Religions Mythes Laïcité – Une aire de liberté, essai, Fernand Couturier, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Religions Mythes Laïcité
Une aire de liberté
Essai
Fernand Couturier
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 244 pages.
ISBN 978-2-89612-519-7
Édition papier : 24.95$
Édition numérique : GRATUIT (PDF)

PRÉSENTATION

Au début du présent siècle, pendant une dizaine d’années, la laïcité fut le thème d’une discussion publique au Québec. Elle quitta cependant l’actualité avec l’avènement du Gouvernement Couillard en 2014. Mais elle devra y revenir à plus ou moins brève échéance.

Mythes Religions Laïcité se veut une contribution à l’approfondissement de ce thème. En rassemblant d’abord deux textes traitant de l’origine mythologique du Christianisme (2006), et du mythe chrétien lui-même (2009-10), ce recueil veut montrer dans ses deux premières parties comment historiquement cette religion naquit et s’établit dans le mythique. Il en va ainsi des autres religions. Puis un troisième texte beaucoup plus court portant sur la laïcité (2010) ouvre la troisième partie.

Y est ajouté un développement qui veut dépasser la notion de laïcité comme simple indépendance de l’État et de ses représentants à l’égard des religions, notion mise en relief durant ces dernières années. Et pour ce faire on tente de montrer que l’humain en son essence même participe de l’être comme ouverture originelle du commencement. Ouverture en laquelle apparaît tout étant, y compris le divin. Et c’est en cet ouvert initial que la laïcité comme aire de liberté résultant de l’émancipation humaine à l’égard des religions et des dieux trouve son fondement ultime.

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

* * *

PREMIÈRE PARTIE

Origines mythologiques du christianisme

Introduction

Étude comparée des religions

Il y a un christ préchrétien

Les attributs christiques des Horus, Krishna, Mithra; de l’Oint hébreux et de Jésus

Horus

Krishna

Mithra

L’Oint

Jésus

De l’Ancien Testament aux Évangiles

  1. a) Le christ de l’Ancien Testament
  2. b) Passage au christ chrétien

Christianisme et gnose

Hypothèse sur le passage du symbolique à l’historique

  1. Phénomène de transposition.
  2. Explicitation du phénomène
  3. Interprétation littérale et transfert de vérité

Vérités et réalités

Le mot

Conclusion

* * *

DEUXIÈME PARTIE

De Yehoshua à Χριστος (Christos)

Le mythe chrétien

Introduction

Langues et cultures en Palestine

La période perse

La période hellénistique

La période romaine

Hellénisation et réactions des Juifs

  1. Sadducéens
  2. Pharisiens
  3. Esséniens.
  4. Zélotes
  5. Autres

Les sources documentaires néotestamentaires

Ouvrages de référence contemporains

Deux mouvements (Esquisse)

  1. Mouvement messianique de Jehoshua
  2. Mouvement christique de Paul

Approches historiques de l’homme Yehoshua

  1. Naissance
  2. Famille ou fratrie
  3. La vie à Nazareth
  4. Le messianisme de Yehoshua. (Engagement politique et religieux)
  5. Les années de militantisme
  6. 1. L’année sabbatique de 27
  7. 2. Messianisme et Royaume de Dieu
  8. 3. Conscience d’être le messie
  9. 4. Du printemps 28 au printemps 29
  10. 5. Mission des douze et mort de Jean
  11. 6. Retour vers le nord
  12. 7. De nouveau vers le sud
  13. 8. Dernière semaine : autre chronologie

Résurrection, Apparitions et Ascension

Après la mort des deux messies

Luc et les Actes des Apôtres

  1. Jacques successeur de Yehoshua
  2. Histoire de Saül de Tarse ou Paul
  3. Mission de Paul

Évangiles et Actes des Apôtres

L’essentiel du message de Yehoshua

Assise historique pour le mythe christique

Perspectives philosophiques : L’humain et le divin

  1. Compréhension traditionnelle du christianisme
  2. Interprétation de Paul et astuce de Luc
  3. Pré-acquis et accueil de l’autre
  4. Dieu est Lumière
  5. Dieu est Mot. Le langage éclaire
  6. Les dieux à l’image de l’humain
  7. L’humain : accueil-écoute et dire
  8. Phénomène de l’existence comme être en univers
  9. L’humain et l’advenir de la vérité
  10. La vérité alèthéienne et la révélation

