1471
Au sujet de l’auteur 1473
Communiquer avec l’auteur 1475

NOMBRE DE RENVOIS PAR SUJETS

Âme, personne 102 renvois
Analyse expérimentale du comportement, behaviorisme 88 renvois
Changement, évolution 52 renvois
Chose en soi, criticisme 111 renvois
Comportement 125 renvois
Concept, conceptualisme, nominalisme 242 renvois
Connaissance, épistémologie 236 renvois
Conscience, sensations…, psychanalyse, etc. 758 renvois
Continu, discontinu 15 renvois
Déterminisme, causalité, hasard, indéterminisme 251 renvois
Dialectique 39 renvois
Dieu, religions, scolastique, théologie, athéisme 534 renvois
Espace, vide, néant 239 renvois
Essence, essentialisme 186 renvois
Éthique, politique, esthétique, nihilisme 227 renvois
Existence, existentialisme 96 renvois
Fondement 236 renvois
Homme, humanisme, romantisme 95 renvois
Identité, équivalence 79 renvois
Je, Moi, Ego, Soi 62 renvois
Langage, analyse grammaticale, linguistique 544 renvois
Liberté, dignité 105 renvois
Mathématiques, logique, rationalisme, positivisme 368 renvois
Matière, matérialisme 54 renvois
Méthodologie 17 renvois
Monde 36 renvois
Mouvement 56 renvois
Négation 35 renvois
Objet (corps, propriété, fait, histoire 376 renvois
Ontologie 69 renvois
Phénomène, phénoménologie 161 renvois
Philosophie, métaphysique 218 renvois
Réalisme, idéalisme 84 renvois
Responsabilité 16 renvois
Science, empirisme et autres discours relatifs 399 renvois
Solipsisme 33 renvois
Structure, structuralisme 19 renvois
Temps, éternité 176 renvois
Univers 154 renvois
Vérité, fausseté, modalité, pragmatisme 269 renvois
Vie, mort, vitalisme 65 renvois

 


EXTRAITS

PRÉFACE

Est invité à lire ce livre tout homme qui désire acquérir la conscience réfléchie des choses suivantes : le temps, l’espace, la forme, la matière, l’énergie, la quantité, la qualité (propriété), le concept, l’objet réel, l’espèce, l’événement, l’univers, l’existence, la vie et la mort, la réalité, l’expérience, le comportement, la conscience, l’émotion, le sentiment, la sensation, l’apparence, la représentation, la pensée, la discrimination, la mémoire, le rêve, le but, la valeur, le bon, le beau, le vrai… Ces choses sont encore trop souvent dites « inaccessibles », bien que nous en parlions communément! Sont également appelés à cette lecture ceux qui veulent réfléchir au sujet du monde, de l’histoire, des systèmes des différents types, de la culture, de l’éducation, du savoir, du comportement verbal (incluant de ce qu’on appelle communément le « mot », la « phrase », la « référence », la « signification » et/ou le « sens », la « vérité » et la « fausseté », les « faits », les « relations », les « variables », etc.), des problèmes, du raisonnement, de la logique, des mathématiques, des sciences, de la créativité, de l’art… En particulier, l’ouvrage va intéresser les lecteurs qui souhaitent non seulement connaître ce que les philosophes antérieurs ont proposé à ces multiples sujets, mais aussi examiner leurs propositions sous l’éclairage de la science actuelle. Ne seront certes pas délaissés les penseurs qui acceptent de discuter honnêtement de l’être d’un Créateur et Conservateur de l’Univers, de la religion, de la foi…, ceux qui sont préoccupés par des mots comme « néant », « infiniment petit », « infiniment grand », « éternité », etc. ainsi que les métaphysiciens qui tiennent à écarter tous les « dilemmes » millénaires dont la « réalité » est suggérée par les mots suivants : « l’existence d’au moins un être éternel ou le néant antérieur à tout être », « l’un ou le multiple », « la qualité ou la quantité », « le continu ou le discontinu », « l’ordre ou le désordre », « la finalité ou la causalité », « la nécessité ou le hasard, « le déterminisme ou l’indéterminisme », « le lamarckisme ou le darwinisme », « l’intelligence ou l’instinct », « l’acquis ou l’inné », « la raison ou la passion », « la raison ou la foi », « la liberté ou la contrainte, la coercition », « la culture ou la nature », « l’État ou la société ». Évidemment sera avantageusement concerné quiconque aspire à mieux connaître l’homme, d’où il vient et ce qu’il doit faire présentement ainsi que dans l’avenir (en rapport avec, d’un côté, plus personnel, le suicide, l’avortement, l’euthanasie, etc., et, d’un autre côté, plus collectif, les menaces auxquelles l’humanité a d’ores et déjà à faire face). Bref cet ouvrage est pour ceux qui espèrent découvrir une position, la plus cohérente qui soit, afin de résoudre les grands problèmes philosophiques…

