NOUVEAUTÉ : Les annales de Radagorn Sky – L’éveil du dragon, roman de Fiction – Fantastique, Frédéric Côté, Fondation littéraire Fleur de Lys

Moi, Sky, Radagorn Sky de Sommarie, décide de rapporter les évén

Les annales de Radagorn Sky
L’éveil du dragon
Frédéric Côté
ROMAN – Fiction Fantastique
Collection Le peuple en écriture
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 474 pages.
ISBN 978-2-89612-483-1
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)
Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

PRÉSENTATION

La famille Sky est l’une des plus anciennes familles de la Sommarïe. Cependant, nous ignorions combien ancienne elle était et depuis combien d’années la tradition de passer le prénom de Radagorn au chef de famille perdurait. La bibliothèque personnelle des Sky s’est ouverte timidement pour nous livrer un document historique dont voici la traduction accompagné de notes explicatives. Cette œuvre retrace la vie mythique des fondateurs de la Sommarïe et des origines de cet emblématique personnage qui marqua l’histoire et la mythologie de ce pays, Radagorn Sky. L’auteur y relate ses origines et comment il développa cette rude terre pour en faire un important centre de distribution commercial, qui engendra des guerres et conflits. Ce récit est aussi un plongeon au cœur de la religion, de la mythologie et des croyances des peuplades Escalaïaennes de l’âge du bronze. Cet aspect est particulièrement présent lors du voyage initiatique qu’entreprit l’auteur. Venez découvrir dans ces lignes ce monde fabuleux, magnifique et cruel de ces anciennes peuplades du nord, nos ancêtres les Escalaïaens.

EXTRAIT – INTRODUCTION

Radagorn Sky. Ce personnage fut une grande figure mythologique des anciennes peuplades escalaïaennes qui résidaient dans toutes les régions nordiques du vieux continent occidental. Ce nom est aussi rattaché à l’une des plus puissantes et très anciennes familles de la Sommarïe, qui a laissé sa trace à travers l’histoire de notre pays. Nous vous présentons ici la traduction d’un manuscrit qui semble avoir été écrit par la main même de ce lointain héros mythique, dont la mémoire s’est perpétuée jusqu’à nous par les légendes et les contes oraux qui ont survécu aux persécutions des religions monothéistes. Un souvenir qui s’immortalise aussi à travers l’histoire et les exploits des descendants de cette illustre famille.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire des anciennes familles sommarïennes, il faut savoir que depuis des générations, le prénom de Radagorn est utilisé par la même famille. La famille Sky. En fait, depuis les débuts de l’utilisation de l’écriture par les Ikarossiens, qui furent en contact avec les peuplades nordiques, on rapporte le nom d’un chef de tribu à la tête de la Sommarïe appelé Radagorn Sky. Ce prénom fut transmis de génération en génération aux dirigeants de la famille Sky et ce, jusqu’à nos jours. Comme exemple, je citerais que le fondateur de notre université de Sommarïe fut un Radagorn Sky. De plus, à la tête du département d’archéologie, d’histoire, d’anthropologie et de géographie se trouve le représentant de cette vieille famille qui écrit maintenant ces ouvrages en prenant place sur une chaise plutôt que sur le sol, comme son lointain ancêtre.

Le manuscrit, présenté dans cet ouvrage, était entre les mains de la famille Sky depuis plusieurs générations. Très probablement depuis le jour où il fut écrit. Cela fait plusieurs années déjà que les suppositions portant sur le contenu ancestral de la bibliothèque privée de la famille Sky circulent. Les religions monothéismes voulurent, et ce, à plusieurs reprises dans l’histoire, mettre la main sur cette légendaire bibliothèque, mais la famille Sky la garda précieusement et habilement hors de portée de quiconque. Elle la protégea ainsi de toute tentative de destruction, surtout durant la période de la grande Inquisition et des grandes guerres. Le professeur Sky, celui qui enseigne actuellement à notre université, jugea qu’il était temps pour le monde extérieur de consulter ces ouvrages antiques. Ces documents ne peuvent, cependant, être consultés qu’un seul à la fois, chacun d’eux accompagnés des mêmes exigences; une reproduction fidèle du document d’origine, sa copie et distribution pour les cercles universitaires et, si possible, leur publication pour les rendre plus accessibles au public. C’est donc ainsi, il y a vingt-cinq ans, que le plus ancien manuscrit écrit par un Escalaïaen tomba entre les mains de la communauté scientifique.