* * *

TROISIÈME PARTIE

Mythes, Religions, Laïcité

  1. Épisode de la Commission Bouchard-Taylor

Laïcité 101

Introduction

  1. Quelques caractéristiques fondamentales de la nation québécoise
  2. L’intégration des arrivants
  3. Laïcité québécoise
  4. Laïcité en devenir.
  5. Laïcité et patrimoine religieux.
  6. Projet de loi 94

Conclusion

  1. Épisode de la Charte des valeurs québécoises

III. Les Chartes et la religion

  1. Nature de la religion
  2. Mythes, religions et civilisations
  3. Critique de la Divinité et Laïcité ressourcée
  4. Le fait
  5. Le droit
  6. Sens habituel de la laïcité
  7. Interroger la croyance en Dieu
  8. L’humain en univers
  9. L’humain en régime de l’être
  10. Laïcité ressourcée
  11. Vers l’être comme commencement
  12. De l’avènementiel à l’événementiel

* * *

CONCLUSION GÉNÉRALE

* * *

AU SUJET DE L’AUTEUR

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

EXTRAIT

INTRODUCTION

Les religions… Il importe de comprendre que les religions ainsi que les dieux qu’elles vénèrent sont issus des mythes et s’y alimentent encore.

La laïcité… Et si c’était elle qui allait pouvoir guérir notre humanité blessée !

Ce thème de la laïcité a occupé l’actualité sociale et politique québécoise une bonne partie de la première décennie de ce vingt-et-unième siècle, et il risque fort de revenir à l’avant-scène à plus ou moins brève échéance. La récente affaire du port du burkini par des musulmanes sur quelques plages françaises et son interdiction par certaines municipalités pourrait être un exemple d’occasions qui réactiveraient la question de la laïcité. Comme on le sait, le gouvernement du Québec a même été appelé à prendre position à cet égard. Ainsi ce thème de la laïcité me suggère de réunir ici deux textes qui portent sur les mythes à l’origine de la religion chrétienne et toujours inclus en elle, et un troisième concernant la laïcité elle-même. À la lecture des deux premiers, il deviendra assez clair, sinon évident, que toutes les religions relèvent en quelque manière du langage mythologique.

Les discussions qui ont eu cours ces derniers temps au Québec à propos des accommodements demandés par quelques groupes religieux ont généralement compris et mis en valeur la laïcité comme indépendance de l’État et de ses représentants par rapport aux diverses religions. Mais elles ne se sont pas attardées à mettre en relief le rôle que la laïcité devrait avoir dans la quotidienneté des relations entre les citoyens eux-mêmes.

L’État du Québec, dans les deux Chartes canadienne et québécoise des droits et des libertés de la personne, reconnaît et proclame la liberté de conscience et la liberté de religion. Mais ces Chartes ne sont guère loquaces à propos de la nature de la conscience et de la religion. Elles s’en tiennent, semble-t-il, à une conception de ces réalités qui serait reconnue et admise par l’ensemble des citoyens sans être expressément formulée. Ces Chartes supposent ou impliquent ainsi des non-dits importants.

Le but envisagé dans le présent recueil est d’abord de reconnaître que les mythes ont été (et sont toujours) la première source d’où ont surgi les dieux, ainsi que les religions qui se sont constituées sous l’autorité de ces divins. Et le propos est aussi de montrer que la laïcité comme simple indépendance de l’État par rapport aux religions des citoyens, si légitime soit-elle, semble ne pas pouvoir garantir à elle seule une paix sociale durable, ou un “vivre-ensemble” harmonieux, comme il fait mode présentement de dire. Car les religions, l’histoire en témoigne, en dépit de ce qu’elles puissent apporter de bienfaits aux humains, ont été et sont encore des ferments de discordes, voire de guerres sanglantes. Et la simple neutralité des États à leur égard ne pourrait empêcher l’éclosion de tels conflits entre les citoyens eux-mêmes. D’où la nécessité de chercher pour la laïcité un fondement que l’humanité puisse reconnaître comme valable universellement; et cela quelle que soit la diversité des croyances religieuses qui auront marqué son existence selon les lieux et les temps. Il s’agit, en somme, d’un ressourcement radical de la laïcité.

