Nouveau livre : Deux frères chassent l’Orignal à «Vent de la Savane» Octobre 2013 Récit, Pierre Granger, Fondation littéraire Fleur de Lys

Deux frères à la chasse à l'Orignal à «Vent de la Savane» Octobr

Deux frères chassent l’Orignal à «Vent de la Savane»
Octobre 2013
PIERRE GRANGER
Récit
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 89 pages.
ISBN 978-2-89612-476-3
Exemplaire numérique : 7.00$ PDF

Préface

« Il n’est rien si beau et si légitime que de faire bien l’homme et dument, ni science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie ».

Si j’en appelle à la sagesse de Montaigne, penseur du XVIème siècle pour qualifier le parcours de chasse décrit dans les pages qui suivent, c’est que son auteur, Pierre Granger, personnifie pleinement selon moi cette harmonie totale qu’un contact prolongé avec la Nature donne à l’esprit et au corps. Le récit est à la fois naturel, sensible et précis qui fait de la forêt le personnage essentiel de son Québec natal. L’art de la chasse, cette quête tendue, aiguise toutes les capacités psychiques, morales et intellectuelles qui rendent la vie intéressante. C’est ce que Pierre démontre avec un sens du récit réjouissant.

Vaste est le domaine qu’il décrit, sauvage aussi. Doué d’un sens aigu de l’observation, Pierre livre quelques secrets de ce qui constitue plus que jamais au Québec la raison de vivre de quelques humains : vivre dans les bois pour y rencontrer l’hôte de marque de cet univers : l’Orignal.

Accompagner la naissance puis la réalisation de ce récit de chasse aura représenté par analogie la madeleine de Proust exquise d’autres moments vécus en toute liberté sur l’âpre montagne ensoleillée de mon enfance française, comme un écho. Pour cela et pour être moi-même ensorcelée par la magie du lieu où se déroule une page de son histoire, « Vent de la Savane », je remercie Pierre de sa confiance.

Evelyne J.

Avant-propos

Nous sommes au Québec. La chasse à l’emblématique Orignal y est une activité ancestrale très prisée des Québécois. Le cheptel est riche, en santé et le territoire se prête bien au développement de cet imposant mammifère doté dans sa version masculine d’un panache de taille respectable.

Qui n’a pas vu un reportage télévisé sur la chasse à l’orignal ? Que ce soit au Canada ou ailleurs en Amérique du nord cela n’a guère d’importance, c’est le même gibier et le même habitat. Ces reportages sont très bien faits et très complets. Nous pouvons y voir un succès de cent pour cent en une demi-heure ou une heure sous l’œil vigilant de la caméra.

Ces reportages sont généralement tournés dans des régions où la chasse est contingentée et le gibier en grande abondance. Ces chasses sont supervisées et dirigées par des guides aguerris. Ces guides connaissent très bien leur territoire, l’habitat du gibier et ses habitudes de vie.

N’importe quel chasseur peut accéder à ce genre de chasse. Moyennant quelques dollars, il suffit de s’inscrire à un tirage au sort qui intervient à une date déterminée.

Si vous avez de la chance et que votre nom est tiré, vous pourrez avec votre groupe participer à une semaine de chasse dans l’un de ces petits paradis du chasseur et de l’orignal. Il vous faudra tout de même débourser quelques milliers de dollars chacun pour y avoir droit. C’est un très faible pourcentage de chasseurs qui a cette chance et par le fait même les moyens financiers de se payer ce genre de voyage de chasse. Ces endroits où vous pouvez accéder par tirage au sort sont les réserves fauniques administrées par le gouvernement du Québec. Ces réserves offrent différents services de logement, chalet, camping ou caravaning.

Certaines d’entre elles sont connues pour être plus giboyeuses que d’autres et donc plus demandées.

Il y a également les pourvoiries privées où vous devez réserver à l’avance pour obtenir une place de chasse et différentes façons d’être reçu en qualité de chasseur en pourvoirie. Les plus luxueuses (donc les plus dispendieuses) vous offrent le guide et le gîte en chambre ou en chalet. Le forfait peut contenir la restauration, l’apprêtage du gibier après l’abattage, la conservation de la viande, le véhicule quad… Ce sont de véritables oasis de vacances. Pour d’autres c’est plus rustique. Le pourvoyeur fournit un chalet ou vous apportez votre propre logement : tente, caravane… Le pourvoyeur réserve un territoire exclusivement attribué à votre groupe pour une durée et à une date déterminées. Il est de la responsabilité des chasseurs de visiter leur territoire, de l’étudier et de choisir les endroits les plus favorables pour y placer les salines (dépôt de sel et autres produits attractifs pour les orignaux) et la cache si nécessaire.

Il existe aussi les propriétaires terriens qui louent leur terre en exclusivité pour la chasse. C’est le même principe pour le logement. S’il y a lieu, ce dernier est fourni ou les chasseurs se logent eux-mêmes. Bien sûr certains chasseurs ont la chance d’habiter près du lieu de leur chasse et peuvent dormir dans leur lit chaque soir. Dans cette dernière catégorie il y a plusieurs chasseurs de fin de semaine uniquement.

