Chaîne du livre – Qu’est-ce qui manque dans ce tableau de KPMG ?

Regardez attentivement ce tableau à commencer par son titre «FIGURE 33. COMPOSANTES DE LA FILIÈRE DU LIVRE ET PRINCIPAUX FLUX FINANCIERS» et trouvez ce qui manque.

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Analyse des mesures fiscales destinées aux entreprises du secteur culturel, page 64. Étude commandée par la Commission d’examen sur la fiscalité – Gouvernement du Québec

Je vous donne un indice tiré du titre : «COMPOSANTES DE LA FILIÈRE DU LIVRE». Il manque des composantes. Ce tableau donne l’impression que la filière du livre se tient debout toute seule. Or, les gouvernements du Québec et du Canada sont les composantes les plus importantes puisque l’industrie québécoise du livre soutient haut et fort qu’elle fermerait ses portes sans l’aide législative et financière de l’État. Représenter la filière du livre sans y intégrer l’État donne une fausse perception de l’industrie, l’illusion d’une industrie autonome dans un livre marché.

Voici notre tableau de la filière québécoise du livre que nous croyons plus fidèle à la réalité:

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Dans ce tableau, nous plaçons le ministère de la Culture et des Communications du Québec au centre de la filière du livre en raison de la la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre (chapitre D-8.1) (Communément appelée « loi du livre »), de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ).

Au centre de la filière du livre par force de loi

Le gouvernement du Québec s’est donné le pouvoir exclusif de définir par force de loi chacune des composantes de la chaîne du livre. Si une composante ne correspond pas à la définition législative de l’entreprise de son secteur, elle ne recevra pas un agrément du ministère de la Culture et des Communications.

Sans agrément, l’éditeur ne pourra pas se prévaloir des programmes d’aide financière administrés par la Société de développement des entreprises culturelles.

Sans agrément, le distributeur ne profitera pas de l’obligation faite aux librairies agréés de s’approvisionner chez un distributeur exclusif quand celui-ci est titulaire d’un agrément et qu’il détient l’exclusivité d’un titre.

Sans agrément, le libraire ne sera pas habilité à vendre des livres aux acheteurs institutionnels assujettis à la loi (bibliothèques, écoles, collèges, ministères, corporations municipales, etc.).

Tous ces acteurs institutionnels sont obligés par la Loi du livre à acheter à prix régulier tous leurs livres, à l’exception des manuels scolaires, dans au moins trois librairies agréées de leur région administrative.

De plus, le gouvernement s’immisce dans les règles commerciales entre les entreprises de la chaîne du livre. Par exemple, il «oblige notamment les distributeurs (et les éditeurs agissant comme tels), qu’ils soient agréés ou non, à accorder aux librairies agréées une remise minimale de 40 % (30 % pour une catégorie d’ouvrages déterminés à l’annexe B du Règlement chapitre D-8.1, r. 2) lors des achats de livres».

Il n’est donc surprenant de retrouver dans notre tableau (voir ci-dessus) le Ministère de la Culture et des Communications du Québec au cœur de la filière du livre.

Succès et échecs de la Loi du livre

La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre (chapitre D-8.1) a fait du gouvernement, non pas un simple subventionnaire de l’industrie du livre, mais l’acteur principal du secteur.

Selon le gouvernement, «la Loi vise à :

  • augmenter l’accessibilité territoriale et économique du livre en soutenant l’implantation d’un réseau de librairies agréées partout au Québec et en garantissant un prix acceptable pour tous ;
  • développer une infrastructure industrielle du livre qui soit de qualité et concurrentielle en créant des conditions économiques favorables pour les entreprises du secteur du livre.» (Source)

Force est de constater que «l’implantation d’un réseau de librairies agréées partout au Québec» a été un succès mais qu’elle n’a en rien empêcher plus de 35 fermetures de librairies agrées au cours des dernières années. Sur ce plan, la Loi du livre a démontré ses limites malgré la remise obligée de 40% aux libraires et l’achat forcé de livres par les institutions.

Force est aussi de constater que la loi n’a pas tenu sa promesse de garantir un prix du livre acceptable pour tous, notamment dans le secteur du livre numérique. Ce dernier se vend à 70% du prix de l’exemplaire papier, et ce, malgré l’aide financière de l’État à l’édition numérique.

Enfin, si le gouvernement peut se vanter d’avoir «développer une infrastructure industrielle du livre qui soit de qualité», cette infrastructure n’est toujours pas «concurrentielle» malgré la création «des conditions économiques favorables pour les entreprises du secteur du livre».

