Nouveauté : Le journal sans journalistes ou le cinquième pouvoir des gens ordinaires, essai, Éric Le Ray, Les éditions Libertés numériques

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Éric Le Ray, mon ami, signe et publie cet ouvrage « LE JOURNAL SANS JOURNALISTES ou Le cinquième pouvoir des gens ordinaires » dont je vous recommande la lecture. Bonne chance Éric !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

MONTREAL, le 20 janv. 2017 /CNW Telbec/ – Sortie du livre Le journal sans journalistes ou le cinquième pouvoir des gens ordinaires, le 20 janvier 2017, jour de la prise du pouvoir de Trump aux États-Unis.

Lire un extrait

Le livre est en français, destiné aux marchés québécois et français dans un premier temps, mais une édition en anglais est prévue par la suite. Pour les exemplaires gratuits pour les journalistes (numérique ou papier), ou pour une interview, communiquer avec Éric Le Ray au 514-605-0392 ou par courriel au e-paperworld.epc@bell.net.

Les Éditions Libertés numériques fondent à cette occasion une collection sur les Enjeux numériques qui aura pour vocation de publier des ouvrages qui porteront sur les enjeux du numérique et son impact dans les différents secteurs de la société civile et industrielle: élection américaine, canadienne et européenne, la vie politique en occident et ailleurs, actualités médias, école, édition, presse, imprimerie, santé, sécurité, transport, construction, économie, technologie, biotechnologie, commerce électronique, énergie, syndicats, culture, arts divers et de la mode, services financiers, automobile, famille, l’environnement, le sport, les voyages et l’avion, l’aérospatiale, le loisir, le travail, l’hôtellerie, les métiers de l’alimentation, l’agriculture, l’habitation, le monde associatif, ici au Québec et ailleurs.

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La société Papier électronique et communication (EPC @ Partners.inc) fondée par Éric Le Ray en 2007, auteur du livre sur La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique(1) parut aux PUM en 2008, et organisateur des forums ePaperWorld et TAB-ePaperWorld, convergence et mobilité, entre 2009 et 2014, est heureux d’annoncer à l’occasion de la sortie de ce livre la création de sa maison d’édition, Les Éditions Libertés numériques en collaboration avec le diffuseur numérique québécois De Marque. Une version imprimée est envisagée avec une impression à la demande au Québec et en France dans les prochains jours.

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(1) http://www.pum.umontreal.ca/catalogue/la-bataille-de-limprime

http://www.epcpapierelectronique.com

SOURCE :

Éditions Libertés numériques

Renseignements : Éric Le Ray, Les éditions Libertés numériques, EPC @ Partners.inc, 2637 Av Barclay, Montréal, QC, H3S 1J7, Canada, 514-605-0392


SOMMAIRE

HOMMAGES

AVANT-PROPOS

PRÉFACE

INTRODUCTION

De la galaxie Gutenberg à la galaxie Steve Job

La presse avant la presse, du publiciste au journaliste

Du journaliste spécialisé au web journaliste polyvalent

CHAPITRE I

Le cinquième pouvoir, d’hier à aujourd’hui

Chasse aux sources et crise médiatique du quatrième pouvoir et de la liberté de la presse.

CHAPITRE II

Le Far Web, sur les plaines occidentales d’Europe et d’Amérique

La victoire de Trump ou la défaite des journalistes et des instituts de sondages

CHAPITRE III

Autorégulation : Conseil de l’ordre des journalistes, un tribunal spécialisé ou un tribunal civil ?

La presse se réinvente autour des médias sociaux et de l’Internet mobile

Twitter, la nouvelle plateforme électorale ?

Le journal sans journalistes

CHAPITRE IV

La révolution numérique remet le citoyen au centre de la vie politique démocratique

Du webjournaliste professionnel au webjournaliste citoyen ou les gens ordinaires comme message et comme sens « People is the message ».