Dans cette optique, il paraît donc opportun de rapprocher en un même recueil d’abord deux textes écrits à quelques années d’intervalle et ayant pour titres : Origines mythologiques du christianisme (2006) et De Yehoshua à Χριστος  (Christos) (2009-10). Textes qui ont déjà paru dans Mots de Noël, aux éditions Fondation littéraire Fleur de Lys. Ils figurent ici avec quelques retouches et autres ajouts mineurs. Incidemment, pourquoi ces deux premiers textes ont-ils été publiés dans Mots de Noël? Tout simplement parce que ces Mots, alliant poèmes et proses, sont les témoins d’une démarche d’une dizaine d’années inspirée au fond et tacitement par la question suivante : Que peuvent encore signifier les festivités de Noël alors que la religion est socialement en déclin? On peut comprendre maintenant que cette question et l’entreprise qu’elle a suscitée renvoient assez directement à la présente thématique de la laïcité. Ces deux textes sont suivis d’un troisième, beaucoup plus restreint, qui a pour titre Laïcité 101. Celui-ci fut présenté sur le site Vigile.net en 2010 comme contribution à la discussion sur la laïcité qui a eu cours pendant la dernière décennie.

Ces trois textes représentent dans l’ordre les trois principales parties de ce recueil.

D’abord Origines mythologiques du christianisme s’applique à montrer que la religion, le Christianisme, qui aurait le plus influencé le cours de l’histoire des deux derniers millénaires, a sa source ou puise son inspiration première dans les mythologies anciennes. C’est en langage mythologique, en effet, que les humains ont d’abord laissé apparaître les dieux, la divinité, et c’est en lui également que les religions ont commencé de s’instituer. Et assez étonnamment, quelques-unes des mythologies anciennes ont même développé expressément le thème de la descente d’un dieu chez l’humain pour amener celui-ci, en un geste libérateur, à partager d’une manière quelconque la félicité de la divinité. Descente et remontée salvatrices d’un divin. Cette démarche fut résumée dans l’expression KRST, graphie antique pour CHRIST. De là le Messie sauveur annoncé dans le Judaïsme et, dans la même ligne, le Christ, fils de Dieu, rédempteur du genre humain tel que prôné depuis deux millénaires dans le Christianisme.

Alors en ce texte on tente de comprendre comment de la réalité concrète surgissent les mythes et comment ceux-ci, en retour, peuvent concerner ou impliquer ce réel. On a là un processus langagier créateur déterminant dans l’histoire de l’humanité. Pour illustrer ce processus on peut le comparer au phénomène de la personnification, par des comédiens, de personnages présentés dans un film, une pièce de théâtre, ou une série télévisée. Dans le regard spontané, le personnage fictif arrive souvent à remplacer la personne du comédien. Le personnage représenté prend ainsi la place ou acquiert la réalité du comédien. Autre exemple : plusieurs des principaux mythes veulent louer ou chanter, i.e. reconnaître ou manifester de la reconnaissance à l’égard de la chaleur et de la lumière bienfaisantes du soleil. Ce faisant, le soleil s’en trouve exalté à titre de divin ou de dieu. Car le mot divin ou dieu dit originellement en sa racine indo-européenne lumière qui brille. Le soleil devient dieu-métaphore et celui-ci, dans le processus de l’interprétation littérale, acquiert la réalité de l’astre soleil. Et ainsi le dieu-soleil ou dieu-lumière, devenu dieu-réalité, est perçu comme le personnage suprême auteur de tout l’univers et créateur de l’humain dont il prend en charge le destin.

Ainsi ce premier texte tente de montrer comment le langage symbolique et métaphorique des mythes peut être entendu et compris au pied de la lettre et de ce fait historicisé, i.e. référant à la réalité historique.

Dans cette veine, ce texte élabore aussi des questions particulières relatives aux rapports qui s’établissent entre les réalités, ou divers niveaux de la réalité globale, et la vérité. Ce qui permet d’approcher la vérité propre au langage mythologique. Cela amène à des réflexions qui conduisent à une compréhension renouvelée du langage humain et de sa fonction essentielle de dévoilement et de rassembleur à l’égard de tout ce qui est, de l’univers, y compris les dieux. Autant de questions qui peuvent aider à apprécier à sa juste mesure le sens ou la vérité du discours mythique dans l’expérience que l’humain peut avoir de son destin. En dépit de leur apparence d’austérité, ces pensées ne font en somme qu’expliciter l’expérience de phénomènes accessibles à tout un chacun, i.e. à quiconque veut bien se rendre attentif à ce qui est tout simplement, et le concerne au premier chef. 

