Critère de sélection commercial : «Je ne suis pas intéressé par un livre qui va générer moins de 100.000 $ de recettes (…)», Penguin Random House Canada

Nous le savons depuis longtemps : bon nombre d’éditeurs sélectionnent les manuscrits sous des critères commerciaux. La confirmation nous vient de Bradley Martin, CEO de Penguin Random House Canada.

actualitte_logo_02L’éditeur refuse des livres qui ne feront pas 100.000 $ de recettes

(ActuaLitté – 15 juillet 2015 – Clément Solym) Chez Penguin Random House Canada, la direction n’y va plus avec le dos de la cuillère : désormais, un bon livre est un ouvrage qui générera 100.000 $ de recettes. La dernière déclaration de Brad Martin pourrait bien lui coûter cher – certains parlent d’ailleurs de son poste…

« Je ne suis pas intéressé par un livre qui va générer moins de 100.000 $ de recettes, à moins que l’éditeur ou le publisher ait une vision convaincante pour le livre et/ou l’auteur », a récemment claqué Brad. On pourrait presque résumer par : du fric avant toute chose, le reste, c’est de la littérature.

« Si la personne qui défend le livre dans le cadre de la réunion des acquisitions n’a pas un point de vue convaincant sur ce titre, et qu’il essaie juste de meubler, alors je ne m’y intéresserais pas. »

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actualitte_logo_02Combien vaut la littérature aujourd’hui ?

(ActuaLitté – 20 juillet 2015 – Nicolas Gary) La déclaration de Bradley Martin, CEO de Penguin Random House Canada, n’a pas fini de faire rigoler les traders de la City. « Je ne m’intéresse pas à un livre qui va générer moins de 100.000 $ de recette, à moins que l’editor ou le publisher ait une vision convaincante pour le livre et/ou l’auteur », assure-t-il, sans hésiter. En 1880, Zola accusait les éditeurs de trop publier. Mais aujourd’hui…

Une pareille attitude, ouvertement affichée, colle tout de même une petite angoisse aux auteurs, ainsi qu’aux autres éditeurs du pays. Les grandes maisons d’édition ne sont-elles donc plus préoccupées que par la seule rentabilité de leurs livres et les succès commerciaux ? Peut-être bien que cette vision est enfin assumée et revendiquée, ayant toujours eu cours. Difficile d’imaginer qu’une société, même dans l’édition, ne se préoccupe pas de ses résultats financiers. Le cynisme a-t-il dépassé les bornes ?

Il est évident que la fusion de Penguin et Random House porte les discussions autour du commerce du livre à une tout autre échelle. L’entreprise pèse pour plus de 3,5 milliards $ de chiffre d’affaires en 2014 au niveau mondial : on ne joue pas vraiment dans la même cour… Les agents et leurs auteurs sont d’ailleurs particulièrement nerveux depuis ce rapprochement.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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