Profil de l’industrie du livre en Ontario par Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO)

ontario_livres_profil_03Introduction

L’édition de livres au Canada est une industrie de 1,9 milliard de dollars, près des deux tiers des revenus étant générés en Ontario1.

En Ontario, l’écosystème de l’édition de livres inclut de grandes maisons d’édition appartenant à des intérêts étrangers ainsi que de plus petites entreprises appartenant à des intérêts canadiens. Le secteur ontarien de l’édition sous contrôle canadien est principalement composé d’entreprises privées établies de longue date. Près des trois-quarts des maisons d’édition de l’Ontario qui ont répondu à un récent sondage sont exploitées depuis plus de 20 ans et la moitié des entreprises ayant répondu pourraient être considérées comme de petites entreprises, ayant déclaré des revenus inférieurs à 1 million de dollars en 20112. Les plus grosses maisons d’édition de livres exploitées au Canada appartiennent à des intérêts étrangers. La plupart des maisons d’édition de l’Ontario publient des livres en anglais et sont établies à Toronto. Les six maisons d’édition de langue française de l’Ontario sont situées à Ottawa, Sudbury et Toronto3.

Les auteurs et les maisons d’édition de l’Ontario sont souvent reconnus pour leur travail exceptionnel :

  • L’auteure Lynn Coady a remporté le Prix Giller Scotiabank de 2013 pour son recueil de nouvelles Hellgoing publié par House of Anansi Press. La poète native de l’Ontario Anne Carson a remporté le Griffin Poetry Prize de 2014 pour son recueil Red Doc (McClelland & Stewart).
  • Plusieurs livres de l’Ontario ont remporté des Prix littéraires du gouverneur général en 2013. Fault Lines de Nicolas Billon a été le gagnant de la catégorie Théâtre de langue anglaise; il a été publié par Coach House Books. Dans la catégorie Jeunesse – Illustration, le prix a été décerné à Matt James pour Northwest Passage, publié par la maison d’édition pour jeunes Groundwood Books.
  • En 2014, le Prix littéraire Trillium dans la catégorie langue anglaise a été attribué à la dramaturge Hannah Moscovitch pour This is War (Playwrights Canada Press/Banff Centre Press). Marguerite Andersen a reçu le Prix littéraire Trillium dans la catégorie langue française pour La mauvaise mère publié par Éditions Prise de Parole. Le Prix de poésie Trillium de langue anglaise a été décerné à Souvankham Thammavongsa pour Light (Pedlar Press), et Daniel Groleau Landry a remporté celui de langue française pour Rêver au réel (Les Éditions L’Interligne).

Taille de l’industrie et impact économique

Les renseignements qui suivent concernant l’emploi, les revenus et le marché de consommation donnent un bref aperçu de l’activité dans l’industrie fondé sur les meilleures données disponibles. Bon nombre des chiffres correspondant aux éditeurs appartenant à des intérêts canadiens qui figurent dans ce profil incluent un nombre très limité de grandes entreprises dont les caractéristiques sont souvent très différentes de celles des petites et moyennes maisons d’édition. Les deux plus grandes maisons d’édition appartenant à des intérêts canadiens représentaient 34 % du marché total de l’édition appartenant à des intérêts canadiens en 20124.

ontario_livres_profil_02

Emploi et salaires

En 2012, les éditeurs canadiens ont versé 382 millions de dollars en salaires, traitements et avantages sociaux, soit une augmentation de 2,7 % par rapport à 2010. Les éditeurs de l’Ontario représentaient 67 % de ces salaires, traitements et avantages sociaux, pour un total de 256 millions de dollars en 20125.

Revenus et chiffres connexes

(N.B. : Sauf indication contraire, les chiffres qui suivent incluent l’ensemble des maisons d’édition de livres du Canada, qu’elles appartiennent à des intérêts canadiens ou étrangers.)