Les nouveaux médias, à l’ére de l’hétérarchie, copient d’abord les anciens médias

1 – La phase de copiage

2 – La phase de complémentarité

3 – La phase de remplacement

CONCLUSION

Révolution de société, révolution de support, du papier à l’image-écran

L’image-écran et les enjeux contemporains de la convergence et de la mobilité au sein de la civilisation du numérique émergente

POSTFACE


EXTRAIT

AVANT-PROPOS

DIVERGENCE DANS LA DÉMOCRATIE OU LA CONSCIENCE AUGMENTEE

Par Hervé Fischer

La naissance de la démocratie moderne est associée à celle de l’imprimerie, qui a permit le développement de la lecture et du jugement individuel et critique, comme l’a souligné McLuhan dans La Galaxie Gutenberg. C’était la qualité des contenus qui assurait la valeur de l’information. Puis notre grand philosophe de la technologie, a attribué au développement de l’électricité l’émergence d’un nouveau paradigme, postulant que c’est désormais le medium et non plus le contenu qui constitue le message. Les humanistes ont reçu cette déclaration comme une provocation. McLuhan reniait le siècle des Lumières, ruinait la modernité et les principes de la démocratie. À la profondeur, au progrès de l’esprit critique qui constitue le moteur hégélien du Rationalisme et de l’Histoire, il prétendait opposer un âge de l’information réduite à la superficialité de l’événementiel collectif et émotif. Bref, on l’accusa de nous annoncer comme un progrès le retour de l’obscurantisme. Mais ce n’était encore que l’âge du feu et de l’électricité.

Avec l’émergence au tournant du millénaire de l’âge du numérique, nous avons plongé dans la technosentimentalité des réseaux sociaux, des bains numériques dans l’océan amniotique des foules fragmentées en souffrance de solitude, en peine d’affection, de frottements, d’échanges de « likes ». Nous avons besoin de nous reconnecter au corps social comme des nouveau-nés mal sevrés. Le clic est un cordon ombilical, le téléphone cellulaire notre silex intelligent. McLuhan a été génial, mais il a vu trop juste. La raison de l’esprit s’efface devant la vibration de la psyché individuelle et bientôt collective. Les faits rigoureusement construits et vérifiés par des journalistes professionnels, la responsabilité éditoriale des médias le cèdent aux rumeurs, aux désirs narcissiques infantiles, à la pensée magique, aux effets de voix d’un prétendant populiste sans éthique, qui enfonce ses doigts sans vergogne dans la mollesse des réseaux sociaux, qui exploite habilement la téléréalité et les penchants les plus inavouables des inconscients sociaux. Il performe contre toute attente dans l’irrationalité et triomphe lors de l’élection présidentielle du plus puissant pays du monde, nous promettant un show indécent d’une terrible dangerosité rappelant les pires échecs de la démocratie. Nous voilà dans les effets les plus pervers de la postmodernité. Dans la postdémocratie ? Hélas peut-être, mais pas dans la posthistoire, car il faut s’attendre à une série rock’n’roll qui fera date.

Suis-je devenu en vieillissant un penseur obsolète comme les médias traditionnels, un prophète de malheur inapte à s’adapter au changement constant des sociétés actuelles ? Je crois plutôt qu’il ne faut pas démoniser le numérique. S’il est le problème, il est aussi la solution. Si les médias sociaux nous entrainent dans une dérive redoutable, dès lors qu’ils prétendent fonder une démocratie directe, sans confiscation du pouvoir par l’élite, celle de l’information par le peuple pour le peuple, où les journalistes professionnels sont décrédibilisés, débordés, méprisés par le président élu, si je dénonce cette utopie numérique qui est devenu politique, je crois aussi que nous pouvons espérer des médias sociaux un immense progrès.

Nous passons par une phase d’anxiété planétaire, créée par l’élection médiasocialisée d’un amuseur populiste en Grande-Bretagne ou en

Italie, d’un voyou à la tête des Philippines, par des provocateurs d’extrême droite dans les pays rationalistes de l’Europe, d’un trublion mégalomane egocentré à la présidence des Etats-Unis. Ce moment de déstabilisation va être pénible, certes, mais dans le cahin-caha de l’Histoire, je suis convaincu qu’il sera rapidement surmonté. Il est vrai que contre toutes les évidences réalistes de la démystification postmoderniste, je continue à croire que cette crise est passagère et non irréversible, je continue à croire comme Habermas dans la construction de l’Histoire humaine par la Raison Humaine. Est-ce devenir un penseur obsolète que d’affirmer que désormais ce sont les Hommes qui sont aux commandes de leur avenir, non plus un serpent, un dieu, une providence, une sagesse de la nature ou je ne sais quel bon ou malin génie programmateur de catastrophes apocalyptiques ? Et que cela nous oblige à évoluer rapidement ?

