La création poétique au service de la vie – Tome 2 – La verdure de la vie, Edwige Chekpo, Recueil de poèmes, Fondation littéraire Fleur de Lys

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La création poétique au service de la vie
Tome 2 – La verdure de la vie
Edwige Chekpo
Recueil de poèmes
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada, 2016, 198 pages.
Format 6 X 9 pouces, reliure allemande
ISBN 978-2-89612-500-5
Exemplaire papier
Exemplaire numérique (PDF)

PRÉSENTATION

La création poétique au service de la vie, Tome 2, Verdure de la Vie, est composée de quatre parties dont les trois premières sont constituées de 61 poèmes à registres différents (de la poésie lyrique à la poésie didactique). Quant à la quatrième partie, elle présente des réflexions de l’auteure, face à des questionnements sur l’existence à divers moments de sa vie.

En quoi consiste la verdure de la Vie ?

L’auteure en donne la définition suivante : « Il s’agit d’un assemblage de feuillages épars et touffus, qui flotte au gré du temps, selon l’humeur du temps et la force du vent. La vie sous forme de paysage, peut être remplie de contradictions, d’oppositions, de complémentarité dans ses différentes composantes et particules » (…) Cette teneur polysémique peut être comparable à l’écho du mot lui-même VER(T) DURE, qui en anagramme, évoque E(T) RUDE & RÊV(E) ».

Face à cette Verdure de la vie, un autre aspect original de la survie est l’écriture. Selon l’auteure, l’écriture a un pouvoir miraculeux et par extension, « La poésie, de par sa connotation (conception) esthétique, peut ériger des mondes expressifs imaginaires, déformer la réalité ou la livrer à l’état brut. Elle est, par essence, un instrument de « dilatation cérébrale » qui n’a pas forcément de limitation. Seule l’écriture orientée, libre ou contrôlée du poète, lui permet de créer ses propres frontières, limitations, en deçà ou au delà, avec ses capacités d’expression libre. Par exemple, j’étais timide. A cet effet l’écriture se substituait à la parole et permettait l’expression de soi : ne plus rester enfermée, emmurée dans un monde créé par moi, pour moi, dans lequel toute possibilité de parole serait un châtiment. »

« De ce fait, l’écriture poétique repose sans cesse sur un « je » qui évoque, dans un « jeu » des « jeux » et « je » cachés de nos mondes intérieurs ».

A cet effet, l’auteure incite les personnes qui traversent un moment de douleur, de souffrance, de questionnement – mais pourquoi pas aussi de joie –, à (s’) écrire. L’écriture permet de se libérer, de soulager ses peines, de couler ses plaintes et de renaître.

Enfin l’écriture tournée vers soi, vers ses peines, est une manière de s’aimer sans se faire violence, de se rendre service ; survivre, grâce au pouvoir miraculeux de l’écriture !

Écriture vers Soi ? Ou Envers de Soi ? Ou Revers de Soi ? Ou encore Travers de Soi ?

Ces quatre questions l’amènent à dégager sa théorie des « 4 VERS et VERT DE SOI (4VVS)» (…)

« Lecteur, si tu voyages à travers ce recueil constitué de 61 poèmes , tu feras des sauts et des chutes et des sauts, tu marqueras des pauses pour réfléchir au paradoxe de la mort et de la vie ou encore de la vie , puis de la mort… Tu méditeras sur l’amitié, le mépris, l’amour puis tu réfléchiras sur maints thèmes qui font partie de notre quotidien, de la vie.

Tu pourras aussi découvrir que la poésie peut servir à la pédagogie tout en s’amusant. Elle peut évoquer la science, la littérature, inciter à découvrir ou approfondir nos connaissances etc. Enfin, elle peut être une source d’inspiration, pour toi, lecteur, qui, peut-être, t’incitera, à bâtir ton propre navire, ton recueil de vie…

A toi donc de surfer à ta guise avec l’immensité des vagues de mots qui bougent en toi…»

VIVE LA CRÉATIVITÉ !

PRÉFACE – LA VERDURE DE LA VIE

Il s’agit d’un assemblage, de feuillages épars et touffus, qui flotte au gré du temps, selon l’humeur du temps et la force du vent.

La vie sous forme de paysage, peut être remplie, de contradictions, d’oppositions, de complémentarité, dans ses différentes composantes et particules…

Elle peut être un écho d’elle même, tant dans sa simplicité, sa complexité que son exposition d’elle-même. Cette teneur polysémique peut être comparable à l’écho du mot lui-même VER(T) DURE, qui en anagramme, évoque E(T) RUDE § RÊV(E).

Ainsi la coloration de la vie, par des expériences qui s’y rapportent, dans son habillage vert (naturel, simple), peut devenir de dures expériences, dans un certain sens ; puis dans un autre sens, si rude soit la vie, elle est une compilation, un déroulement qui favorise l’exercice de nos rêves, tout en étant elle-même, comme un rêve à vivre dans une réalité qui est unique à chacun de nous. Voici quelques synonymes (?) évoquant le mot verdure : feuillage, parterre, foliation, herbe etc.).