  • Les éditeurs de livres implantés au Canada ont déclaré des revenus d’exploitation de 1,87 milliard de dollars en 2012, soit une baisse de 6,0 % par rapport à 2010. Les éditeurs ont aussi réduit leurs dépenses d’exploitation, mais ces réductions n’ont pas compensé entièrement la baisse de revenus. Par conséquent, les marges bénéficiaires sont passées de 11,2 % en 2010 à 9,4 % en 20126.
  • Les éditeurs de livres de l’Ontario ont déclaré des revenus d’exploitation de 1,23 milliard de dollars en 2012, soit une diminution d’environ 9 % par rapport au 1,29 milliard de dollars déclarés en 2010, mais la part ontarienne du total des revenus d’exploitation nationaux a augmenté quelque peu au cours de cette période de deux ans, passant de 64,6 % à 65,7 %7.
  • Une étude récente a révélé que le total des revenus des maisons d’édition ontariennes appartenant à des intérêts canadiens en 2011 s’est élevé à un peu plus de 319 millions de dollars8.
  • La même étude a fourni des estimations de l’impact direct, indirect et induit sur les emplois, le revenu des ménages et le PIB. On estime à 2 590 le nombre d’emplois générés en 2011 dans l’ensemble du Canada par ces maisons d’édition ontariennes appartenant à des intérêts canadiens, dont 1 660 ETP directement dans l’industrie du livre. De même, à l’échelle du Canada, l’industrie de l’édition de livres aurait généré 117,5 millions de dollars en revenu des ménages, dont 90,3 millions de dollars en Ontario. Le PIB total généré est estimé à 197,4 millions de dollars à l’échelle du Canada, et à 159,8 millions de dollars en Ontario9.
  • En 2011, les dépenses d’exploitation des maisons d’édition ontariennes appartenant à des intérêts canadiens ont représenté un peu plus de 263,7 millions de dollars. Elles ont été d’un peu plus de 116,8 millions de dollars, soit 44 %, en Ontario. Toujours en 2011, ces entreprises ont également versé un montant estimé à 73,6 millions de dollars en salaires et avantages sociaux, dont 58,8 millions de dollars en Ontario10.
  • Les ventes de livres imprimés continuent de représenter la grande majorité des revenus des maisons d’édition ontariennes appartenant à des intérêts canadiens, soit plus de 88,5 % en 2011. Les ventes de livres imprimés par les détaillants traditionnels constituaient 50 % des revenus de 2011, tandis que les circuits de vente numériques représentaient près de 4 %. (Ce chiffre exclut Harlequin Entreprises. Les ventes numériques de Harlequin constituaient près de 15 % du total de ses ventes11.)