Ce document est un ensemble de courtes unités numérotées, dont chacune comprend une introduction, un développement et une conclusion. Au cours du travail, ces parties ont été appelées « fiches », plutôt que « sections » par exemple, de ce que tout terme comme celui-ci suggère des tranches dans une unité préalable, alors qu’on a ici un ensemble d’unités (sur des sujets forcément hétérogènes, mais examinés sous un éclairage scientifique homogène) qui sont apparentées (dans leur forme et dans leur éventuelle utilité pour la recherche) aux textes écrits sur des fiches. Ajoutons qu’elles participent à un processus en spirale vers un objectif supplémentaire à celui de réfléchir quant aux problèmes de ce temps même : la compréhension d’importants concepts. Pour acquérir celle-ci, le lecteur peut, au choix, suivre l’ordre historique des préoccupations de l’auteur ou s’en remettre à l’index thématique, présenté à la fin de l’ouvrage. Dans chacun de ces cas, il lui est conseillé de lire d’abord le lexique, puis de le consulter à chaque occasion où cela lui apparaîtra important…

Cela étant dit, notons que nos comportements quotidiens, qui sont généralement appropriés, sont souvent produits avec très peu de conscience de leurs conditions. On peut aussi dire que les explications qu’on en donne sont fréquemment en termes des mauvaises raisons. Ils sont même ce de quoi les penseurs se sont préoccupés dans l’histoire, sans toujours s’en rendre clairement compte. Donc le comportement est un objet principal de cet ouvrage.

La science récente de l’analyse des contingences de renforcement permet de saisir adéquatement les conditions dont dépendent nos actes et d’élaborer des règles appropriées (tout homme pourra aisément se rendre compte de cela, dans son quotidien). Elle est en mesure de se prendre elle-même pour objet et elle débouche sur une technologie, qui apparaît être de plus en plus indispensable. Finalement, elle n’est pas théorique au sens où le sont par exemple les diverses hypothèses et les constructions des logiciens, elle ne concède rien à la métaphysique et elle ne fait pas même appel à l’introspection. Évidemment, elle tire profit, comme toutes les autres sciences, de la théorie en divers sens, et sa philosophie, le behaviorisme radical , permet, entre autres, d’éclairer nos faits familiers de la lumière scientifique ainsi que de donner des réponses provisoires à des questions qui recevront des réponses définitives avec l’avancement de la science. Or il nous faut malheureusement noter que des choses inappropriées ont été dites à son sujet particulier, incluant par des gens connus, qui, clairement, n’ont pas lu personnellement les ouvrages appropriés ou, sinon, ne les ont pas compris. En partie, le présent travail vient contribuer à une honnête description du behaviorisme radical, et celle-ci est faite, pour la première fois je pense, dans toute l’ampleur de sa productivité : cette connaissance est indispensable à quiconque veut ne serait-ce que situer cette incontournable position dans le contexte de la pensée contemporaine. Mais la connaissance du behaviorisme radical n’est jamais nécessitée au départ, pour la compréhension de ce livre; au contraire, un des buts visés ici est d’amener le lecteur à prendre connaissance de la science récente des contingences de renforcement ainsi qu’à réaliser que sa philosophie est, dans sa forme radicale, l’exposé le plus cohérent des relations entre le comportement et l’environnement. De plus, c’est souvent le quotidien qui est mis à contribution pour réaliser cette tâche. En particulier, il est fait ainsi pour redécouvrir ce qu’une fiction explicative (nous en considérons un grand nombre) est censée expliquer, pour saisir ce de quoi les termes dont elle est construite sont véritablement discriminatifs et, somme toute, pour montrer son improductivité. Par sa facture en petites unités, qui fractionnent les difficultés, ce document peut même être un outil d’élaboration d’un enseignement programmé de la connaissance en cause ici, celle qui répond aux préoccupations des penseurs depuis la plus lointaine Antiquité…