L’une des conditions qui furent imposées et qui accompagnaient ce prêt était qu’une fois la traduction achevée, le texte devait être mis en publication. Cependant, le manuscrit publié à l’état brut ne pouvant être compris par les personnes n’étant pas familiarisées avec le sujet, il fut alors entendu de le confier à l’étude de différents départements de l’Université de Sommarïe pour commenter et expliquer certaines parties du récit. Les départements impliqués furent ceux d’archéologie, d’histoire, d’ethnologie, de géographie ainsi que le département de la magie et de l’occultisme. Les notes de ce dernier département n’ont pu être placées dans le présent ouvrage, l’étude du texte n’ayant pu être terminée dans les délais prévus pour la publication. Nous espérons nous reprendre lors d’une seconde publication.

Étant donné l’ancienneté du manuscrit, écrit sur papyrus, et sa grande fragilité, une reproduction fidèle du texte fut demandée pour éviter toute consultation du document original, même si cela s’avéra parfois nécessaire durant la lourde tâche de traduction qui s’ensuivit. Cependant, avant toute transposition du texte, une authentification du manuscrit fut effectuée. Des analyses et des tests furent faits sur des fragments prélevés du manuscrit et sur l’encre utilisée. Le document fut ainsi daté de plus de 1600 ans avant notre ère, soit au tout début de l’utilisation de l’écriture par les Cryptoyens. L’écriture cryptoyenne fut d’ailleurs employée pour la transcription d’origine de ce manuscrit, mais dans une langue différente du Cryptoyen. Cette utilisation permit donc d’appuyer la thèse de la structure phonétique de cette écriture à l’époque. La structure de l’écriture cryptoyenne a subi quelques modifications d’adaptation par l’auteur lui-même et qu’il mentionne dans ledit manuscrit.

Le travail de traduction fut donc gigantesque. Il fallut reprendre la base même de l’étude de l’écriture cryptoyenne, puis faire des comparaisons avec son utilisation par les Ikarossiens. Ensuite, il fut essentiel de décortiquer les études existantes sur l’évolution de cette écriture jusqu’à ce que les Ikarossiens inventent leur propre système calligraphique et qu’ils puissent ainsi trouver des corrélations phonétiques et significatives avec le premier style d’écriture. Une difficile et longue reconstitution linguistique de la langue escalaïaenne s’ensuivit à partir des textes historiques ikarossiens et glemmois. Les départements d’archéologie, d’histoire et d’ethnologie de plusieurs universités à travers le monde furent approchés pour collaborer à ce travail. La plus grande source d’aide vint du professeur Radagorn Sky, une autorité mondiale en matière d’ethnolinguistique historique et ancienne. Le travail de traduction dura quinze ans. La plus longue partie du travail fut la retranscription totale du manuscrit dans sa langue d’origine, en escalaïaen sommarïen. Il faut savoir que l’écriture cryptoyenne est un système alphabétique consonantique reposant sur l’association de signes, exprimant des idées ou des sons, par des rébus. Les sons obtenus par ce système sont des consonnes sans voyelle associée. Le travail fut ardu, mais le résultat se rapprocha de manière convenable à cette langue disparue. De futures recherches permettront, espérons-le, d’améliorer ce résultat. La définition et la signification de plusieurs mots laissent place à plusieurs explications et suppositions. Les plus acceptées de toutes sont présentées dans les notes à la fin de cet ouvrage.

Grandes furent les disputes entourant la prononciation des noms propres cités dans le manuscrit. Nous nous sommes basés sur le nom de l’auteur, Radagorn Sky, pour en traduire certains dans la langue d’origine, en supposant que ces noms n’aient pas changé jusqu’à ce que les textes ikarossiens ne les immortalisent. Pour les noms de certains lieux et quelques autres, n’employant pas les mêmes combinaisons de signes que ceux déjà connus, la découverte de leur prononciation ne fut pas aisée et donna lieu à de violents débats entre chercheurs. Je me souviens d’une dispute qui fut particulièrement intense, peut-être même la plus significative qu’ils aient eue et qui impliqua le professeur Radagorn Sky. La dispute portait sur la prononciation des noms de la compagne et des enfants de l’auteur ainsi que sur celui du nom de son maître d’armes, le légendaire Rorknë.