ontario_livres_profil_02

Marché de la consommation

  • Au Canada, le volume de ventes de livres imprimés par les circuits traditionnels a diminué de 3 % en 2013 par rapport aux niveaux atteints en 2012. Les éditeurs appartenant à des intérêts canadiens ont déclaré un volume de ventes de 3,8 millions de livres, ce qui représente 52,4 millions de dollars de vente au détail, soit une baisse de 14 % du nombre d’unités vendues et de 15 % du produit des ventes par rapport à 2012. Le prix catalogue moyen pour les livres à couverture souple d’édition générale publiés par des éditeurs appartenant à des intérêts canadiens est resté stable à 17,99 $ en 2013, tandis que le prix catalogue des livres à couverture souple à grande diffusion a augmenté quelque peu pour passer de 7,37 $ à 7,42 $ pendant la même période12.
  • La littérature jeunesse est le genre qui a affiché les meilleures ventes au Canada en 2013, avec une part de 19 % de la valeur des ventes et de 27 % du volume des ventes chez les détaillants traditionnels. Les ouvrages généraux de fiction viennent au deuxième rang avec une part de 14 % de la valeur des ventes et de 13 % du volume des ventes13. Les éditeurs appartenant à des intérêts étrangers ont généré une grande proportion de ces ventes.
  • D’après The Canadian Book Consumer 2012, Book-Buying Behaviour in Canada, le consommateur de livres moyen au Canada a acheté 2,8 livres par mois, et un Canadien sur trois environ achète des livres. La majorité des acheteurs ont tendance à privilégier une version ou l’autre : 85 % choisissent la version papier et un peu moins de 20 % optent pour la version électronique, tandis que près de 7 % achètent aussi bien des livres imprimés que des livres électroniques. Toutefois, les acheteurs des deux versions (imprimées et électroniques) se procurent 4,5 livres par mois, à comparer à 2,6 livres pour les acheteurs de livres imprimés et à 2,7 livres pour les acheteurs de livres électroniques. À l’heure actuelle, il s’achète moins de livres électroniques pour les jeunes que pour les adultes, car la catégorie pour les jeunes englobe les livres d’images ainsi que ceux qui s’adressent à des jeunes adultes, et le nombre de livres d’images électroniques disponibles est limité14.
  • En 2013, 20 % des acheteurs de livres se sont procuré un ou plusieurs livres électroniques, ce qui est supérieur au 18 % affiché en 2012. Certaines des principales raisons pour lesquelles des consommateurs décident d’acheter la version électronique au lieu de la version imprimée : les livres électroniques sont faciles à transporter et accessibles instantanément. Par contre, les facteurs qui nuisent à l’adoption des livres électroniques englobent les suivants : restrictions pour les prêts et les emprunts, ainsi que pour le transfert des livres d’un appareil à un autre, nombre d’ouvrages offerts en version électronique limité et perception que des livres électroniques ne se donnent pas bien en cadeau15.

Tendances et enjeux

Cette section fournit des renseignements sur les taux de croissance, les tendances et les enjeux émergents de l’industrie nationale et internationale de l’édition.

Taux de croissance et tendances de l’industrie

  • Si la plupart des éditeurs ontariens qui ont répondu à un récent sondage visent une croissance au Canada et aux États-Unis au cours des deux prochaines années, plus de la moitié d’entre eux cherchent des possibilités de croissance à court terme au R.-U., et un tiers en Europe. Parmi les principaux défis à relever, les éditeurs ont mentionné l’accès à des capitaux abordables, le changement des modèles de fonctionnement et la concurrence des autres médias en vue d’attirer l’attention des lecteurs16.