En somme, nous convions le lecteur à comprendre le monde…

INTRODUCTION

La philosophie est une étape dans l’établissement de la véritable connaissance des choses qui préoccupent les penseurs depuis des millénaires. Cette véritable connaissance est une affaire de comportements opérants (opérants, par opposition à répondants). Un comportement opérant est déterminé (précisé dans ses caractéristiques et limites) par l’ensemble des interrelations entre la réponse émise (publiquement ou en privé), ses circonstances d’émission et ses conséquences renforçantes. L’ensemble de ces interrelations est ce qu’on appelle communément et approximativement « une expérience positive » et que l’on nomme scientifiquement « les contingences de renforcement ». La détermination en cause ci-dessus a été rendue possible par la découverte d’une nouvelle causalité (opérant entre les cas des variables « historiques », non entre ceux des variables « causales »), appelée « la causalité opérante », différente de la causalité physique, bien que sa considération permette de prendre la position la plus cohérente pour expliquer la relation causale entre le comportement émis et le présent environnement impliqué. Pour un behavioriste radical, qui est le philosophe de la science des contingences de renforcement, les expériences transforment certains organismes de sorte à ce que les comportements qu’ils produisent soient rendus plus probables, dans de semblables circonstances ultérieures. Ainsi, on comprend, entre autres, que ces organismes puissent émettre des réponses à un ou à plusieurs objets éloignés dans l’espace ou dans le temps, incluant quand ceux-ci n’existent plus. Les contingences de renforcement sont établies, et éventuellement maintenues, par la réalité, qui est ce sur quoi porte la connaissance, au sens opérant. Elles le sont dans l’environnement, lequel est un ensemble de stimuli (en l’occurrence, un système renforçant). Le mot « stimulus » suggère certes la stimulation d’un organisme, mais il y a tout avantage à considérer que les stimuli sont des choses qui existent indépendamment des réponses qui leur sont données, et qu’ils sont là où ils semblent être, à savoir dans le milieu environnant. Cela implique, entre autres choses, que les illusions, les apparences anormales, etc., sont une affaire de réponses discordantes (non d’un désaccord entre, par exemple, des représentations, des expériences ou des mondes différents). Le stimulus est à distinguer de l’objet abstrait (c’est-à-dire de l’objet dont l’abstraction est un trait caractéristique du comportement verbal), et celui-ci n’est pas à confondre avec l’objet fictif, qui, lui, n’est exercé par aucun stimulus. Un véritable objet abstrait est une caractéristique d’un ensemble de contingences de renforcement qui existent, dans le monde (défini ici comme étant l’ensemble des contingences de renforcement des différents types) : c’est une propriété commune et spécifique aux objets impliqués. Elle existe souvent certes avant qu’on ne la découvre, mais ce, en tant que les stimuli qui l’exercent; elle n’est un objet (abstrait) que lorsqu’elle devient le « référent » d’une réponse (abstraite). Une durée, une étendue spatiale, une forme, une matière, un ensemble, un événement, etc., sont des objets abstraits. Les noms tels que « le temps », « l’espace », « la forme » et « la matière » se réfèrent, eux, à de grandes classes d’objets abstraits, tous exercés par des stimuli. Pour leurs parts, des choses comme les diverses énergies, forces et autres entités (ou concepts) de ce type sont d’abord des objets abstraits construits, généralement par des scientifiques (dont la science est de la connaissance objective accrue par, entre autres, les tests et la méthode scientifique) : ils sont utiles pour diriger des comportements appropriés aux ensembles complexes de contingences de renforcement, existant dans le monde. La vie, elle, est bien sûr un concept véritable, une caractéristique « réelle », dans le monde. On l’identifie communément, ce qui ne signifie nullement que tout homme en ait la conscience réfléchie. Elle est ce qui définit la classe des êtres vivants : c’est une affaire de réponses montées dans l’histoire des espèces (où a surgi, en l’occurrence, le mécanisme du conditionnement opérant). Quant à ce qu’on appelle « la conscience », disons ici, brièvement, que sa détermination n’est pas un objet de l’analyse opérante du fait seul que le nom se réfère à une vaste classe d’objets n’ayant peut-être en commun que d’être relatifs à divers comportements. Ajoutons qu’un behavioriste radical n’a à faire appel ni à l’esprit ni à la matière pour expliquer notamment toutes les réponses verbales dont on dit qu’elles ont trait à l’esprit (ou à un de ses aspects), tous les processus impliqués ainsi que toutes les sensations (comme la soif et une « donnée » visuelle) et les émotions (sentiments, etc.), qui sont des contrôles (facteurs préalables de l’émission) des réponses respectivement sensitives et émotionnelles, exercés par les conditions, internes, de certains comportements. Pour ce philosophe, l’homme est conscient de lui-même au sens où il l’est de ce qui l’entoure, et les réponses qu’il donne à cette partie de l’univers qui est sous sa peau favorisent l’émission de conduites publiques d’un organisme qui est dans cet état privé, établi par son exposition au milieu, en