La structure du texte laisse clairement transparaître que l’auteur ne fut pas en contact avec les Cryptoyens lors de son apprentissage de cette écriture, mais bien avec les Ikarossiens. La structure du texte, comme vous le constaterez lors de votre lecture, est construite à la manière d’un texte ikarossien, sans vraiment respecter ses règles strictes. Les paragraphes ne sont pas construits pour être récités oralement et individuellement, mais ils doivent être lus, dans leur ensemble à un auditoire. À cette époque, nous ne trouvons aucune trace d’écriture ikarossienne, mais la transmission du savoir oral devait déjà se faire. L’auteur a appris l’écriture cryptoyenne par les Ikarossiens; il n’est donc pas étonnant de constater qu’il ait adopté ce style de structure de texte. Celui-ci n’est quand même pas parfaitement conforme au style ikarossien, car certaines parties du manuscrit ne peuvent être comprises sans la présence des autres.

D’autres points du manuscrit le rapprochent du style d’écriture ikarossien. L’auteur fait beaucoup de descriptions géographiques des lieux qu’il visite. Il décrit aussi beaucoup les coutumes des peuples avec lesquels il entre en contact en abordant un peu le sujet de leur contexte politique et social, des points typiques que l’on retrouvera plus tard dans des textes historiques ikarossiens. Le manuscrit n’en demeure pas moins une épopée épique et mythique de son auteur. Sur ce point, il s’éloigne beaucoup des textes ikarossiens, car aucun héros n’avait auparavant écrit sa propre histoire.

Le présent manuscrit a été divisé en trois parties, trois livres. Chacune de ces parties semble correspondre à des périodes de rédactions séparées l’une de l’autre par plusieurs années où l’auteur a trouvé le temps, ou a jugé bon de mettre par écrit ses mémoires.

Le premier livre fut celui qui a été le plus étudié par les historiens et archéologues. L’auteur traite de l’histoire de la Sommarïe, des coutumes de son peuple, des conflits antérieurs, de la situation politique et économique de la Sommarïe avant, pendant et après le développement du commerce. Nous avons ici une description du développement commercial de la Sommarïe avant qu’elle ne s’impose comme plaque tournante du commerce entre les peuples bordant la mer d’Enlil et ceux du nord et de l’ouest de l’intérieur du continent. Ce témoignage est d’autant plus précieux que ce développement commercial est attribuable à l’auteur même de ce manuscrit, comme viennent l’appuyer les écrits historiques ikarossiens, glemmois et cryptoyens. Ici, nous avons les commentaires de celui qui transforma une terre de roches volcaniques, rude et peu hospitalière en une plaque tournante économique pour le commerce le plus prospère que le monde n’ait connu et qui le restera, jusqu’à aujourd’hui.

Le second livre est beaucoup moins instructif, car le récit devient plus mythique. L’auteur y devient la légende que la mythologie escalaïaenne nous a transmise. Cette seconde partie est encore à l’étude au département de magies et d’occultistes. Elle traite de l’ascension vers l’immortalité de l’auteur. Il est clair qu’il faut y voir un récit mythologique que l’auteur rapporte avoir vécu, mais sans le vivre réellement, mais tout en ayant quand même effectué le pèlerinage qui lui est associé. C’est la première fois que nous retrouvons un texte écrit à la première personne traitant d’une épopée mythologique pour une époque aussi reculée. Le vampirisme de Radagorn représente l’immortalité acquise d’un héros qui peut faire une apparition dans n’importe quelle époque, à travers les âges, justifiant la transmission du prénom de génération en génération pour perpétuer ce mythe. Cependant, cette immortalité ne semble pas voulue par l’auteur, car elle le relègue au niveau d’une créature au service du mal. Ensuite, sa rencontre avec la déesse de la terre, Maïart, qui lui confie la mission de veiller sur la Sommarïe, justifie son acceptation à redevenir un homme, à sortir de la noirceur et à devenir le héros mythique immortel. Il ne deviendra ce surhomme qu’après l’accomplissement d’une quête périlleuse qui lui fera quitter les ombres.