  • Bien que les ventes de livres numériques soient en hausse, les éditeurs doivent continuer de publier à la fois des livres électroniques et des livres imprimés, car les ventes de livres imprimés dominent toujours le marché. Selon les éditeurs interrogés, le revenu généré par un livre numérique représente environ 88 % du revenu de la vente d’un livre imprimé. Cependant, la marge bénéficiaire moyenne sur les ventes de livres numériques est légèrement plus élevée que sur les ventes de livres imprimés17.
  • Selon les prévisions, le marché mondial de l’édition pour les livres grand public, éducatifs et pour professionnels devrait croître à un taux annuel composé de 1,1 %, pour atteindre 128,0 milliards de dollars américains d’ici 2018. Les livres électroniques grand public continuent d’afficher la croissance la plus rapide, soit à un taux annuel composé de 17,6 %, tel que prévu d’ici 2018. PwC prévoit que 2018 sera l’année où les livres électroniques généreront la plus grande partie, soit 52 %, des revenus des éditeurs de livres grand public18.
  • Selon PwC, le marché canadien de l’édition devrait croître, dans son ensemble, à un taux annuel composé de 1,5 % pour passer de 2,15 milliards de dollars américains en 2013 à 2,31 milliards de dollars américains d’ici 2018. Le marché des livres imprimés grand public et des livres audio devrait par contre se resserrer légèrement entre 2013 et 2018 (-2,8 %), mais l’essor des livres électroniques (13,1 %) compensera cette tendance. Les livres imprimés représentent actuellement les deux tiers de tous les livres achetés, et PwC prévoit que d’ici 2018, la part du marché des livres électroniques sera de 37 % pour les livres grand public, éducatifs et pour professionnels. Le marché des livres électroniques du Canada a augmenté plus rapidement que celui des États-Unis entre 2010 et 2012, mais PwC prévoit que les taux de croissance seront plus élevés aux États-Unis qu’au Canada entre 2013 et 201819.
  • Les ventes de livres électroniques au Canada ont continué d’augmenter en 2012, et les livres électroniques ont représenté environ 15 % des ventes unitaires réalisées au Canada anglophone cette année-là. Le comportement des acheteurs de livres électroniques est également en train de changer. En 2010, si un livre imprimé n’était pas en stock, 74 % des consommateurs préféraient attendre qu’il soit disponible, mais ils ne sont plus que 33 % à faire ce choix en 2012. Les ventes de livres électroniques sont les plus fortes dans la catégorie fiction, les livres policiers arrivant en tête, suivis des romans d’amour20.
  • D’après un récent sondage de BookNet, quelque 90 % des éditeurs canadiens produisent des livres électroniques à l’heure actuelle, les autres amorçant le processus ou projetant de le faire. Les éditeurs prennent cette orientation dans le but d’augmenter leurs ventes et l’accessibilité de leurs livres. Une minorité d’éditeurs (27 %, la plupart étant de grandes sociétés) ont mis sur pied un programme selon lequel certains livres sont uniquement disponibles en version électronique. De nombreux éditeurs font aussi des essais avec de nouvelles versions et de nouveaux outils de distribution, tels que des livres améliorés (spécialement en y ajoutant des caractéristiques audio et vidéo) et des applications21.
  • Les éditeurs ont généralement recours à de multiples circuits de vente pour les livres électroniques, et les principaux circuits des éditeurs d’ouvrages d’intérêt général diffèrent de ceux de manuels scolaires ou destinés aux professionnels. Les détaillants de livres électroniques constituent le circuit de vente clé pour les éditeurs d’ouvrages d’intérêt général, les intermédiaires (grossistes) et les ventes directes aux lecteurs ayant aussi une certaine importance. Par contre, la vente en gros est le plus important circuit de vente pour les livres savants. Les ventes de livres électroniques constituent toujours une faible source de revenus pour la plupart des éditeurs, deux éditeurs sur trois tirant moins de 10 % de leurs revenus annuels de ces ventes22.