tant que membre d’une espèce et en tant que individu. Pour sa part, la conscience de cette conscience est tributaire du fait de répondre à ces réponses et à ces états internes. C’est la communauté verbale qui amène un sujet à prendre ainsi conscience de lui-même, ce qu’elle peine à faire de ce qu’elle n’a accès qu’aux manifestations publiques de ces états et de ces réponses. Notons que, dans ce domaine aussi, l’explication que propose le behavioriste radical est à soumettre à la sélection environnementale, à l’occasion de prédictions et de contrôles. Une autre classe de réponses, qui intéressent particulièrement les philosophes contemporains, est la conduite verbale. En différenciant les contingences de renforcement qui déterminent un comportement opérant émis, les ensembles de tels déterminants qui le modèlent chez celui qui l’émet et les contingences, supplémentaires, qui sont responsables des réponses données à ce comportement émis, le behavioriste radical est en mesure d’apporter la conscience réfléchie entre autres de ce qu’on appelle « la signification » et/ou « le sens » du comportement. En distinguant le comportement qui est émis sous le contrôle d’une règle de celui qui est modelé directement par l’ensemble des contingences de renforcement, en différenciant le comportement opérant et son stimulus discriminatif (un facteur d’augmentation de la probabilité qu’il soit émis, lequel est parfois, ─ non toujours, ─ produit à l’occasion de l’émission de la conduite), et en considérant que c’est l’« expérience globale » d’un individu qui rend compte de son émission d’un certain comportement dans une situation donnée, il résout de nombreux autres problèmes philosophiques. Par exemple, il rend compte des objets appelés « l’intention » du locuteur et « la compréhension » de l’auditeur, il apporte la conscience réfléchie de ce qui distingue la vérité de la croyance, il explique que ce que les linguistes appellent « des termes de relation » sont des mots d’utilité qui n’avaient pas eu l’occasion d’être émis isolément avant l’invention de l’alphabet et de l’imprimerie, et il met en évidence des choses comme le fait que le mot « fait » qui est censé décrire un référent de phrases complexes suggère souvent la vérité opposée à l’erreur. L’analyse de la conduite verbale, à elle seule, permet de dissiper un grand nombre de propositions métaphysiques, dont le charme est souvent l’affaire de suggestions fautives, opérées par des mots (stimuli discriminatifs verbaux). Ces suggestions sont effectives chez ceux qui ont une conscience réfléchie insuffisante des conduites verbales impliquées. Ainsi, en réalisant que ce qui est appelée « une négation » est un comportement verbal visant à écarter la suggestion de l’existence d’un objet, non à identifier une chose, et en différenciant le nom « l’univers » qui est sous le contrôle du strict ensemble actuel des objets astronomiques et celui de la même topographie qui a pour « référent » la vaste classe des objets définis par leur propriété d’avoir une position indiscutable dans l’espace et le temps, il dissipe le dilemme selon lequel il faudrait choisir entre l’absurde être d’un non-être qui serait antérieur à l’existence d’un premier être et celui d’au moins un insensé être infini (proposé, paradoxalement, à l’aide de mots suggérant qu’il n’exercerait pas la caractéristique qui définit la classe de tous les êtres, à savoir la possession d’une position indiscutable dans l’espace et le temps). Par ailleurs, en considérant l’existence dans le monde de la cause opérante et de la cause évolutive, en plus de la cause physique, et que toute chose qui arrive résulte de ce qui existe au moment où elle arrive, ─ non, certes, de ce qui n’existe pas alors, bien que le révolu puisse avoir produit ou modifié ce qui existe encore, ─ il écarte la grande part de la prétendue métaphysique relative à l’explication de l’existence du monde, tel que nous le connaissons. Enfin, en réalisant qu’une valeur est une affaire de renforcements (conséquences du comportement émis qui augmentent la probabilité de l’émission d’une réponse de la même classe, dans de semblables circonstances futures), sous le mode positif ou sous le mode négatif, il comprend ce qu’est le bon et le mauvais, le vrai et le faux, le bien et le mal, etc., il dissipe au passage ce qui est appelé « le problème du mal dans le monde », et il montre non seulement que tout ce que les membres de n’importe quelle culture recherchent ne relève pas uniquement d’un État ou gouvernement faisant opérer ses citoyens sous un système de lois appropriées, mais qu’une large part du changement révolutionnaire que ces hommes (et, parmi eux, les penseurs mêmes de la philosophie politique, antérieure et actuelle) espèrent, depuis longtemps, passe par l’aménagement et le maintien des ensembles de contingences directement responsables des actes appropriés, dans tous les milieux où il est facile d’établir (sous l’aide, pourquoi pas, d’intervenants spécialisés en analyse expérimentale du comportement) les conditions de la conduite renforcée positivement et le contre-contrôle : autrement dit, il propose l’établissement des saines planification et gestion de l’environnement, sous l’éclairage de l’analyse opérante et sous le concours de la technique qui en découle, et ce, dans le « but » du bien-être et de la survie même de l’humanité…

