Nouveauté : Mémoires de Solfège, Tome 1 – Le bris du silence, Paul Angèle, Roman fiction, Fondation littéraire Fleur de Lys

Microsoft Word - n.paul-angele.1.doc

Mémoires de Solfège
Tome 1 – Le bris du silence

Paul Angèle
Roman fiction, nouvelle édition,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 254 pages.
ISBN 978-2-89612-387-2
Exemplaire papier
Exemplaire numérique

PRÉSENTATION

Charles Isaac, chercheur, visionnaire, crée une superordinateure qui brise les frontières du silence inter-espèces et permet d’avoir un dialogue avec les animaux. Son premier interlocuteur : Solfège, le chat que Charles a tiré de sa cage d’animalerie, au grand désarroi du chaton pour qui cette «Grande Salle à cages» avait toujours constitué l’Univers connu.

Gaia, scientifique, climatologue, femme d’un caractère à faire trembler les insolents, et sa fille Marie, qui n’a pas connu son père, se joindront à la petite équipe et formeront une nouvelle famille, sans savoir ce qui les attend…

Suivra bientôt un deuxième interlocuteur animal, ou plutôt une interlocutrice, un dauphin femelle qui viendra bouleverser l’ordre établi et lancer des ondes de choc qui frapperont jusqu’au Siège des Nations Unies, et plus loin encore…

EXTRAIT DU CHAPITRE 1

Comment mon père m’a mis au monde

Quand je remonte dans mes souvenirs, jusqu’aux premières images qu’il m’est possible d’évoquer, je vois, au travers de barreaux de métal, une grande salle jaune et grise bourrée de tablettes encombrées et de coins et recoins truffés d’objets disparates.

Je dis jaune et grise. Parfois jaune, parfois grise, serait sans doute plus exact.

Aujourd’hui, je comprends que cela dépendait du niveau d’ensoleillement à l’extérieur mais, à l’époque, je croyais que la salle changeait, inexplicablement, de couleur. Les jours ensoleillés, le jaune éclaboussait le gris et le rendait lumineux. Par contre, les jours ternes, ce même jaune virait au gris.

Moi aussi.

À travers mes souvenirs de barreaux, je revois des humains qui passent. Qui entrent, passent, s’arrêtent parfois pour émettre des sons en mettant leurs doigts entre les tiges de métal, puis discutent un peu et ressortent. Comme les jours et les nuits, je les regardais passer, dans ce monde à cages.

Nous étions quatre derrière les mêmes barreaux. Tellement froids ces barreaux, tellement ternes, tellement là ! Toujours devant mes yeux. Comme si on m’avait forcé à porter des lunettes aux verres grillagés. Des fenêtres de prison.

Maintenant je sais que nous étions tous dans la grande pièce d’un commerce et qu’à l’extérieur il y avait un monde immense mais, à l’époque, cette pièce jaune et grise enfermant nos cages constituait pour moi tout l’Univers.

La provenance des humains passant le seuil de la porte était un mystère impénétrable. Des frissons me traversaient le dos chaque fois qu’ils entraient dans notre monde. J’étais alors envahi par l’angoisse d’assister, à nouveau, impuissant et terrifié, à l’enlèvement de l’un d’entre nous. On ne revoyait jamais ceux qui étaient choisis et emmenés. Lorsqu’il s’agissait d’un petit chat, comme moi, on le mettait carrément dans une boîte de carton, percée maladroitement et à la hâte de quelques trous pour laisser passer un peu d’air, sous le regard du chaton terrorisé. J’avais une peur folle d’être choisi et emmené de la sorte.

Parmi les humains, il y en avait un qui n’entrait qu’une fois par jour, le matin, et ne ressortait que le soir : l’homme du comptoir. Nous savions que cet homme n’enlevait pas les animaux. Par contre, il ne s’y opposait pas. Il avait même l’air de détenir le pouvoir d’autoriser ces méfaits, en échange de quoi on lui donnait des pièces de métal et des billets de papier auxquels il semblait accorder une valeur particulière. Ce comportement me paraissait aberrant car, en-dehors de ce sinistre commerce, l’individu prenait soin de nous.

Il nous servait notre nourriture et nettoyait nos litières dès son arrivée et chaque soir avant de partir. Le reste de la journée, il se tenait derrière son comptoir, sauf lorsqu’il devait s’occuper des visiteurs ou faire du rangement ou dérangement sur les tablettes. Le midi, il avalait en quelques minutes un repas qu’il tirait d’une boîte en plastique, puis il remuait des papiers et des crayons, sans doute pour s’amuser et passer le temps, comme nous.

Des papiers et des crayons… Comme jouets on avait mieux, telles les souris en peluche et les balles à cloches.

J’ai faim.

AU SUJET DE L’AUTEUR

p.paul-angele.300

Né à Saint-Paul de Montmagny, petit village des Appalaches, au Québec, Paul Angèle évoque son enfance en disant : « On carburait au rêve… »

Développeur de logiciels depuis 1985, il a été passionné par l’écriture dès l’adolescence, avec un premier roman inédit à l’âge de 15 ans. Cette passion ne l’a pas quitté.

Il a aussi été fasciné par la peinture pendant des années : quelque 150 toiles.

La musique a également occupé une grande place dans sa vie, particulièrement à une époque où il travaillait comme chansonnier.

Toutefois, l’écriture a toujours été, et demeure, sa plus grande passion.

DU MÊME AUTEUR

Les apprentis détectives
Collection de 8 romans pour enfants,
Les Éditions CEC, 2010

Effe
Roman
Éditions Hurtubise, 2013

Les apprentis détectives
Série Mathématique,
Collection de 8 romans pour enfants,
Les Éditions CEC, 2015

Mémoires de Solfège
Roman fiction
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2016

En savoir plus et commander votre exemplaire

Advertisements

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , , , , , , , ,
Publié dans Nouveaux livres

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
%d blogueurs aiment ce contenu :