Enjeux au pays et à l’étranger

  • Les acteurs de l’industrie du livre surveillent de près la politique du gouvernement fédéral en matière d’investissements étrangers dans le domaine de l’édition au pays. À l’heure actuelle, la Loi sur Investissement Canada interdit la propriété étrangère dans les secteurs de l’édition, de la distribution et de la vente au détail de livres au Canada; le ministère du Patrimoine canadien [http://www.pch.gc.ca/] peut décider d’approuver une exception à la règle s’il établit que le Canada tirera un avantage net de la propriété étrangère23. Patrimoine canadien a consulté les intervenants à propos de la politique fédérale en 2010, mais aucun changement n’a été apporté à ce jour. Les réactions face à la politique en matière d’investissements étrangers et à la façon dont la politique est mise en œuvre varient selon les différents segments de l’industrie de l’édition. L’Association of Canadian Publishers a fait savoir qu’elle était favorable au maintien de la politique du Canada visant les restrictions actuelles sur les investissements étrangers dans l’industrie de l’édition de livres, et que tout changement devrait inclure des mécanismes de transparence et de communication d’information sur la réalité des avantages tirés des investissements étrangers24. En mai 2014, Torstar Corporation a annoncé qu’elle projette de vendre le plus grand éditeur appartenant à des intérêts canadiens, Harlequin, à l’entreprise médiatique News Corp établie à New York pour 455 millions de dollars. Harlequin deviendrait alors une division de la filiale HarperCollins Publishers de News Corp. La transaction ne pourra être effectuée avant que les actionnaires ne l’aient approuvée officiellement et qu’il ne soit démontré qu’elle respecte les lois sur la concurrence du Canada et des États-Unis25.
  • Après plus de dix ans de discussions et de consultations, la Loi sur le droit d’auteur du Canada a été largement modifiée en 2012 par l’adoption du projet de loi C-11. De nouvelles dispositions sur l’utilisation équitable donnent davantage de souplesse pour se servir de certaines œuvres protégées sans avoir à obtenir d’autorisation ou à payer de droits; l’utilisation équitable étendue au secteur de l’enseignement, en particulier, a des effets importants sur l’industrie de l’édition de livres26. La décision rendue par la Cour suprême en 2012 dans l’affaire opposant Access Copyright et la province de l’Alberta a donné aux étudiants et aux enseignants de nouveaux droits à l’égard de l’utilisation d’œuvres protégées aux fins de recherche et d’étude privée, et certains établissements d’enseignement choisissent maintenant de renoncer à leurs ententes de licence avec Access Copyright, estimant que les dispositions sur l’utilisation équitable couvrent leur utilisation d’œuvres protégées en salle de classe27. Access Copyright a entamé une action en justice contre les établissements d’enseignement et a demandé à la Commission du droit d’auteur d’homologuer un tarif qui pourrait servir de mécanisme d’application28.
  • En 2012, l’Association of Canadian Publishers a publié un rapport intitulé Consultation on K to 12 Educational Publishing in Canada, qui fournit de l’information aux éditeurs membres de l’Association qui œuvrent dans le secteur des manuels scolaires destinés aux élèves de la maternelle à la 12e année en vue d’accroître leur participation dans ce marché. Le rapport fournit également à l’organisme des conseils stratégiques pour les aider à stimuler les affaires dans ce secteur au nom de leurs membres.
  • Ces dernières années, les librairies traditionnelles ont dû relever les défis causés par de nouvelles réalités, telles que la concurrence exercée par la vente au détail en ligne, l’apparition des livres électroniques et, dans certains marchés, la hausse des loyers. Certaines librairies ont fermé leurs portes, tandis que d’autres, comme le plus grand détaillant canadien de livres, Indigo, ont diversifié leur marchandise. Cela a entraîné la réduction de l’espace consacré à la vente au détail de livres, ce qui, selon certains, constitue un défi pour la découverte de livres. Les éditeurs ont réagi notamment en élaborant des stratégies de ventes directes aux consommateurs29.

Aides de l’État

Les renseignements figurant dans cette section donnent un aperçu d’une partie de l’aide gouvernementale accordée à l’industrie de l’édition de livres. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de l’aide gouvernementale disponible.

  • Le ministère du Patrimoine canadien a restructuré l’ancien Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) qui est devenu le Fonds du livre du Canada le 1er avril 2010. Le financement annuel accordé par le gouvernement fédéral à l’industrie a été maintenu à 39,5 millions de dollars grâce à un prolongement de cinq ans du versement de fonds supplémentaires de 9 millions de dollars, ces fonds étant censés être éliminés progressivement en 2009-2010. Dans son Plan d’action économique de 2014, le gouvernement fédéral a rendu ce financement supplémentaire permanent en engageant un soutien annuel continu de 9 millions de dollars dans le cadre du Fonds du livre du Canada à compter de 2015-201630.
  • En 2014-2015, les éditeurs ontariens ont accès à une aide financière provinciale dans le cadre de divers programmes de la SODIMO et crédits d’impôt : le Fonds du livre de la SODIMO, le Fonds de la SODIMO pour l’exportation du livre et le crédit d’impôt de l’Ontario pour les maisons d’édition (CIO-ME). Grâce à son Programme de développement de l’industrie, la SODIMO offre également un soutien aux organisations de l’industrie du livre pour des événements et des activités qui stimulent la croissance de l’industrie.
  • D’autres mécanismes de financement aux paliers fédéral et provincial comprennent le programme du Conseil des arts du Canada intitulé Aide à l’édition de livres (volets Subventions aux nouveaux éditeurs et Subventions générales) et le programme du Conseil des arts de l’Ontario Block Grants to Book Publishers (ainsi que le programme Édition destiné aux éditeurs de livres en français).
  • La SODIMO a parrainé le Prix littéraire Trillium, qui a célébré son 27e anniversaire en 2014. Le prix plus prestigieux des prix littéraires de la province, il rend hommage à l’excellence des écrivains de l’Ontario. Parmi les anciens lauréats, mentionnons Margaret Atwood, Michael Ondaatje, Timothy Findley, Ian Brown, Michèle Matteau et Alice Munro.

