Coupes à BAnQ – Réactions des syndicats

banq_004Faut-il s’inquiéter des coupures dans le budget de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ? Les syndicats ne sont pas content parce que ces coupures impliquent des suppressions d’emplois. Mais le ton, comme toujours en culture, demeure alarmant : la BAnQ serait en péril et ainsi l’accès au patrimoine. Je ne suis pas convaincu.

logo-spgq

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Coupes à BAnQ

Une fronde contre l’accès au patrimoine

QUÉBEC, le 23 juin 2015 /CNW Telbec/ – Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore les coupes de postes et de budgets qui frappent de plein fouet Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). L’institution se voit ainsi forcée de revoir à la baisse les services offerts aux citoyens, peinant à remplir ses missions de conservation et de diffusion du patrimoine québécois.

Les impacts des compressions budgétaires à répétition avec lesquels BAnQ doit composer sont bien réels : réduction des heures d’ouverture, perte d’expertise professionnelle spécialisée, charge de travail alourdie, délais rallongés dans les services offerts à la population, difficulté à recruter et haut taux de roulement du personnel sont les premiers symptômes. « Avec des coupes d’environ 5 millions $ pour les années 2014-2016 qui provoquent la perte d’une quarantaine de postes – dont quatre en informatique -, BAnQ n’a d’autre choix que de réduire l’accès du public à ses services et de s’amputer d’une précieuse expertise », dénonce le président du SPGQ, M. Richard Perron.

Pourtant, le plan « Rénover le Québec par les technologies de l’information », dévoilé par le président du Conseil du trésor la semaine dernière, prône un frein à la sous-traitance et des efforts concrets pour rebâtir l’expertise interne par l’embauche d’effectifs. « Cela nous semble contradictoire », observe M. Perron. La situation est d’autant plus inexplicable que le gouvernement promettait de doter le Québec d’un plan global de gouvernance numérique. Ce plan visait, notamment, à augmenter les ressources internes dans les projets informatiques, et ce, afin de réaliser des économies en diminuant le recours au privé.

« La stratégie numérique ne semble pas s’appliquer partout, car avec ses ressources informatiques actuelles, BAnQ repose sur des systèmes fragilisés qui compromettent le développement de nouveaux projets informatiques. Ceux-ci sont pourtant essentiels à l’évolution de l’institution à l’ère numérique. L’abolition de 4 postes d’analystes en informatique aura des impacts, dont celui d’ouvrir la porte au recours à la sous-traitance, avec les coûts supplémentaires considérables qui en découlent pour les contribuables ou celui de ne pas offrir les services auxquels les usagers sont en droit de s’attendre », indique Richard Perron.

Alors que BAnQ doit constamment déployer de nouveaux contenus, de nouveaux outils et de nouveaux services pour demeurer une institution culturelle en phase avec le présent et tournée vers l’avenir, son déploiement et son rayonnement sont gravement mis en péril, faute de moyens adéquats. De 2009 à 2013, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de 8 millions $, soit plus de 10 % de son budget de fonctionnement.

La Grande bibliothèque, qui vient de célébrer ses dix ans d’existence dans le Quartier Latin de Montréal, connait un vif succès avec près 27 millions de visiteurs en une décennie qui ont franchi ses portes, sans oublier son portail qui a accueilli 6 millions de visites en 2014-2015. Le SPGQ craint que les Québécois se voient dépouillés d’un accès direct et gratuit à la connaissance et au patrimoine documentaire et archivistique du Québec à travers le réseau de sites physiques et virtuels de BAnQ en raison de coupes budgétaires répétées.

« Durant l’été 2014, le premier ministre avait eu le courage de corriger son ancien ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, qui ne voyait aucun problème à ce que les commissions scolaires réduisent leurs budgets consacrés à l’achat de livres pour leurs bibliothèques. Aujourd’hui, nous demandons à M. Couillard de renverser les coupes de postes et de budgets qui gangrènent les missions essentielles de BAnQ », conclut le président du SPGQ.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 24 250 spécialistes, dont environ 17 300 dans la fonction publique, 4 420 à l’Agence du revenu du Québec et 2 540 en santé, en enseignement supérieur et dans les sociétés d’État.

Suivre le SPGQ

Web: http://www.spgq.qc.ca | lecontractuel.spgq.qc.ca

Twitter: @spgq

Facebook: http://www.facebook.com/lespgq

YouTube: http://www.youtube.com/user/SPGQinformation

SOURCE : Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

—–

 

SFPQ_logo_couleurs_02COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’austérité libérale s’attaque à la Grande Bibliothèque à Montréal

QUÉBEC, le 23 juin 2015 /CNW Telbec/ – Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dénonce les coupures à la Grande Bibliothèque située à Montréal. Dans cet établissement, rattaché à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), ce sont 22 postes qui seront abolis, des postes en lien avec les services aux usagers.

« La bibliothèque nationale, c’est une institution culturelle majeure au Québec, et la population montréalaise y est très attachée. Les coupures de personnel vont toucher directement les usagers qui ont de moins en moins accès à des services humains pour les aider dans leurs recherches ou leurs transactions. Il reste un comptoir de services, mais le personnel est tellement réduit que l’attente devient frustrante pour les usagers, et on les comprend », indique Jean-François Sylvestre, représentant régional du SFPQ.

C’est ainsi que se matérialise l’effort exigé à tous les ministères et organismes par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, de couper de 2% dans la masse salariale de leurs employés, déplore le SFPQ. « C’est un non-sens de s’attaquer de la sorte à la culture. Avec ses ambitions de réduire à tout prix les budgets des ministères et des organismes, ce gouvernement cherche-t-il à balayer du revers de la main l’accessibilité au savoir et aux connaissances ? », questionne le représentant du SFPQ.

Le SFPQ interpelle la ministre de la Culture, madame Hélène David, afin qu’elle intervienne rapidement pour renforcer la qualité et l’accessibilité des services à la BAnQ.

Le SFPQ est un syndicat indépendant qui regroupe environ 42 000 membres à travers le Québec, dont 11 000 membres proviennent du secteur parapublic. 31 000 autres sont issus de la fonction publique québécoise et répartis comme suit : près de 27 000 employés de bureau et techniciens et environ 4 000 ouvriers travaillant au sein de divers ministères et organismes.

SOURCE : Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Advertisements

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , , , , ,
Publié dans Actualité au jour le jour

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
%d blogueurs aiment ce contenu :