Au-delà de sa dénotation, la Verdure de la Vie (titre de ce tome 2), peut revêtir différentes connotations en fonction de l’expérience personnelle, du vécu de tout un chacun de nous. Il y va de la relativité de la vision des choses, de la vie. Cette approche sensorielle de la vie permet d’évoquer ici le parfum, plus précisément l’odorat. Un parfum peut faire surgir différentes réactions en fonction des affinités que nous ressentons face à cette essence ou ces essences composantes. Je ne me réfère pas à la profondeur chimique, qui n’est point mon domaine, mais je fais allusion à la réaction (attitude) de l’être, que chacun de nous représente, de son état intérieur, de ce qu’il est.

Pour revenir à l’analogie de la verdure de la Vie et du parfum, on peut y retrouver un point commun : l’attitude. Ainsi face à cette confrontation, on pourrait en dégager cette problématique : Face à la verdure de la Vie, quelle attitude adoptons-nous ? Il en est de même pour le parfum. Nous plaît-il ? Un sourire, s’il nous convient. Dans le cas contraire, l’odorat peut nous incommoder et faire grimacer. Alors, quelle est l’attitude à adopter ? Rejet ?

Si je compare « la verdure de la vie » au parfum, il y a bien des raisons, car la vie en elle-même, selon moi, est une multiplicité de parfums, d’occasions de découvrir, d’aimer ou détester, accepter ou rejeter. Tout est question de sens ou de bon sens, voire d’acceptation (…)

Sens, sentir, sensation, une série de S ; voilà bien des mots qui nous lient à ce que nous aimons ou détestons ; puis nous glissons vers l’attachement, le pire des pièges qui nous fera prisonnier de nous-mêmes.

Comment nous détacher de ses « s » qui s’alignent en nous et hors de nos mondes clos?

C’est une question de choix ; nous sommes toujours dans une situation qui nous amène à faire des choix, en fonction de nos priorités. Ce sont ces dernières qui orientent nos premières et dernières motivations, préférences.

Dans cette verdure de paysage, nous pouvons déterminer notre propre parcours, le cheminement de notre vie. Peu importe les erreurs, les souffrances, le plus important est d’avoir le courage de vivre sa vie en prenant de réelles décisions. Ne pas oser le faire, c’est vivre dans « sa » prison et choisir le côté « dur » de la vie , c’est fuir les « rêves » qui sont les occasions que la vie nous offre pour grandir et nous renforcer dans nos convictions, notre apprentissage, notre connaissance et ouverture vers le monde extérieur. Il faut oser pour survivre ! Il faut agir pour vivre sa vie ; la vivre, signifie, l’assumer…

Un autre aspect original de la survie est l’écriture. Dans sa diversité et ses multiples orientations, l’écriture renvoie à celui qui rédige une partie, ou tout, de ce qu’il est ou n’est pas , qu’il essaie d’être (s’il ment), qu’il sera, s’il se projette dans un futur, même imaginaire ou réel…

Il est fort aise de remplir une feuille, de nombreuses pages, quand on sait ouvrir les robinets de son cœur, pour laisser couler ce flot de saveurs, de sens, d’impressions, de joie, de souffrance et en faire sa propre muraille, ou son édifice, ou son miroir ; ou encore une pure imagination de ce que l’on n’est pas…

Peu importe que l’on me témoigne peu de compassion… La plume, la mienne, est libre et créative !

Je ruisselle et m’extasie dans la création poétique. Quelles en sont les vertus ?

1) LES VERTUS DE LA CRÉATIVITÉ

Les mots peuvent faire des sauts et prendre la forme qui leur plaît, sublimer, dépasser, vivre l’illusion et transformer les mondes intérieurs de celui qui écrit (sans être forcément écrivain) ; car, lui seul, est maître de son destin créatif poétique.

La poésie, de par sa connotation (conception) esthétique, peut ériger des mondes expressifs imaginaires, déformer la réalité ou la livrer à l’état brut. Elle est, par essence, un instrument de « dilatation cérébrale » qui n’a pas forcément de limitation. Seule l’écriture orientée, libre ou contrôlée du poète, lui permet de créer ses propres frontières, limitations, en deçà ou au delà, avec ses capacités d’expression libre. Par exemple, j’étais timide. A cet effet, l’écriture se substituait à la parole et permettait l’expression de soi : ne plus rester enfermée, emmurée dans un monde créé par moi, pour moi, dans lequel, toute possibilité de parole serait un châtiment.

La poésie favorise une certaine liberté d’expression et par extension, la poésie lyrique, dont les racines peuvent se multiplier et se colorer en diverses orientations, dans son pur accomplissement, permet d’exprimer les rêves, fantasmes, tristesse, mélancolie, peur, avec une certaine fantaisie ou non ; autant de sentiments variés, contradictoires, ou complémentaires. Il s’agit sans cesse d’un « je » qui évoque, dans un « jeu » des « jeux » et « je » cachés de nos mondes intérieurs.

2) REGARDS EN PROFONDEUR

Ainsi, la mélancolie des années 80 et la souffrance des années 90, retracent des poèmes engorgés de tristesse, de « vibrations » désespérante ! Ceux des années 2015 relèvent d’un autre état de conscience, – et d’analyse de la vie –, différent.

