L’avenir de la critique : « Remplacer Candy Crush par Claude Simon » via ActuaLitté

actualitte_logo_02(ActuaLitté – Camille Cornu – 21 noevmbre 2015) Les réseaux sociaux et les comportements web ont modifié notre façon de partager nos lectures. Hier se tenait au CNL un colloque sur le rôle de l’écrivain « social », la condition de l’écrivain à l’âge numérique, avec une réflexion sur l’avenir de la critique culturelle. Devant des formes de lecture transformées et une surabondance de contenus, la fonction critique traditionnelle a été mise à mal. Moins lus, les critiques traditionnels peinent à conserver leur fonction de prescripteur, rôle récupéré par les internautes et les algorithmes de recommandation. L’occasion d’interroger la nécessité d’un nouveau modèle, la smart curation, qui concilierait algorithmes et jugement humain. 
Brian J. Matis, CC BY-NC-SA 2.0

Brian J. Matis, CC BY-NC-SA 2.0

« Notre valeur ajoutée, c’est le bouche à oreille »

Interrogé sur la promotion de son livre, Quentin Leclerc, auteur du Boloss des belles lettres (Flammarion), originellement lancé sur Tumblr, avoue que cela n’a pas été difficile. Lorsque lui et son coauteur Michel Pimpant ont créé le Tumblr où a commencé leur livre, ils avaient un compte Twitter. Ils y partageaient des extraits de leur site, devenu par la suite un livre. L’audience du livre existait donc déjà avant sa publication… le web et ses retours positifs auraient ici joué un rôle de prépublication, justifiant son existence, puisque sa visibilité sur le web est déjà assurée. 

Le cofondateur de Babelio, réseau de lecteurs, Guillaume Teisseire, confirme que ce livre n’a pas besoin d’eux, c’est un livre qui vient du web, qui y a donc déjà son audience. Leur rôle serait presque l’inverse : utiliser le web pour offrir une visibilité à des livres oubliés de la presse : « Notre valeur ajoutée, c’est le bouche-à-oreille. Les livres qui profitent de Babelio sont ceux qui ne bénéficient pas de la presse, en particulier la littérature de genre et la littérature jeunesse. »

Puisque la source première de trafic sur Babelio provient des moteurs de recherches, l’équipe a tout misé sur son référencement. Et Guillaume Teisseire d’annoncer fièrement : « On se bat avec Amazon, on sort dans les premiers résultats. On a un contenu frais, de qualité, abondant, ce que Google apprécie. On pousse pour que les non-membres se servent de Babelio comme référence pour avoir des infos. »

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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