La lecture du document qui suit, dans l’ordre de sa présentation ou à l’aide de l’index de ses thèmes, permettra entre autres d’approfondir ce qui précède. La compréhension globale de l’ouvrage sera acquise assez rapidement. La connaissance de l’ensemble de ses fiches apportera, elle, le tableau général des grands problèmes philosophiques ainsi que l’examen, sous l’éclairage de la science, des propos historiques à leur sujet. Terminons en disant que chaque unité de ce volume peut assez bien être comprise isolément (en faisant appel parfois peut-être au lexique à la fin de l’ouvrage).


AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean-Pierre Bacon

Jean-Pierre Bacon est né à Montréal, Québec, Canada, en 1953.

Ses années de scolarité l’ont mené à l’obtention du diplôme de deuxième cycle de la faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal.

Il a été professeur de physique et de mathématiques au Collège de Montréal, membre du Conseil de cette institution historique, membre de sa commission pédagogique et de son comité de mesures d’appui pédagogique (duquel un livre est issu : Pour être gagnante… techniques de réussite scolaire, publié aux Éditions Beauchemin, en 1991), responsable de deux départements… Ajoutons qu’il y a décliné une invitation sérieuse d’y être directeur.

Il est officiellement à la retraite depuis 1994 et s’est adonné intensément depuis à la recherche menant au présent ouvrage.

Il a donc de multiples intérêts artistiques et scientifiques.

En d’autres champs, il a œuvré quelques années au niveau du base-ball mineur, à titre de joueur, puis d’instructeur, il joue présentement au tennis, en plus de faire du bénévolat en ce domaine, et, récemment, il a été proche aidant à la maison, puis dans les centres hospitaliers de soins de longue durée, ce qu’il fut passionnément, en essayant d’apporter du réconfort et des services à plusieurs autres démunis.


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