Ensuite, De Jehoshua à Χριστος  (en sous-titre Le mythe chrétien) s’applique longuement à faire  ressortir des documents pertinents que sont d’abord la Bible hébraïque, les Évangiles et les Épîtres du Nouveau-Testament, la dimension historique du personnage juif Jehoshua (Jésus). Ce Jehoshua se comprend comme Messie juif, i.e. oint choisi par Yahvé-dieu pour libérer le peuple juif, ou peuple de l’Alliance, du joug de l’envahisseur romain et instaurer le règne de Dieu sur terre. Messie qui en bout de piste subit le sort tragique de la crucifixion, supplice que les Romains infligeaient à tous ceux qui osaient mener des activités révolutionnaires contre leur autorité d’envahisseurs et d’occupants.

Ce n’est qu’environ deux décennies après la mort de Jehoshua que ce personnage historique fut divinisé selon les mythologies en cours, i.e. est devenu Christ divin. Et cela déclenché par l’expérience spirituelle assez étonnante qu’un certain Paul de Tarse dit avoir vécue, et selon ses propres enseignements. Enseignements que l’on retrouve dans les Épîtres qui lui sont attribuées dans le N.-T., et aussi dans les Évangiles tous écrits quelques dizaines d’années après la mort de ce Paul mais, pour l’essentiel, dans la même ligne de pensée. Paul veut donner du sérieux au thème du Christ mythique en le greffant sur la vie d’un homme de chair et de sang, mort pour libérer son peuple. D’où le sous-titre de ce texte : Le mythe chrétien. Établissement du sérieux mythique sur la réalité d’un personnage historique. Ainsi Jehoshua divinisé, devenu Christ, descend chez les humains et dans sa résurrection, sa remontée hors de la mort, trace le chemin du salut pour l’humanité. Et de ce Messie divinisé, de ce Christ, on raconte aussi, dans les mêmes textes, sa naissance miraculeuse d’une vierge, la transsubstanciation du pain et du vin au corps et au sang de ce Christ divin, sa résurrection de la mort et sa remontée dans la gloire du Royaume de Dieu. C’est ainsi que naît à proprement parler le Christianisme tant dans son contenu dogmatique que dans la liturgie qui l’exprime. On peut percevoir au cœur de tout ce processus une interprétation littérale et historicisante de la fonction métaphorique du mythe par l’humain.

Relever tout cela exige un recours assidu à des recherches historiques et fouilles archéologiques en cours, une mise à jour de l’interprétation exégétique traditionnelle de la littérature biblique, ainsi que la mise à contribution de diverses réflexions et publications d’ordres scientifiques, théologiques et philosophiques. D’où la longueur de ce deuxième texte, et partant de la deuxième partie de ce recueil. Ce texte se termine, lui aussi, par des considérations d’ordre philosophique qui acheminent vers une interprétation renouvelée de l’origine ou du commencement. C’est-à-dire vers l’être comme clairière initiale ou originelle, primordiale. Des réflexions qui vont ainsi aider à engager un ressourcement radical de la compréhension courante de la laïcité.

La troisième et dernière partie contient au début un court texte intitulé : Laïcité 101, écrit autour de 2010. On y aborde le thème qui fut débattu chaudement au Québec dans les années 2004-5 jusqu’’en 2011-12. Comme évoqué plus haut, on y a parlé alors de la laïcité comme neutralité de l’État à l’égard des différentes religions. Et aussi d’accommodements raisonnables. Accommodements demandés par des groupes de confessions religieuses différentes de la religion chrétienne qui, de son côté, a marqué profondément l’histoire du peuple québécois. Laïcité 101 veut montrer, en commençant, que la discussion qui avait cours n’abordait pas suffisamment l’essentielle question de l’intégration des immigrants à la société d’accueil. Il propose un développement de ce thème. Il met aussi en relief que le peuple québécois est en marche vers la laïcité, que celle-ci est un processus dont le rythme demande d’être respecté. Car la profondeur d’un changement de civilisation ne peut se dispenser d’une certaine lenteur.