Il nous reste enfin ceux qui chassent sur les territoires libres qui ne sont pas des réserves, pas des pourvoiries ni des terrains privés. Ces terres sont la propriété du gouvernement et nous les appelons les terres de la Couronne.

Lorsque vous regardez une bonne émission de chasse à l’orignal ou autre, vous ne voyez que la cerise sur le ‘‘Sunday’’. Vous ne voyez pas les gars qui ont construit le petit pont traversé en quad par les chasseurs ni les hommes qui suent à grosses gouttes, dévorés par les mouches noires et autres insectes lorsqu’ils défrichent les sentiers à coups de hache, machette et scie à chaîne pour faciliter le passage des chasseurs et des caméramans avec leur attirail. Vous ne voyez personne construire une cache. Pourtant il y en a dans plusieurs émissions de chasse, pas obligatoirement la chasse à l’orignal, d’ailleurs. Vous ne voyez pas non plus le guide qui a marché à travers de grandes étendues de forêt pour y trouver les meilleurs endroits les plus fréquentés par le gibier. On ne voit jamais personne construire un camp de chasse. Lorsque vous chassez en territoire libre ou en pourvoirie rustique ou sur une terre privée, vous devez tout faire vous-mêmes. Peu importe le niveau de difficulté, il faut allier courage et huile de bras. S’investir de telle sorte pour plusieurs chasseurs fait partie intégrante du plaisir de la chasse à l’orignal.

Dans les pages qui suivent je vais m’efforcer de vous raconter et de vous faire vivre tout le plaisir que nous avons eu avec mon frère Luc à préparer et à conclure la chasse 2013 dans une pourvoirie semi rustique : « Vent de la Savane » où, seul l’orignal mâle, cette année encore est autorisé au prélèvement.

Mais avant je ne saurais passer sous silence l’aide inestimable d’Evelyne, sans laquelle ce livre n’aurait jamais vu le jour. Ses connaissances, ses encouragements, sa ténacité, son dévouement m’ont été très précieux. Merci Evelyne.

Merci à mon frère, Luc, de bien vouloir partager cette magie avec moi.

Merci à mon père qui, dès mon plus jeune âge m’a injecté directement dans le sang, un amour inconditionnel de la forêt et de ses richesses.

Merci à ma mère qui nous a toujours encouragés à chérir et à respecter la Nature.

Merci à France, mon épouse dont la patience constante pour mes nombreuses absences et la mémoire précise des évènements que je lui relatais de ces moments, ont permis aussi à ce récit d’exister.

AU SUJET DE L’AUTEUR

Pierre Granger

Natif de Saint-Gabriel de Brandon, petite ville touristique du sud de Lanaudière très prisée des amateurs de villégiature et de pêche dans le magnifique lac Maskinongé, l’auteur est né en 1950. Troisième de cinq enfants, il a grandi dans une maison située en bordure de ce petit paradis proche des champs, des bois, des lacs et des rivières menant une enfance heureuse et ouverte sur la nature.

Très jeune il apprend à pêcher dans les ruisseaux, les lacs et poser des collets pour capturer des animaux indésirables est une de ses passions favorites. Aux moments de loisirs que lui laisse l’école, et dès l’âge de ses six ans, son père l’emmène livrer le lait, lui apprend à bûcher dans la belle forêt de feuillus où il possède une parcelle.

A dix-huit ans il part à Joliette étudier la mécanique automobile. Puis il enchaîne quelques années plusieurs emplois : opérateur de machinerie lourde, outilleur, aléseur de pièces métalliques, mécanicien automobile.

Il a vingt-cinq ans quand il se réoriente via la formation de l’école de police de Nicolet d’où il sort major de sa promotion pour devenir policier sur Autoroute et voies rapides. Suivant des cours du soir il obtient trois ans plus tard son diplôme d’études collégiales. Son unité est intégrée à la Sûreté du Québec.

L’opportunité lui est donnée de participer à une chasse à l’orignal à vingt-huit ans et il se découvre cette nouvelle passion qu’il pratique assidument de trente à trente-cinq ans en compagnie de son frère et de ses deux beaux-frères tout en travaillant à présent comme patrouilleur enquêteur dans sa ville d’origine.

Sa vie professionnelle très prenante évolue sur plusieurs fonctions et il est finalement transféré à Montréal comme enquêteur aux crimes majeurs contre la propriété. Le diagnostic d’une insuffisance rénale infléchit sa carrière et il est nommé à Trois-Rivières comme spécialiste en identification d’armes à feu, activité qu’il accompagne de l’obtention d’un diplôme officiel de la sécurité sur les lignes de tir pour les carabines et les pistolets pour un club de tir local. Il est rattaché au BST (Bureau de Surveillance du Territoire).

Aujourd’hui retraité depuis 2010, père et grand-père, il demeure à Trois-Rivières, fervent amateur de quad en pleine nature, de chasse et surtout de préparation de la chasse. Et depuis vingt ans chaque automne le voit bûcher avec passion pour lui, sa famille ou ses amis

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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