Quand Victor-Lévy Beaulieu autoédite ses propres oeuvres avec sa propre maison d’édition a-t-il toujours droit à l’aide financière de l’état ?

Je pensais encore une fois à Victor-Lévy Beaulieu hier et, comme toujours, cela m’a mis de mauvaise humeur. L’arrogance de l’homme me dérange tout autant que l’écho qu’il trouve dans les médias. Hier, j’ai commenté la réponse du directeur général de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), monsieur Richard Prieur, à la lettre ouverte de Victor-Lévy Beaulieu, toutes deux publiées dans le quotidien LE DEVOIR.

Je n’avais pas lu la lettre de monsieur Beaulieu dans l’édition du 22 août du quotidien LE DEVOIR. Je l’ai parcourue en vitesse et voilà que j’en avais assez à la lecture de ce passage où il traite l’Union des Écrivaines et des Écrivains québécois (UNEQ) de «club de voyage» :

L’Union des écrivaines et des écrivains, ce club de voyages que finance allègrement le gouvernement fédéral, est restée muette comme la carpe qu’elle est.

Victor-Lévy Beaulieu, La langue française au Québec, un tabou, Le Devoir, 23 août 2015.

Je critique souvent l’UNEQ mais je trouve que monsieur Beaulieu va beaucoup trop loin, une fois de plus. Certains s’y habituent mais ce n’est pas mon cas. Son arrogance me tombe sur les nerfs.

J’ai réfléchi et certains éléments de la situation de monsieur Beaulieu se sont mis en lien. Il possède sa propre maison d’édition, Les éditions Trois-Pistoles, dont il est seul actionnaire déclaré au Registraire des entreprises du Québec.

Lorsqu’il édite ses propres œuvres avec sa propre maison d’édition, il s’adonne alors à l’AUTOÉDITION. Dans ce contexte, est-ce qu’il a toujours droit à l’aide financière de l’État pour ses œuvres autoéditées ?

Seul l’éditeur à compte d’éditeur peut demander et recevoir un agrément du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Et seule l’édition à compte d’éditeur a accès à l’aide financière de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

L’édition à compte d’éditeur se caractérise par l’obligation de l’éditeur d’assumer tous les risques, ce qui implique que l’auteur ne doit pas débourser un sou pour l’édition de son œuvre.

Dans le cas où l’auteur est le seul actionnaire de sa maison d’édition, est-ce qu’il peut toujours soutenir qu’il ne contribue pas financièrement à l’édition de ses œuvres, bref, qu’il ne pratique pas l’autoédition ? Et, ce faisant, qu’il a toujours droit à l’aide de l’État ?

Et est-ce que monsieur Beaulieu s’acquitte envers lui-même des redevances de la vente de ses livres, et ce, à chaque année, comme l’exige le ministère de la Culture et des Communications et la SODEC pour avoir droit à leur aide l’année suivante ?

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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