Nouveauté : Débardeur de vies…, Tome II – La poursuite, roman, René A. Gagnon, Fondation littéraire Fleur de Lys

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DÉBARDEUR DE VIES…
Tome II – La poursuite
RENÉ A. GAGNON
ROMAN
Collection Le peuple en écriture
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 364 pages.
ISBN 978-2-89612-494-7
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)
Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

PRÉSENTATION

Au troisième jour s’amorce la recherche pour découvrir qui est l’auteur de la tentative de meurtre sur le psychocriminologue Anthony Alvaro. Les détectives Isabelle Lamarre et Hyacinthe Paré de la sureté municipale de Notre-Dame-du-Chène rencontreront huit suspects qui, sans surprise, se déclareront tous innocents. Parmi eux se retrouve un pasteur. Certains seront balayés de la liste des suspects en raison d’un solide alibi. D’autres seront écartés du répertoire puis ils reviendront d’actualité selon d’autres informations récoltées dans le déroulement de l’enquête. Une véritable plongée sera effectuée dans leur intériorité.

L’équipe « la tronçonneuse » de la Sureté du Québec investiguera sur une série inquiétante d’infractions contre la personne qui avait été perpétrée au cours de la nuit précédente : — six personnes dans la vingtaine (deux femmes et quatre hommes) avaient dû recourir à des soins à l’urgence du Centre hospitalier Gabriel Lalemant, — un jeune couple était décédé lors d’une overdose qui semblait fort douteuse, — un striker et une femme âgée de la cinquantaine furent assassinés, — une prostituée avait encaissé des coups et blessures, — un individu avait subi de multiples fractures aux jambes. Tous ces crimes, selon toute vraisemblance, étaient reliés au groupe de motards les « Malos Diablos » et au trafic de stupéfiants. Une pression sera exercée sur leur présumé chef incarcéré, Gérard Casgrain, aux fins de fournir des informations privilégiées.

Une escouade de la GRC se retrouve aux aguets pour découvrir où se situe le patron des « Hotheads », sous quelle identité il voyage et quels figuraient les objectifs de sa venue au pays.

La récupération politique du gouvernement Belhumeur relativement à la tentative de meurtre sur M. Alvaro en établissant la « Loi sur les mesures de sécurité en matière de toxicomanie » s’avèrera un coup fourré. Les journalistes Dupont dans une chronique politique et Senneville lors d’une tribune téléphonique donneront l’occasion de révéler des enjeux sous-jacents au trafic des drogues.

Sera découvert le lien entre l’évêque anglican de Montréal, Mgr Andrew Cunningham, et la victime de la tentative d’assassinat, M. Antony Alvaro. Rapport qui explique l’intervention de l’ecclésiastique auprès du gouvernement.

Madame Deidre O’Connor, épouse de monsieur Antony Alvaro, manifestera en plusieurs occasions son amour et sa loyauté.

Au quatrième jour, lors d’une vérification de renseignements fournis aux enquêtrices, sera démasqué le cerveau de cette machination perverse qui avait entrepris d’éliminer M. Alvaro parce que ce dernier allait contrecarrer ses plans.

Un suspense de page en page.

EXTRAIT # 1

Imagine ce que ton Yohan pourrait subir dans une prison ou dans un pénitencier. Être tabassé et violé à répétition tant qu’il n’acceptera pas de tenir le rôle de serin d’un chef de wing (Être le partenaire sexuel du détenu qui contrôle l’aile, une section, d’une prison.). Essais de te représenter ton fils unique comme se retrouvant le joujou préféré d’un matou. Entends ses pleurs dans la nuit. Regarde son oreiller imprégné de ses larmes. Vois son désespoir, son dégoût de lui-même d’être réduit à faire jouir un dégueulasse malpropre, de devenir l’esclave sexuel d’une bande de pourris. Respire l’odeur de la sueur et du sperme. Il comptera parmi les chanceux s’il n’attrape pas une infection transmise sexuellement. Tends l’oreille à ses lamentations intérieures. Est-ce que tu crois que ton fils ne t’en voudra pas de se retrouver dans un enfer pareil? Penses-tu qu’il ne commencera pas à te haïr discrètement un peu plus chaque jour de l’avoir abandonné entre les mains de tes pires ennemis? Écoute ces cris de douleur dans un appel à l’aide qui demeurera sans réponse. Tu sais très bien que ton gars ne possède pas l’étoffe pour endurer ça. Il maudira le jour où il est né. Il convoquera la mort de tout son être, mais autant les gardiens que les détenus voudront le maintenir en vie. Les uns désireront n’essuyer aucun reproche et les autres espéreront que ça dure le plus longtemps possible. À sa libération, un individu brisé en mille morceaux tentera de survivre aux sévices subis. Par ton silence, tu deviens le complice de ces tortionnaires.

EXTRAIT # 2

Mon amour,

Je t’ai longtemps cherché.

