Les Trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna – Tome IV – Magicinum, Pâquerette Béland, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Les Trois Vallées
Les Chroniques de Jéléna
Tome IV. Magicinum
Pâquerette Béland
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 448 pages.
ISBN 978-2-89612-521-0
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)
Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

PRÉSENTATION

Jéléna effectue la dernière étape de sa formation de Mage, le Magicinum. Elle doit alors affronter tous les obstacles issus de son passé et qui ralentissent sa route.

L’absence prolongée de celui qu’elle aime. Sa grossesse. Un avis de recherche qui avait circulé en Grâce. L’entente entre les dragons de feu et les chasseurs des steppes. L’invasion de son pays par les Gracieux. Sans compter le rôle qu’elle jouera pour les Fées pendant qu’un mystérieux Mage noir essaie de s’emparer de Féeral.

Et ce n’est pas fini. Elle doit défendre son bébé d’une dragonne de l’air qui veut s’en emparer, mais elle oublie de le protéger de l’homme qui le lui ravira. Pourtant, cet enlèvement, elle l’avait déjà vu en rêve…

Et puis, acceptera-t-elle de renouer avec celui qui a pris tant de temps à revenir ?

EXTRAIT

Vieil An 868 de la Nouvelle ère

PREMIÈRE PARTIE

Auteure

CHAPITRE 1

Mission d’un autre type

Beaufils

— Pourquoi tu pleures, Jélésœur ? Tu n’aimes pas mon cadeau ?

Clèrane avait trouvé une pièce de tissu dont la position des boutons cousus jadis par Jéléna illustrait les Pics-à-Flavia. Avec l’aide de son Albépère, elle l’avait tendue, collée sur une étresse et embordurée de rondins dorés.

« Les gros sur le cadre, je les ai magiés moi-même », ajouta sa Clèrasœur.

— Oui ! Je le sais. Et je l’aime beaucoup ton cadeau. Je vais l’apporter au Magicinum et l’exposer dans ma locande. Ainsi, je le verrai tous les jours et je penserai à toi.

— Alors, pourquoi tu pleures ? insista la petite.

Jéléna ne répondit pas.

Croyant sa Clèrasœur assoupie après lui avoir raconté l’histoire de la jeune fille triste et du dragonneau égaré dont elle avait commencé l’écriture, elle avait laissé libre cours à ses larmes.

« Parce que Louvioncle a dit que le DaniMage s’en va pour un an et qu’il ne t’emmène pas ? »

— Non ! répliqua Jéléna sèchement. Qu’il s’en aille. Loin et longtemps.

La Clèrapetite s’agenouilla dans le lit. Ses petits bras recouverts de finette rose s’enroulèrent au cou de son aînée.

— Je ne comprends pas pourquoi tu es triste, se désola-t-elle. Elle fredonna une berceuse que sa Léyémère lui chantait pour calmer ses peines.

Jéléna faillit pouffer en l’entendant. Bientôt quatre ans et déjà elle possédait le pouvoir de la consolation. Comme une mère !

— Je vais mieux. Merci. Tu es merveilleuse. Mais il est quand même temps de dormir. Elle éteignit et se glissa sous les draps.

— Raconte-moi encore ton histoire, chuchota Clèrane.

— Euh… C’est la dernière fois. Après, tu dors !

— Promis !

— Il était une fois, une jeune fille qui avait beaucoup de peines…

* * *

Quand Jéléna descendit à la cuisine, Damiane était si concentré sur sa tâche qu’il n’avait pas touché son pain grillé recouvert d’une épaisse couche de confiture de fraises. Elle regarda ce qu’il faisait.

— Le jeu de Gabirené !

Son Damifrère la dévisagea d’un air mauvais, offusqué d’avoir perdu sa concentration.

— C’est un cadeau d’Albénize, expliqua Léyéna. Les déboureurs des chiffres envisagent de l’utiliser dans les Magiscoles 1 l’an prochain.

— Tu sais en jouer ? s’enquit Damiane.

— Oui. Quand j’étais à Fougères, Gabirené nous avait demandé de le tester.

— Avais-tu inventé un jeu, toi aussi ?

Les regards se posèrent sur elle.

— Non. J’avais une mission d’un autre type, elle hésita, en lien avec mes magies. Elle se tut. Elle ne pouvait en dire plus.

— Ah, souffla-t-il d’un air déçu.

— Tu ne manges pas, Damifrère ? demanda-t-elle pour dévier le sujet. Je peux donc prendre ta tartine… Elle avança la main vers l’assiette du scolier.

— Non ! Je la mange, répliqua-t-il avant d’en avaler la moitié. « Tu peux t’en faire toi-même ! »

— Dami, tu ne parles pas la bouche pleine, ordonna Albénize qui venait d’entrer dans la cuisine et accrochait son caban à côté de la porte. Ouf ! J’ai nettoyé les entrées ; l’ondée de cette nuit avait laissé près d’un bras de neige.

Il tira le banc à côté de Jéléna.

« Vas-tu m’accompagner à la fête des Maîtres ? Téchénar a hâte de te revoir. Il veut se retirer bientôt. Je suppose qu’il espérait que tu lui succèdes. Quand je lui ai dit que tu accèdes au Magicinum et que tu préconises devenir Mage, il a eu l’air déçu. »

Il enfonça son couteau dans la tinette et recouvrit son pain de fondant.

« Clémafils ! Qu’est-ce que tu fais ? »

En voulant prendre une cuillérée de confiture, le garçonnet avait renversé le compotier sur la nappe. Albénize le récupéra avant qu’il soit complètement vide. Il déposa le contenu de la cuiller sur le pain de l’enfant et nettoya magiquement les traces de son dégât.

« Fais un peu attention ! Tiens, dit-il en tartinant la confiture, mange ! »

Et lui-même mordit à belle dent dans sa beurrée de fraises.

« La réunion est à la seconde. Si je reviens te chercher après le dîner des nouveaux Manouvriers, seras-tu prête ? »

Jéléna s’était levée pour chauffer l’eau. Quand elle déposa la tisanière devant son Albépère, elle avait réfléchi à sa réponse.

— Bien sûr. Je t’y accompagnerai avec plaisir, Albépère, acquiesça-t-elle.

AU SUJET DE L’AUTEURE

p-paquerette-beland-225Il y longtemps déjà, Pâquerette est née à Sayabec, un village de la Matapédia. Elle fréquenta l’école des Filles de Jésus où des cours de piano lui permirent de découvrir l’amour de la musique. Quand elle entra au secondaire, une autre passion l’attendait, celle de la littérature. Et c’est celle-ci qui influença son choix d’études collégiales.

À la fin de son Cégep, elle décida d’aller sur le marché du travail, un an ou deux, pour enseigner le piano. Une parenthèse qui se solda dix ans plus tard par un retour à l’Université de Rimouski en études littéraires, suivi d’une maîtrise en Bibliothéconomie, à Montréal.

Cette nouvelle profession lui permit de travailler dans des milieux différents, – Rimouski, Jonquière, St-Hubert – et l’amena aussi à rencontrer plein de gens intéressants, –libraires, éditeurs et bien sûr écrivains.

Mais ce fut surtout la présence continuelle des livres autour d’elle et de tous les mondes qu’ils renferment qui déclenchèrent son envie d’écrire. Et comme source d’inspiration, rien de mieux que la vallée qui la vue grandir et les pays qu’elle a visités.

Elle se mit à la tâche en février 2001 et depuis, l’écriture fait partie de son quotidien pour son plus grand plaisir.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Nouveaux livres

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