À transformer notre cerveau pour être capable de maîtriser notre progrès technologique ? Ce ne sera pas la première mutation biologique de l’espèce humaine.

C’est bien grâce aux médias électroniques, bénéfiques ou toxiques, quelles que soient leurs stratégies commerciales, leurs pratiques d’évasion fiscale et les utopies posthumanistes de leurs gourous, que nous savons à tout instant, en temps réel, tout ce qui advient, en bien comme en mal, partout sur la planète. Le temps n’est plus où chacun dans sa vallée suisse ignorait ce qui se passait dans celle d’à côté. Cette situation totalement inédite dans l’Histoire de l’Humanité constitue une divergence porteuse d’immenses espoirs, dont nous n’avons pas pris la mesure.

C’est paradoxalement une technologie, dont le code binaire 1 ou 0 ne saurait être plus basique, plus trivial, qui crée de la conscience humaine, certes, comme l’avait fait l’invention du caractère mobile par Gutenberg, mais beaucoup plus encore que cette dernière, car la technologie numérique crée de la conscience éthique, non plus individuelle pour le salut de l’âme de chaque croyant, mais collective et même planétaire. La connaissance immédiate que nous avons désormais de tous les scandales, de toutes les catastrophes naturelles et humanitaires qui adviennent sur la planète, crée en chacun de nous un sentiment d’indignation, de responsabilité, de solidarité, qui nous incite à réagir, à dénoncer, à aider, à retwitter, à partager des commentaires, des jugements, des initiatives.

Les enjeux de la démocratie deviennent planétaires grâce aux médias numériques. Notre conscience elle aussi s’élargit à la dimension planétaire. Et nous nous référons de plus en plus à une éthique planétaire, celle du respect des droits de l’Homme les plus élémentaires, sa protection physique, sa liberté d’expression, son droit à l’éducation, certes encore quotidiennement bafoués, mais dont le principe s’impose universellement. Ce sont les médias sociaux qui créent ce que j’appelle notre « conscience augmentée », devenue planétaire et éthiquement exigeante. Certes, le progrès de la conscience est plus difficile et lent que celui de la technologie, mais les aléas du moment seront passagers si nous sommes de plus en plus nombreux sur la planète à partager cette « conscience augmentée », celle de l’Humanité, par et pour l’Humanité, fondatrice de ce que j’appelle l’hyperhumanisme : hyper pour plus d’humanisme grâce aux hyperliens.

Quelles que soient les vertus indéniables de la « réalité augmentée », il est clair que l’émergence de la « conscience augmentée » et de l’éthique planétaire qu’elle impose, sera beaucoup plus déterminante que le progrès technologique pour l’avenir de l’humanité. Merci à Eric Le Ray de nous aider à penser cette divergence.

Hervé Fischer

Artiste – philosophe, fondateur, en 2006, de l’Observatoire international du numérique à l’UQÀM.  http://www.hervefscher.net/cv.php / https://fr.wikipedia.org/ wiki/Hervé_Fischer


AU SUJET DE L’AUTEUR

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Éric Le Ray est un homme des médias imprimés et des médias numériques. Il a été imprimeur (école Estienne) puis journaliste formé au journalisme écrit, radio et télévision (UQÀM). Il est devenu animateur radio puis éditeur. Blogueur parfois, il est présent sur LinkedIn, Facebook et Twitter. Il est un homme de communication qui se passionne à travers la recherche (un doctorat et trois postdoctorats) pour les changements d’aujourd’hui tant dans la forme que dans le contenu des médias. Il veut parler en particulier des nouvelles pratiques d’écritures, de lectures et de communications sur support numérique, l’interface « image-écran », par rapport au support papier analogique.