J’ai escaladé les cimes les plus hautes en Orient et en Occident pour t’apercevoir, pour découvrir un indice de ta présence;

j’ai exploré des vallées et des ravins, j’ai retourné chaque pierre pour repérer la trace de tes pas;

et tu demeurais invisible.

J’ai sondé le fond des océans, traversé des rivières, dévalé des rapides,

j’ai ratissé la profondeur des fleuves et des lacs;

et je ne t’ai pas trouvé.

J’ai arpenté des forêts, affronté les jungles du Sud;

j’ai étudié chaque mousse, chaque lichen de la toundra;

j’ai ausculté les immenses horizons de neige et de glace du Grand Nord;

et aucune trace de ton existence.

J’ai sillonné de vastes déserts, visité chaque oasis;

j’ai gravi des falaises, je me suis intéressée à chaque fjord,

toujours rien.

J’ai inspecté les lieux de ta croyance, Rome et Israël, les basiliques et cathédrales, les endroits de pèlerinages;

j’ai remonté le cours de tes origines en Espagne et en Angleterre;

et aucune place n’avait retenu ton nom.

Lasse de te chercher, assoiffée de ton amour, je languissais. Mon corps se desséchait inévitablement sous le soleil aride de la fatalité. Ma langue se collait à mon palais. Ma respiration haletante râlait. Sous le coup de la peine, le sérum et les globules rouges de mon sang se séparaient. Mon cœur s’apprêtait à arrêter de battre.

Puis, dans l’ultime palpitation, au fond de mon être, je t’ai enfin découvert. Tu ne m’avais jamais délaissée. Tu t’y reposais paisiblement. Je t’ai cherché partout, j’ai parcouru tous les mondes connus, et tu te trouvais là, tout près de moi, en moi. Patient, tu attendais de m’y retrouver.

La vie a repris son regain, habitée par ta présence. Tout ce que tu m’as donné de vivre à tes côtés restera à jamais gravé dans mon cœur. Le souvenir de ton amour fera toujours vibrer mon corps comme aux premiers jours. Et chaque fois que je voudrai goûter à nos doux moments, je n’aurai qu’à plonger en moi.

Je sais maintenant que ton amour ne me quittera jamais. Qu’il remplit chacune de mes cellules!

Ta seule et unique Deirdre,

celle qui t’aime plus que toi-même.

EXTRAIT # 3

Par amour pour toi, je ne pouvais faire mieux que de donner ma vie pour sauver la tienne. Je sais que, par moment, la colère gagnera sur la peine et que tu m’en voudras. J’espère qu’un jour tu comprendras qu’à la fin, je t’ai donné tout ce que je pouvais. Je ne peux que prier pour que cette affection ne te quitte jamais. Au revoir. Peut-être un adieu. Et n’oublie surtout pas que je t’aime. Affection. Ton père. Gérard. »

Des larmes s’étaient étalées sur les pages d’un adieu. Quand il eut terminé de lire les derniers mots de son papa, ceux qu’il n’entendrait plus, Yohan éclata en sanglots. Il se jeta dans les bras du Père Kowalski qui l’accueillit chaleureusement en le tenant fermement entre ses bras. Le prêtre, touché par l’émotion, ne put s’empêcher de verser quelques larmes sur la tête de l’adolescent. Témoins éloignés de la scène, Guillaume, Edmond et Zhao furent tous bouleversés de ce qu’ils avaient perçu. Ils se trouvaient conscients du drame qu’un jeune de seize ans traversait. Les pleurs d’Yohan, parfois forts, tantôt ténus, remplissaient le loft aux couleurs asiatiques. Zhao se blottit tout contre son homme et elle reçut d’Edmond une étreinte de réconfort. Guillaume fut plongé dans des secousses émotionnelles similaires à celles de l’adolescent en songeant à ce que sa famille aurait vécu si les « Malos Diablos » étaient parvenus à leur fin. Personne ne bougea et personne ne dit mot tant et aussi longtemps qu’Yohan déversait sa peine. Parfois, il se retirait des bras du prêtre pour s’arracher les cheveux et crier. Stanislas lui reprenait délicatement les mains et Yohan s’épanchait à nouveau sur l’ecclésiastique. Les pleurs s’éteignirent après une bonne vingtaine de minutes. Yohan était dévidé de toute énergie.

— N’es-tu pas tannée qu’on nous prenne pour de pauvres femmes qu’il faut défendre? Nous sommes des personnes autonomes. Nous sommes capables de nous affirmer et de faire face à de nombreux problèmes, de composer avec des réalités qui s’avèrent très dures voire cruelles. Nous sommes en mesure d’occuper des postes de direction et de gouvernement comme n’importe quel homme. Je ne suis pas une faiblesse avec qui l’on devrait transiger avec une extrême délicatesse dans la crainte de me briser.

