Sujet de prédilection de ce magazine en 2015 : le Big data, en français « mégadonnées »

Pourquoi ce sujet dans un magazine littéraire ?

Nous abordions déjà le sujet des métadonnées en 2014 et nous continuerons de le faire cette année (2105). Aujourd’hui, nous ajoutons le Big Data, en français « mégadonnées ».

Le sujet s’impose d’abord et avant tout parce que le référencement des œuvres littéraires sur le web se fonde sur les métadonnées et les mégadonnées.

C’est bien beau d’être présent sur le web mais encore faut-il que nous puissions être repérés par les moteurs de recherches pour apparaître adéquatement dans les résultats fournis aux internautes. Si le fichiers de votre livre, votre rapport, votre article, votre bulletin d’information ou votre info-lettre, votre communiqué de presse ou encore votre page web (tel que la page dédiée à votre livre dans notre librairie en ligne) n’incluent pas de métadonnées, il sera difficile aux moteurs de recherche de repérer votre présence sur internet.

Or, dans notre article «Les documents fantômes du web culturel québécois» publié le 6 octobre dernier (2014), nous avons démontré que bon nombre des fichiers offerts dans le domaine culturel au Québec ne comprennent pas de métadonnées et, par conséquent, passent sous le radars des moteurs de recherche.

À la lecture des articles sur le sujet dans notre magazine, les experts concluront rapidement que nous sommes «arriérés» ou très loin derrière les préoccupations actuelles au sujet de méta et méga données. Et ils auront raison. Le Québec culturel ne maîtrise même pas les éléments de base à la compréhension du rôle primordial des métadonnées.

Une masse critique fantôme !

Pourtant, tout le Québec culturel s’entend pour affirmer haut et fort qu’il nous faut produire une masse critique en ligne pour faire face à concurrence et nous l’avons largement rapporté dans plusieurs de nos articles dont :

Livre et culture numérique au Québec : un rapport révélateur de la SODEC

Le Plan culturel numérique du Québec : un investissement de 110 M$ pour notre culture, chez nous, partout

DOSSIER : Stratégie culturelle numérique du Québec

Mais si nous nous lançons dans la production en masse de contenus culturels québécois en ligne sur le modèle de ce que nous avons déjà produit, c’est-à-dire sans métadonnées, ce sera un échec. Tout ce que nous aurons, c’est une masse critique non repérable par les moteurs de recherche et la concurrence continuera de nous faire la barbe. Le poids de la culture québécoise sur le web ne sera pas amélioré malgré l’investissement de 110 millions de dollars du gouvernement du Québec qui accompagne La stratégie culturelle numérique du Québec.

Contenus culturels ?

Il faut ajouter ce petit sous-titre parce qu’il faut se poser une question importante : qu’est-ce qu’un contenu culturel ? Avec quoi voulons-nous créer une masse critique ? Je crains que la réponse du milieu culturel québécois à cette question soit «des biens culturels» (des biens de consommation) et qu’on pense ainsi qu’au commerce culturel. Or, la présence culturelle sur le web ne tient pas uniquement au nombre de produits à vendre et au nombre de promotions pour vendre ces produits. Le web culturel ne se présente pas comme un centre commercial mais plutôt comme un centre d’information.

Ainsi, la documentation que nous produisons au sujet de notre culture doit être omniprésente sur le web. Prenons en exemple, les nombreux bulletins d’information du gouvernement, de nos sociétés d’état (Société de développement des entreprises culturelles, Conseil des arts et des lettres du Québec…et de nos organisations culturelles (Union des écrivaines et des écrivains québécois, Association nationale des éditeurs de livres, Association des librairies du Québec…). Tous produisent des documents d’information utiles à la connaissance de notre culture. Malgré l’accès à une bonne part de cette documentation grâce à son stockage sur des serveurs, ces documents ne sont pas balisés correctement (métadonnées absentes ou insuffisantes) pour être relevés par les moteurs de recherches. Voir notre article «Les documents fantômes du web culturel québécois».

Quand je navigue sur Internet, je constate que La France et sa culture profitent d’une excellente visibilité grâce à une masse critique de tels documents. Peu importe la requête adressée aux moteurs de recherches, il y a toujours en ligne des documents gratuits de toutes sortes pour nous informer et nous orienter. Au Québec, il faut être un internaute expert pour trouver les documents témoignant de notre culture.

La fabrique culturelle de Télé-Québec

Prenons aussi en exemple La fabrique culturelle de Télé-Québec. Elle vient de mettre en ligne une capsule vidéo consacrée à la chanson Le voyage de Raoul Duguay. Or, lorsque vous demandez à Google de vous fournir des références sur Raoul Duguay, cette capsule vidéo ne sort pas, du moins dans la première page des résultats de la recherche.

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Pourquoi la capsule vidéo consacrée à Raoul Duguay par La fabrique culturelle n’est pas dans les premiers résultats de Google? Parce que les métadonnées qui seraient utiles pour Google ne sont pas programmées dans la page d’annonce de cette vidéo sur le site de La fabrique culturelle. Par exemple, la page web de cette vidéo ne comprends aucun mots-clés, une métadonnée très utile (même s’il y a débat sur les mots-clés).

«Visibilité supplémentaire», mon œil !

Et voici la prétention de La fabrique culturelle expliquée dans la section «Foire aux questions» de son site web :

«Quel avantage y a-t-il à mettre une vidéo sur La Fabrique culturelle si je la dépose déjà sur YouTube ou Vimeo?

La Fabrique culturelle c’est un espace de découverte qui vous permet de rencontrer un nouveau public. C’est un espace de visibilité supplémentaire qui permet aux œuvres et aux artistes de sortir d’un certain anonymat et se rencontrer dans un espace numérique contextualisé. En naviguant sur notre site, des milliers d’amateurs de culture d’ici et d’ailleurs auront accès à votre travail et vos créations. De plus, les statistiques de visionnement sur La Fabrique culturelle s’additionnent à celles de la plateforme de diffusion externe choisie (YouTube ou Vimeo), ce qui permet d’améliorer votre référencement sur le web.»

Source : