Les Français et le plaisir d’écrire, sondage réalisé par Odoxa pour Amazon

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« Ecrire ne coûte rien, mais nous procure d’infinis plaisirs »…( Raymond Queneau, Pensées) Les Français goûtent-ils encore à ce plaisir ou est-il suranné ? Ce sondage aborde aussi la question de l’auto-publication qui se développe aujourd’hui sur internet et du prix du livre électronique.

La moitié des Français aiment écrire. A rebours des clichés, c’est surtout le cas des jeunes

Le plaisir d’écrire appartient-il à un autre temps ? Non : il y a encore des Français qui aiment cela et ils sont nombreux. Qu’il s’agisse de l’écriture-loisirs (journal intime, blog…), de correspondance ou de travail, 1 Français sur deux aime écrire (dont 14% beaucoup). Serait-ce avant tout un plaisir féminin ? Les femmes sont plus motivées que les hommes (55% contre 44%). Mais surtout, de manière contre-intuitive, les jeunes Français sont plus portés sur l’écriture que leurs aînés. C’est comme si le goût de l’écriture tendait à s’épuiser avec le temps et la vie professionnelle. Ainsi les 18-24 ans sont 59% à aimer écrire, 54% chez les 25-34 ans et la proportion tombe à 44% chez les 35-49 ans. L’appétit d’écrire revient après 50 ans mais sans atteindre le niveau observé chez les plus jeunes (il « culmine » à 56% chez les 65 ans et plus).

Pour les Français, l’écriture serait un bienfait pour la santé ! Ils citent en effet « faire travailler sa mémoire » comme première vertu de l’écriture (44%), assez loin devant le fait de faire passer des messages difficiles (36%), parvenir à décrire des sentiments (30%), s’évader (20%) et se détendre (17%). Ce travail sur la mémoire ne serait pas l’apanage des seniors puisqu’il est cité comme premier bénéfice également par les 18-24 ans (35% de citations), à égalité avec le fait de parvenir à décrire ses sentiments. Le risque de voir sa mémoire fuir, souvent associé à une société sous perfusion de Wikipedia et des GPS, n’est donc pas seulement une histoire que se raconteraient « les vieux ».

Près d’un tiers des Français a déjà écrit ou a songé à écrire un livre, plutôt un roman

Ecrire est une chose, s’atteler à un livre en est une autre ! Mais la proportion d’écrivains ou d’écrivains potentiels est loin d’être négligeable puisque ce pari a tenté plus de 3 Français sur 10 (31%). Parmi ceux-là 4% sont passés à l’acte et 27% en sont restés au stade de projet. Une envie qu’a caressée une forte proportion de jeunes (42% des 18-24 ans) sans toutefois s’atteler souvent à l’ouvrage (4%). Quand ils écrivent ou qu’ils envisagent de le faire, les Français partent sur l’idée d’un roman (56%), un genre littéraire qui écrase les autres sûrement parce que c’est aussi ce qu’ils préfèrent lire comme ont pu le montrer différentes études sur le sujet. La biographie ou autobiographie est citée en second (26%, 49% chez les 65 ans et plus) puis, de manière plus marginale le livre jeunesse (8%), le livre historique (5%), la BD fermant la marche (3%). C’est le goût de l’écriture (40%), tout simplement, qui amène le plus souvent au projet du livre, devant l’envie de transmettre une histoire à sa descendance (31%), la thérapie par l’écriture (19%) ou l’expertise d’un sujet (10%). L’envie de transmission est toutefois bien plus forte chez les hommes (43% contre seulement 23% chez les femmes), c’est chez eux la première motivation devant le goût de l’écriture (36%).

La publication : obstacle difficile pour 9 Français sur 10. L’auto-publication apparaît attractive

Ecrire un livre peut certes apporter de la joie, mais nécessite efforts et rigueur. Et une fois l’ouvrage terminé, si on en est satisfait, encore faut-il trouver un éditeur. Pour quasiment tous les Français (92%) cette mission apparaît difficile (voire très difficile pour 44% d’entre eux). Dès lors, l’auto-publication se révèle attractive pour les personnes concernées (écrivains ou potentiels écrivains) : ils sont 73% à considérer que cette méthode, qui se développe sur internet, pourrait les intéresser pour publier leur propre livre.

En face, le public devrait être présent puisque près de 6 Français sur 10 (57%) se disent prêts à payer un livre publié sur ce type de plateforme. Toutefois, pour mesurer le potentiel réel (et relativement immédiat) de lecteurs, il faut regarder ceux qui se déclarent « certains » de payer pour lire un livre auto-édité : cela représente 6% de Français soit près de 3 millions de lecteurs en France. Les avis et notations apparaissent largement comme le facteur le plus incitatif à l’achat d’un livre auto-publié. 68% des Français les citent (37% les avis détaillés et 31% les notes), devant la possibilité de lire gratuitement des extraits de l’œuvre convoitée (38%) et un prix très bas (31%).

Les avis, il est vrai, apparaissent désormais comme le sésame qui déclenche l’achat d’un bien culturel sur internet (livre, cinéma, théâtre) : les deux tiers des Français (64%) les regardent avant de prendre leur décision.

Près de 3 Français sur 10 ont déjà lu un livre sous format électronique

Si le livre auto-édité sur internet est attrayant c’est aussi parce que les Français commencent à se familiariser avec le livre électronique. 3 Français sur 10 nous disent qu’ils ont déjà eu l’occasion d’en lire un (ce qui ne signifie pas qu’il en ait acheté un eux-mêmes). Toutefois, pour que ce format puisse réellement se développer, encore faudrait-il que son prix soit attractif. 90% des Français estiment qu’il doit être moins cher que le livre sur papier et 71% considèrent même qu’il doit être « nettement » moins cher !

Céline Bracq,
Odoxa

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Odoxa

Voir aussi

Etude Edilivre : les Français, l’édition et l’auto-édition

FRANCE : «Le peuple en écriture»

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