— Mais toutes les femmes ne sont pas toutes comme toi, Hyacinthe.

— Je suis d’accord. Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais tous les mâles ne se valent pas non plus. On ne peut pas les interchanger dans leur travail et ils ne développent pas tous la pareille qualité relationnelle avec leur épouse et leurs enfants. Il y en a même, je vais te surprendre, qui se montrent particulièrement faibles et démunis. Ne l’as-tu pas constaté à plus d’une reprise?

EXTRAIT # 4

Une journaliste du réseau de télévision nationale, Madame Francine Ouellet avait interrogé la détective Paré sur la possibilité qu’Alicia Nolin ne soit pas reconnue criminellement responsable de ses infractions. Hyacinthe avait répondu d’une façon cinglante.

— Est-ce que vous avez déjà rencontré un homme passablement bien équilibré et qui développe un attachement sécurisant avec sa conjointe et avec sa progéniture commettre un délit contre la personne? Pour ma part, je n’en ai jamais vu. Les criminels sont tous perturbés par des failles ou des blessures affectives et possèdent un taux de testostérone plus élevé que la moyenne des hommes. Que faisons-nous avec eux? On les incarcère et on les traite ensuite. Pourquoi en serait-il autrement pour les femmes? Si nous psychiatrisons la violence des femmes au point de leur retirer leur responsabilité, alors nous considérons que les femmes représentent encore le sexe faible. Ce qu’en aucun cas, je ne peux accepter. Assumons-nous dans tout ce que nous sommes. Ceci est valable pour tous, que l’on soit homme ou femme! La souffrance vécue par les gens peut nous aider à comprendre ce qui s’est passé, mais elle ne peut justifier en aucune façon la commission d’actes criminels.

AU SUJET DE L’AUTEUR

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L’auteur travaille depuis septembre 1984 dans le cadre d’un organisme communautaire. Ce dernier offre des services de réhabilitation et de réinsertion sociale auprès des gens qui ont commis des crimes en relation avec leur consommation abusive d’alcool, de drogues illégales ou de médicaments. Les infractions commises alors que les personnes sont intoxiquées sont très variées : conduire un véhicule moteur alors que les facultés sont affaiblies, violence conjugale, violence générale (voie de fait, tentative de meurtre, homicide), vol à l’étalage, recel, fraude, vol à main armée, trafic et production de stupéfiants, agressions sexuelles. La clientèle est affectée par une diversité de troubles : anxiété, dépression majeure, psychose toxique, trouble de personnalité antisociale et/ou narcissique, trouble de personnalité à échec et/ou dépendante, victime de violence dans leur passé ou encore dans le présent, victime d’agression sexuelle, rejet, abandon, etc.

Au fil des années, l’auteur a été reconnu comme expert en toxicomanie par la Cour du Québec, chambre de la jeunesse, par la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale, par la Cour Supérieure, chambre de la famille, par la Cour Supérieure chambre criminelle et pénale, par la Cour d’Appel du Québec et par le Tribunal administratif du Québec. Il est aussi reconnu comme expert auprès de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, de la Commission des libérations conditionnelles du Québec, du Service correctionnel du Canada et des Services correctionnels du Québec. Deux États américain l’ont aussi reconnu comme expert, soit celui de New-York et de Floride. Il a présenté une communication au Forum mondial, Drogues et dépendances, enjeux pour la société, qui s’est tenu à Montréal en septembre 2002. Cette communication a dû être approuvée par un comité scientifique universitaire international et elle a été publiée dans les actes du Forum.

L’auteur détient une formation de scolarité de maitrise en service social et il a reçu des formations par le Service correctionnel du Canada afin de présenter leurs programmes correctionnels aux détenus en libération conditionnelle.

Avant d’exercer la profession d’intervenant en toxicomanie, M Gagnon a étudié au Collège St-Jean Vianney alors qu’il habitait dans un centre étudiant d’une communauté religieuse. Après son CEGEP, il fut admis au noviciat de ladite communauté. Il quitta après huit mois de noviciat. Par la suite, il entreprit des études en théologie à l’université de Montréal et à l’université St-Paul à Ottawa. Dans sa première année d’étude universitaire, il s’est joint à une association religieuse pendant six ans. Il quitta la « vie religieuse » parce qu’il trouvait ce mode de vie trop desséchant sur le plan affectif.

Il demeura célibataire pendant dix ans tout en œuvrant auprès des plus démunis de la société. Une connaissance lui présenta, en 1984, le président fondateur du Centre d’entraide La boussole, M. Claude Provencher. Tout en travaillant au sein de cet organisme, il entreprit des études en toxicomanie et en service social.

Il a rencontré son épouse alors qu’il travaillait au sein dudit organisme. Elle était mère alors de trois enfants, deux jeunes adultes et un adolescent. Le couple a donné naissance à une fille. M. Gagnon et son épouse sont grands-parents de trois petits enfants.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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