Le regard vers ce passé lointain est une manière symbolique d’affirmation de la rupture du « je » que j’étais et du « je » que je suis aujourd’hui.

Ces écrits dont la sensibilité ou la mélancolie, m’interpellent, peu importe le cri et les sanglots qui s’en échappent, me donnent l’occasion de construire un édifice de mes chagrins d’antan et d’en faire l’héritage d’un passé mort. Car j’ai l’impression de lire une « autre ». C’est cela, la richesse de l’écriture…

Dans une vingtaine d’années, vais-je réécrire ces pages ? Le temps et les expériences de la vie transforment l’état de conscience.

Mais cette transformation nécessite une prise de conscience personnelle, une sorte d’éveil. Mais peut-on s’éveiller à la vie sans souffrance ? Une question à laquelle je ne peux apporter une réponse juste et définitive car l’expérience est individuelle et fait partie de la vérité de tout un chacun de nous (…) ; ce qui est intéressant, c’est de pouvoir marquer une pause pour apprécier les bienfaits de la vie, notre évolution mais aussi de dégager leçons de nos expériences, aussi amères puissent-elles être, peu importe !

L’écriture favorise aussi ce bilan sur soi, sur son parcours. La poésie n’est pas systématiquement liée à une écriture autobiographique, mais elle peut refléter la vie de l’auteur (e), en prenant dans sa considération les sentiments développés. Il n’est pas toujours évident de dissocier le regard d’analyse personnel, détaché de ses propres expériences, étant donné que les deux sont souvent liés, puisque, sans expérience, on ne peut analyser en profondeur…

Publier des écrits, entre autres personnels, peut avoir maintes interprétations. La mienne, ici, est avant tout, la dimension littéraire. Il s’agit après tout d’un chef-d’œuvre. Qui me dira le contraire ?

La distanciation – par rapport au moment de l’écriture et celui de la lecture – favorise plus un regard objectif puisque « je » ne suis plus concernée « émotionnellement » par ces écrits. En effet, aujourd’hui, certains me font sourire de par leur cri dans une souffrance d’amour ou d’amitié, ou encore dans un moment de mélancolie lié à l’existence.

A travers ce recueil, je réalise une sorte de frise qui met l’accent sur mon évolution et, en même temps, je témoigne en quoi l’écriture peut servir à la vie !

Il est vrai, aujourd’hui, je continue d’écrire, bien que je n’aie plus cette tristesse dévorante de ma jeunesse et de certains moments de ma vie d’adulte…

J’aime écrire des réflexions, des poèmes amusants, faire retentir mes égarements face à la nature, des poèmes de gratitude ou de célébration à la vie et je demeure toujours comme une étoile filante qui traverse l’univers en différentes aventures étoilées.

J’incite les personnes qui traversent un moment de douleur, de souffrance, de questionnement – mais pourquoi pas aussi de joie –, à (s’) écrire. L’écriture permet de se libérer, de soulager ses peines, de couler ses plaintes et de renaître.

Enfin l’écriture tournée vers soi, vers ses peines, est une manière de s’aimer sans se faire violence, de se rendre service ; survivre, grâce au pouvoir miraculeux de l’écriture !

Pour finir, cette citation de Musset, illustre la dimension esthétique des chants douloureux du poète :

« Quel que soit le souci que ta jeunesse endure
Laisse-la s’élargir, cette sainte blessure
Que les séraphins noirs t’ont faite au fond du cœur ;
Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,

Que ta voix ici-bas doive rester muette.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots. (…)

AU SUJET DE L’AUTEURE

Edwige Chekpo

Née en 1963 au Bénin (ex-Dahomey), l’auteure a découvert très tôt une passion pour la lecture, l’écriture et la langue française. Cet attrait a été encouragé par son père, professeur de français et latin qui aimait partager avec sa fille ses connaissances littéraires (…).

Dès la classe de 6ème, Edwige aimait particulièrement la dissertation française ; puis elle a commencé à écrire des poèmes qu’elle gardait jalousement pour elle-même.

Elle a quitté le Bénin à l’âge de 16/17 ans afin de poursuivre ses études en France.

Son amour pour la langue française l’a incitée à s’orienter vers des études littéraires, après l’obtention de son baccalauréat.

Titulaire d’une Licence es Lettres et d’une Maîtrise FLE (français Langue étrangère), elle a expérimenté pour la première fois, en 1988, la carrière d’enseignante au Collège Sègbèya (Bénin) lors d’un stage.

Puis en 1990, elle obtient un DEA – Diplôme d’Études Approfondies – en Littérature Comparée à Paris IV Sorbonne avec Mention.

En 1995, elle démarre réellement sa carrière d’enseignante. Puis en 1999, elle s’oriente vers la formation d’adultes plus précisément la préparation de concours paramédicaux/médicaux et de carrières sociales dans le Nord de la France et, plus tard, auprès du Greta en région parisienne.

Depuis 1999 elle encadre des formations en alternance et exerce actuellement en tant que professeure de français en classes de BTS et BAC PRO.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Nouveaux livres

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