Le troisième livre porte sur sa première tâche de protecteur et défenseur de la Sommarïe, en écrasant l’armée engliroise qui préparait l’envahissement de son pays. Cet événement fut probablement à l’origine de la disparition de la culture engliroise par les Escalaïaens, car à la fin du récit, l’auteur laisse entendre qu’il compte entreprendre une expédition punitive contre les Englirois. Les écrits ikarossiens viennent corroborer ce fait en parlant de l’existence d’un peuple, du nom d’Englirois, rassemblé à l’ouest de la Sommarïe et qui fut exterminé par les tribus escalaïaennes. Les vestiges archéologiques retrouvés dans cette région prouvent d’ailleurs l’existence d’une culture qui se différenciait de la culture escalaïaenne, mais qui disparut de manière très abrupte pour être remplacée par les vestiges de la culture escalaïaenne.

Le manuscrit, dans son entier, doit être lu de manière critique. Tant que le département de magie et d’occultisme n’aura pas fini de l’étudier, il ne faudra pas tenir pour acquis tous les événements spirituels qui y sont rapportés. Dans ce manuscrit, le mythique et le réel ne font qu’un, exactement comme les gens de l’époque le percevaient. Cependant, les données ethno historiques qu’ils renferment sont uniques. Par exemple, nous pouvons citer la description de cérémonies religieuses escalaïaennes, les seules que nous avons en notre possession. La participation directe de l’auteur à ces événements et surtout, le fait qu’il fut lui-même Escalaïaen, nous privèrent de certains détails utiles. Dans cette situation, en tant qu’Escalaïaen écrivant un texte pour son peuple, il tint pour acquis que ses lecteurs connaîtraient forcément les légendes et coutumes auxquelles il fait parfois allusion. Il ne s’aventura donc pas à développer ces aspects, nous laissant avec des lacunes dans les renseignements qu’il nous fournit. C’est à nous d’aller chercher ailleurs.

Cela n’enlève rien à l’importance de ce manuscrit où nous pouvons apprendre à comprendre ce peuple disparu. N’importe quel lecteur pourra apprécier ce récit de vie où le mythe se mélange à la réalité. Il suffit de faire preuve d’ouverture d’esprit pour les non-initiés et faire preuve de sens critique pour les initiés. Pour ceux qui veulent consulter des ouvrages analysant le manuscrit de Radagorn Sky, ils devront faire preuve d’un peu de patience, car le texte fut envoyé pour publication dès que le volumineux travail de traduction et de commentaire fut achevé. Les études poussées n’ont pas encore été réalisées et, tel que mentionné plus haut, l’étude sommaire du département de la magie et de l’occultisme n’était pas encore disponible pour la présente publication. Il est possible que d’autres publications suivent avec quelques changements. L’étude et la traduction de cette première parution ne sont pas tout à fait terminées; de nouvelles pierres peuvent toujours se rajouter à notre travail. J’espère que vous apprécierez cet ouvrage qui vous présente l’un des plus anciens manuscrits du monde occidental connu jusqu’à ce jour et en lequel tant de personnes ont apporté leurs contributions. Nous vous souhaitons à tous une bonne lecture.

Professeur Danïella Labree,
Département d’Histoire,
Université de Sommarïe.

AU SUJET DE L’AUTEUR

Frédéric Côté

Frédéric Côté, né en 1973 à Rimouski dans la région du Bas-Saint-Laurent au Québec. C’est à partir du secondaire qu’il s’intéressera à la littérature fantastique, en commençant par les œuvres du célèbre J.R.R. Tolkien, qui restera toujours un mo¬dèle et un idéal à atteindre. Il écrivit quelques nouvelles et des idées sur ce qui allait plus tard évoluer vers la création d’un monde imaginaire, vaste, riche et complexe. En 1997 il acquiert un baccalauréat en anthropologie spécialisé en archéologie. De là il réalise l’importance que doit tenir l’histoire, les croyances religieuses et mythologiques, la diversité ethnique ainsi que l’évolution des populations pour construire un monde et des sociétés crédibles. Il commence alors à s’intéresser à l’histoire, à la religion et à la mythologie des sociétés scandinaves, celtes, Grecques et autres. Il portera aussi un grand intérêt à l’univers des fées et des contes. En 2001, avec l’obtention de son second baccalauréat en géographie physique, toutes les pièces tombent en place pour achever la création de ce monde imaginaire et la poursuite de l’évolution des sociétés qui l’habitent.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Nouveaux livres

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