Une industrie dépendante du gouvernement

À l’évidence, les conditions en vigueur au moment de l’adoption de la Loi du livre en 1981 ont changé drastiquement depuis les 34 dernières années. Mais être concurrentiel, c’est d’abord et avant tout être capable d’évoluer avec son temps. Or, l’évolution de l’industrie québécoise du livre demeure entièrement dépendante de l’aide financière de l’État. Ainsi, le gouvernement a dû mettre de l’argent sur la table pour les sites web, l’édition numérique, l’entrepôt numérique, des librairies en ligne,…

Dans ce contexte, la Loi du livre est un échec cuisant puisque l’industrie québécoise du livre ne peut toujours pas évoluer par elle-même.

Adoptée avant tout pour permettre l’émergence d’une industrie du livre qui soit québécoise et en réponse à la domination de la concurrence étrangère, notamment de la France, au Québec, la Loi du livre n’est pas parvenue à inculquer à l’industrie un esprit concurrentiel, aussi concurrentiel que celui contre laquelle la loi elle-même luttait au début des années 80.

La résistance au changement hypothèque l’avenir

Plus encore, l’industrie québécoise du livre résiste aux changements. Son comportement à l’arrivée des nouvelles technologies a révélé au grand jour un entrepreneurship déficient et un manque flagrant de vision. Au début de années 2000, des fonctionnaires du ministère et des chercheurs d’ici déployaient tous les efforts possibles pour éclairer le chemin de la nouvelle économie du livre mais les entreprises du secteur détournaient volontairement les yeux de l’avenir.

Des entrepreneurs fins renards à féliciter :

Aujourd’hui, 15 ans plus tard, l’industrie dispose d’infrastructures numériques digne de mention grâce à des entrepreneurs visionnaires et à l’aide financière des gouvernements mais l’industrie du livre demeure encore et toujours non-concurrentielle. Tout comme au début des années 80, elle se pose en victime de la concurrence et demande davantage d’intervention de l’État.

Une évolution plutôt qu’une révolution

Une part importante du succès de la démarche des entrepreneurs des infrastructures numériques du commerce et du prêt de livres numériques repose sur le fait que le cadre de la Loi du livre y fut transposé. Sans ce cadre, l’industrie est perdue. Autrement dit, elle ne peut évoluer que dans ce cadre, et ce, au prix de se priver de certains avantages concurrentiels des nouvelles technologies.

Par exemple, la vente directe de l’éditeur au lecteur, un avantage concurrentiel et économique important de la révolution numérique, fut refusé, tant pour le livre numérique que le livre papier (ce dernier pouvant désormais être imprimé à la demande et livré au lecteur directement par l’imprimeur). Ainsi, on a préféré reproduire chacun des maillons de la chaîne du livre papier dans la chaîne du livre numérique. Le nombre d’intermédiaires est donc demeurer le même.

L’application volontaire du cadre de la Loi du livre à l’adaptation de l’industrie à l’univers numérique témoigne du manque d’audace caractéristique de la résistance aux changements. Les intervenant externes durent user d’une stratégie fine pour éviter toute confrontation de l’industrie avec la révolution numérique. Ils proposèrent donc une évolution dans le respect de l’ordre établi par l’expérience de la Loi du livre.

La Loi du livre ne s’applique pas au livre numérique. Une révolution était possible, mais, comme vous venons de le souligner, la filière québécoise du livre a catégoriquement refusé de profiter de sa liberté d’action. Je repose la question : est-ce que la Loi du livre a tué l’esprit d’entrepreneur de l’industrie québécoise du livre ? Nos éditeurs, distributeurs, diffuseurs et libraires sont-ils devenus des «fonctionnaires» d’un industrie «gouvernementale» du livre ?

Ailleurs dans le monde occidental

Ailleurs dans le monde occidental, les gouvernements aident leur industrie du livre, et ce, dans un rôle de supporteur, de facilitateur et de bailleurs de fonds. Aucun gouvernement occidental n’occupe une rôle aussi important dans leur filière du livre que celui que s’est donné le Québec. On ne trouve nulle part ailleurs une loi sur le développement des entreprises dans le domaine du livre.

Aucun pays occidental s’est donné le pouvoir par force de loi de définir qu’elle entreprise fera partie ou non de la filière du livre, et suivant quelles normes et conditions. Bref, ailleurs, le milieu du livre est libre d’accès à tous, à tous les nouveaux joueurs, à tous les innovateurs, sans aucune restriction.

La seule limitation législative connue dans certains autres pays est celle du prix unique du livre qui fixe le prix des nouveautés pour une période donnée avant de pouvoir être réduit. La Loi sur le prix unique du livre permet de repousser pour un temps donné les ventes à rabais des nouveautés par les grandes surfaces et des grandes librairies en ligne. Elle place sur un même pied tous les points de vente face aux nouveautés, notamment les meilleurs vendeurs, pour une période de temps déterminée. Après quoi, le libre marché reprend son cours.