Pour mieux appréhender cette révolution numérique du « tout-en-un », résultat d’une révolution individuelle démocratique issue d’un processus progressif d’émergence de la notion d’individu et de conscience par rapport au collectif, Éric Le Ray a fondé un modèle théorique et historique pour contribuer à la révolution paradigmatique associée au paradigme de la réception active. Une approche qui vient compléter les travaux des spécialistes de la construction sociale de la réalité tels que René-Jean Ravault (UQÀM), John R. Searle, Peter Berger ou Thomas Lukmann. Il a intitulé ce concept « People is the message » (Éric Le Ray 2005), car nous sommes tous devenus un média, en opposition au modèle « Medium is the message » de McLuhan pour passer de « la médianomie vers plus d’autonomie »

(Martine Pelletier 2012) des individus appartenant à de multiples réseaux humains ou technologiques. Éric Le Ray a fondé aussi un concept, « la mécanique virtuelle », pour compléter les travaux de Maurice Daumas sur le passage de la mécanique du bois et celle du fer. Concept en lien avec la nouvelle réalité virtuelle contemporaine. Cette dernière se définit comme étant « l’application qui permet à l’utilisateur de naviguer et d’interagir en temps réel avec un environnement, en trois dimensions, générées par ordinateur »1. Ce concept illustre aussi la théorie quantique du passage de l’analogique, de l’atome, au photon, à la lumière, dans le cadre d’un processus plus large de dématérialisation et de numérisation. Un processus qui intègre aujourd’hui l’holographie et l’ADN comme disque dur et comme véhicule de l’information dans l’infiniment petit. Éric Le Ray, pour finir, développe un nouveau champ d’études autour de la « psychotechnologie de la communication numérique ». Il veut développer ce nouveau champ d’étude afin de savoir si la technologie numérique mobile peut être une aide à l’autodétermination, à l’autonomie et à la socialisation des individus ou au contraire le développement d’une forme de dépendance qu’il faut identifier et traiter pour conserver notre libre arbitre face à la technologie.

Il veut marier les dimensions de la communication humaine avec l’étude de la technologie et du fonctionnement des médias et de leur rapide évolution respective.


Du même auteur

La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique

La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique
Sous la direction d’Éric Le Ray et Jean-Paul Lafrance
264 pages • novembre 2008

Il est difficile d’exagérer l’ampleur de la révolution que nous sommes en train de vivre et la tourmente dans laquelle est entraîné inexorablement le livre. Celui-ci n’est déjà plus le vecteur du savoir qu’il a été depuis plus de cinq millénaires. Le bouleversement dont nous sommes témoins sera plus radical que l’invention de l’imprimerie et de plus longue portée que le passage du volumen (ou rouleau de papyrus) au codex (ou cahier cousu et ancêtre de notre livre).

Christian Vandendorpe

Aujourd’hui, la forme matérielle évolue : nous parlons de livre électronique ou de papier électronique, de nouveaux supports, inscrits dans de nouveaux contextes qui vont apporter quelque chose de nouveau tout en s’inscrivant dans un « déjà-là ».

Frédéric Barbier

Sur la base des recherches en cours, nous prévoyons que le papier du futur sera intelligent, bioactif au besoin et servira d’interface à plusieurs de nos activités professionnelles, culturelles et sociales.

Patrice J. Mangin

Le papiel était la pièce manquante de la chaîne numérique. Grâce à lui, tout le cycle de vie de l’information est numérique, de la prise de données à la lecture.

Jean-Sébastien Trudel

Les auteurs suivants ont contribué à ce débat fondamental : Jacques Angelé, Jean-Paul Baillargeon, Frédéric Barbier, Serge Bernier, Hélène Blanchette, Frédéric Brisson, France Brodeur, Caroline Caron, Marylaine Chaussé, Michel Cliche, Bernard Descôteaux, Jean de Bonville, Hervé Foulon, Jean-Paul Gagné, François Gingras, Guy Gingras, Marie Lebert, Éric Leroux, Patrice J. Mangin, Claude Martin, Jacques Michon, Guy Millière, Édric Richard Richemond, Marie-José des Rivières, Jocelyn Saint-Pierre, Lorenzo Soccavo, Jean-Sebastien Trudel, Christian Vandendorpe, Denis Vaugeois.

Source : Les Presses de l’université de Montréal

Marinoni, le fondateur de la presse moderne (1823 – 1904)

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Éric Le Ray, Marinoni, le fondateur de la presse moderne (1823 – 1904), Avant-propos de Pierre ALBERT, préface de Frédéric BARBIER, décembre 2009, L’Harmattan, 566 pages.


 

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Nouveaux livres

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