Puis ensuite, dans cette troisième partie, on s’applique à montrer que l’idée de la laïcité comme simple neutralité de l’État à l’égard des religions n’est pas suffisante pour assurer une coexistence paisible entre les citoyens d’appartenances religieuses diverses. D’où des développements nouveaux pour ressourcer la laïcité. Il s’agit de comprendre que celle-ci plonge ses racines dans la réalité profonde ou dans l’essence de l’humain elle-même ressourcée. De l’humain en univers et de l’humain en être. On tentera d’expliciter ce que ces deux importantes expressions peuvent comporter. Noter que ce thème est abordé à la fin du premier texte de ce recueil. L’humanité ainsi expérimentée et comprise en sa propre essence initiale offre l’ouverture et la perspective qui permettent de situer les divinités et les religions comme épiphénomènes ou phénomènes seconds. Et la laïcité doit se réclamer de cette ouverture primordiale pour s’afficher comme l’aire de liberté en laquelle tous les humains d’une société peuvent se retrouver, se rencontrer et vivre en paix, quelles qu’aient été ou soient encore les différences de leurs adhésions religieuses. C’est la laïcité ontologiquement ressourcée, i.e. enracinée dans l’être même de l’humain. Ces développements vont ainsi à la source non dite des appellations juridiques de liberté de conscience et liberté de religion dont font état les Chartes canadienne et québécoise des Droits de la personne. Tout comme ils légitiment un questionnement radical sur la situation des États, dont le Canada, qui reposent sur l’apriori de la suprématie de quelque divinité, et en même temps proposent la liberté de conscience et de religion.

AU SUJET DE L’AUTEUR

p-fernand-couturier-250Fernand Couturier 

Né en 1928 à Saint-Joseph du Madawaska au Nouveau-Brunswick dans une famille paysanne, l’auteur fait ses études classiques au Collège de Saint-Laurent à Montréal. Il étudie ensuite en théologie dans les années 50 pour ensuite enseigner au Collège de Saint-Laurent. Il obtient une licence (maîtrise) en philosophie à Paris en 1961.

Tout en enseignant cette matière toujours au même collège, il entreprit en 1963 une scolarité de doctorat en philosophie à l’Université de Montréal. De 1964 à 1967, il travailla sur la pensée de Martin Heidegger, à Freiburg im Breisgau, sous la direction de Bernhard Welte.

« Monde et être chez Heidegger » lui permit d’obtenir le doctorat en philosophie de l’Université de Montréal en 1968. Il devint professeur de philosophie allemande contemporaine à l’UQAM de 1970 à 1993, moment où il prit sa retraite. Pendant cette période, il joint à l’enseignement différentes tâches de direction dans la même université: Module de philosophie de 1978 à 1980; Département de philosophie de 1980 à 1985; Programmes d’études interdisciplinaires sur la mort de 1985 à 1990. C’est en dirigeant ces derniers programmes qu’il fonda la revue Frontières, organe de recherche et de diffusion sur différentes problématiques de la mort et du deuil.

« Monde et être chez Heidegger« , 584 pages, a été publié aux Presses de l’Université de Montréal en 1971. Publication d’articles en philosophie dans différentes revues, et collaboration à quelques collectifs. Puis en 1990, « Herméneutique », 211 pages, parut chez Fides.

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Retraité de l’enseignement en 1993, et au fil de l’actualité des années qui suivirent le référendum de 1995, l’auteur travailla sur un projet de philosophie du langage et de l’histoire appliquée au Québec. Ce qui donna le livre « Un peuple et sa langue« , publié  par Fondation littéraire Fleur de Lys en 2004.

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À partir des années 2000, dans le contexte de rencontres avec un groupe d’amis, il élabora « Mots de Noël » paru pour la première fois en 2004 chez Fondation littéraire Fleur de Lys, et en deux autres éditions progressivement augmentées publiées par le même éditeur en 2007 et en 2010. Jusqu’à ce jour, l’expérience est toujours en cours.

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En 2015, l’auteur nous propose « Régime de l’être« , condition humaine, en suite d’une longue fréquentation des œuvres de Martin Heidegger.

Et pour 2016, il nous offre un essai sous le titre « Mythes Religions Laïcité » sous-titré « Une aire de liberté ».

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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