Cette loi est un coup de pouce; elle ne définit pas les joueurs de l’industrie, contrairement à Loi du livre au Québec.

Aujourd’hui, on doit se rendre à l’évidence que le coup de pouce de la loi sur le prix unique du livre est soit insuffisant soit  inapproprié puisqu’il n’a pas permis à l’industrie de solutionner ses problèmes face à la concurrence. Par exemple, la loi sur le prix unique du livre en France qui devait profiter plus particulièrement aux librairies indépendantes n’a pas empêché la fermeture de plusieurs dizaines d’entre elles.

La nouvelle économie du livre

On ne parle pas ici de la mutation de l’économie traditionnelle du livre en une nouvelle économie. Bien sur, on observe une adaptation de cette économie traditionnelle du livre aux nouvelles technologies dont le numérique et l’Internet. Mais cette économie demeure traditionnelle au même titre que la chaîne du livre. La nouvelle économie du livre, c’est un tout nouveau secteur du livre né de la révolution numérique.

Par exemple, notons la naissance d’un tout nouveau type d’éditeur : l’éditeur numérique. Ce dernier offre uniquement ses livres en formats numériques. Il n’imprime pas d’exemplaires papier. Il n’a donc pas d’inventaire d’exemplaire papier et, par conséquent, il n’a pas besoin d’un entrepôt pour le conserver, pas plus qu’il a besoin d’un distributeur et des librairies traditionnels.

La production de l’éditeur numérique est mise en vente dans les librairies en ligne, aussi appelées librairies virtuelles, une autre joueur issu de la révolution numérique. La librairie en ligne peut disposer et gérer son propre entrepôt numérique, tout comme elle peut se tourner vers un entrepôt numérique indépendant. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes de nouveaux en présence de deux créations de la révolution numérique.

Sous la pression de lecteurs préférant le livre papier est né l’impression à la demande, c’est-à-dire l’impression d’un sel exemplaire à la fois à la demande expresse du lecteur. Ainsi, chaque exemplaire imprimé est un exemplaire vendu d’avance. Dans la chaîne traditionnelle du livre, l’impression précède la vente. Dans la nouvelle chaîne du livre, c’est l’inverse; la vente précède l’impression. Aussi, l’exemplaire est livré directement par l’imprimeur au lecteur qui en a fait la commande au libraire en ligne. Dans la chaîne traditionnelle du livre, les exemplaires passent de l’imprimeur au distributeur et du distributeur aux libraires avant d’être transmis aux lecteurs. L’impression à la demande a permis aux éditeurs numériques d’ajouter une offre papier, et ce, sans avoir à imprimer et à conserver un inventaire de plusieurs dizaines voire centaines d’exemplaires. C’est la révolution numérique dans toute sa force.

Le résultat : une toute nouvelle chaîne du livre, virtuelle celle-là, et donnant lieu à une toute nouvelle économie du livre.

Le Conseil de l’Europe a compris dès la fin des années 90 l’essence de cette révolution numérique en élaborant et en réalisant son projet baptisé «la nouvelle économie du livre». L’effort a donné lieu à de nombreux projets pilotes d’implantation et de développement de cette nouvelle économie du livre en différents pays.

Pas de nouvelle économie du livre au Québec en raison de Loi du livre

Au Québec, la Loi du livre empêche le gouvernement de favoriser l’émergence et le développement de cette nouvelle économie du livre. En effet, la Loi du livre force le gouvernement à aider exclusivement les joueurs définis dans cette loi, c’est-à-dire uniquement l’économie traditionnelle du livre.

Par exemple, dans la Loi du livre, un éditeur est reconnu comme tel que si sa production papier se retrouve sur les tablettes des librairies traditionnelles agrées en passant par un distributeur agréé. Un éditeur uniquement numérique ne suit suit pas cette chaîne traditionnelle du livre et, par conséquent, il ne peut pas obtenir un agrément du ministère de la Culture et des Communications du Québec, pas plus que l’aide de l’État.

Le gouvernement du Québec subventionne l’édition numérique mais exclusivement celle réalisée par un éditeur traditionnel agréé. L’édition papier d’une œuvre est obligatoire si l’éditeur veut profiter de l’aide financière gouvernementale pour l’édition numérique de cette même œuvre.

Face à la nouvelle économie du livre, le gouvernement du Québec est pris au piège de sa Loi du livre. Il ne faut donc pas s’étonner de l’absence de développement d’une nouvelle économie du livre au Québec. 