État au 18 juin 2014

Notes de fin

  1. Statistique Canada, « Éditeurs de livres, 2012 », no de catalogue 87F0004X, tableau 1, mars 2014.
  2. Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), Étude de l’incidence économique de l’industrie de l’édition de livres en Ontario, juillet 2013, p. 8.
  3. Lucie Hotte et coll., La Chaîne du livre en Ontario français : un état des lieux, juin 2010, Chaire de recherche sur les cultures et les littératures francophones du Canada, p. 83.
  4. BookNet Canada, The Canadian Book Market 2012, p. 14. Selon le volume des ventes.
  5. Statistique Canada, « Éditeurs de livres, 2012 », tableau 1.
  6. ibid., tableau 1 et Faits saillants.
  7. Ibid., tableau 1.
  8. SODIMO. N.B. : Les conclusions de ce rapport se rapportent uniquement aux maisons d’édition de livres appartenant à des intérêts canadiens en Ontario et n’incluent pas de données concernant les entreprises multinationales comme le font les données de Statistique Canada; une comparaison directe avec les données de Statistique Canada est donc impossible.
  9. ibid.
  10. ibid.
  11. ibid.
  12. BookNet Canada, The Canadian Book Market 2013, p. 10, 14-15. À l’heure actuelle, BookNet ne suit qu’une petite fraction des ventes des détaillants en ligne au Canada et ne suit pas les ventes de livres électroniques au pays.
  13. ibid., p. 12-13.
  14. BookNet Canada, The Canadian Book Consumer 2012, Book-Buying Behaviour in Canada, p. 12, 15, 20.
  15. BookNet Canada, The State of Digital Publishing in Canada 2013, mars 2014, p. 3-4.
  16. SODIMO.
  17. ibid.
  18. PwC, Global Entertainment and Media Outlook 2014-2018: Book Publishing, p. 2-3.
  19. ibid., p. 9-10.
  20. BookNet Canada, The Canadian Book Consumer 2012, Book-Buying Behaviour in Canada, p. 30.
  21. BookNet Canada, The State of Digital Publishing in Canada 2013, p. 22.
  22. ibid., p. 33.
  23. Ministère du Patrimoine canadien, Investir dans l’avenir des livres canadiens, document de consultation, juillet 2010.
  24. Association of Canadian Publishers, soumission au ministère du Patrimoine canadien sur l’Examen de la Politique révisée sur les investissements étrangers dans l’édition et la distribution du livre, 2010.
  25. « Torstar sells Harlequin to News Corp. for $455M », The Toronto Star, 2 mai 2014.
  26. Stuart Woods, « Universities push back against Access Copyright lawsuit », Quill and Quire, 18 avril 2013.
  27. ibid.
  28. Access Copyright, « Canada’s writers and publishers take a stand against damaging interpretations of fair dealing by the education sector », communiqué, 18 avril 2013; Association of Canadian Publishers, Rapport annuel 2013.
  29. Francine Kopun, « One-time Goliath turns the page », The Toronto Star, 10 mai 2014; Marcus Gee, « Are bookstores dead, or turning a new page? », The Globe and Mail, 4 avril 2014.
  30. Ministère du Patrimoine canadien, « Le gouvernement du Canada renouvelle son investissement dans l’édition canadienne en mettant l’accent sur la technologie numérique », communiqué, 22 septembre 2009; ministère des Finances Canada, Sur la voie de l’équilibre : Créer des emplois et des opportunités, 11 février 2014.

Source : Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO)

Advertisements

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , ,
Publié dans Recherches

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
%d blogueurs aiment ce contenu :