La nouvelle économie du livre : une menace

Au Québec, la nouvelle économie du livre est perçue par la filière traditionnelle du livre comme une menace, comme un concurrent potentiel. Les acteurs de l’industrie québécoise du livre ne souhaitent pas que le gouvernement contribue à l’émergence de cette nouvelle économie du livre. Ils ne veulent pas un nouveau partage de la tarte de l’aide financière de l’État impliquant une nouvelle chaîne du livre inspirés de la révolution numérique.

Pourtant annoncé dès 2011 comme partie prenante de l’avenir du livre dans l’étude Les chiffres des mots (à télécharger dans notre centre de documentation) réalisée par l’un des chercheurs les plus reconnus dans le monde du livre au Québec, monsieur Marc Ménard, étude commandée par la Société de développement des entreprises culturelles, la nouvelle économie du livre fut rejetée comme une vue de l’esprit, une utopie, même au sein de la société d’état.

La filière québécoise du livre a vite fait de dévaloriser la production éventuelle de cette nouvelle économie du livre en s’attribuant le monopole de la qualité.

Point de salut pour la littérature québécoise en dehors de l’industrie traditionnelle du livre

L’édition en ligne fut présentée par certains médias et écrivains comme le dernier recours des auteurs frustrés que seul internet acceptait désormais de publier. Une véritable campagne de dénigrement de la nouvelle économie du livre pour la tuer dans l’œuf. Même le responsable du livre au sein de la SODEC en 2002, monsieur Louis Dubé, tenta de décourager le projet d’édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys en affirmant qu’il n’y avait pas de demande au Québec pour ce nouveau type d’édition (voir notre dossier : Relations gouvernementales).

Un marché qui nous échappe aux mains d’entreprises étrangères

Personne aime être dénigrée, surtout pas les écrivains et les auteurs, professionnels et amateurs, parce qu’ils se tournent vers une autre chaîne du livre. Ils furent donc accueillis à bras ouverts par les entreprises étrangères américaines et françaises de la nouvelle économie du livre : CreateSpace et Kindle Direct Publishing (Amazon), Lulu.con, Kobo Writing Life, manuscrit.com, Numeriklivres,… On ne connaîtra jamais le chiffre d’affaires des entreprises étrangères de la nouvelle économie du livre réalisé au Québec mais leur popularité ne fait de doute à la lumière de la présence de livres québécois à leurs catalogues respectifs.

L’impression à la demande est l’un des piliers de la nouvelle économie du livre. Or, le Québec ne compte aucun aucun appareil d’impression de livres à la demande correspondant aux principes de l’innovation : toute la production d’un exemplaire papier de l’impression à la reliure par un seul appareil opéré par une seule personne. Si vous trouvez tout de même au Québec des services d’impression à la demande, ils sont offerts à prix forts parce qu’ils impliquent plusieurs appareils et plusieurs opérateurs.

Pourtant, aujourd’hui, l’investissement pour un appareil d’impression à la demande ne dépasse pas les 100,000$. C’est le cas de l’Espresso Book Machine que l’on retrouve au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Alberta, au Manitoba, en Colombie-Britannique et à l’Île du Prince Édouard (de même qu’à l’Université McGill de Montréal).

La petitesse du marché québécois

L’argument massue contre toute ouverture à la nouvelle économie du livre au sein de l’industrie traditionnelle consiste à mettre de l’avant la petitesse du marché québécois.

En 2009, nous rapportions les propos de la Sodec au sujet de l’impression à la demande à la suite de l’acquisition d’un appareil (Espresso Book Machine) à cette fin par l’Université McGill :

Dans une entrevue accordée au journaliste David Patry (Rue Frontenac / Journal de Montréal), monsieur Dubé soutient que si le Québec n’a pas d’imprimerie de livres à la demande, c’est en raison de la petitesse de son marché : «Depuis une dizaine d’années, l’impression à la demande est pratiquée partout sauf ici, en raison du débit et de la petitesse du marché», explique le responsable du livre et de l’édition à la SODEC, Louis Dubé.» (Source)

Source : Le nouveau monde du livre et la petitesse du marché québécois, Fondation littéraire Fleur de Lys

Or, le marché québécois du livre n’est certainement pas plus petit que celui du Manitoba qui dispose d’un appareil d’impression à la demande (Espresso Book Machine) dans sa librairie McNally Robinson. Et que des marchés (les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre d’habitants) du Nouveau-Brunswick (753,9), de l’Alberta (4 121,7), de la Colombie-Britannique (4 631,3) ou encore de l’Île du Prince Édouard (146,3) (Source : Statistique Canada). Dans ce contexte, la petitesse du marché québécois n’est plus un argument mais une excuse pour éviter tout débat au sujet de la nouvelle économie du livre.

– À SUIVRE –

VOIR AUSSI

Le président éditeur de la Fondation littéraire Fleur de Lys prépare un essai-témoignage sur la filière québécoise du livre

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Actualité au jour le jour

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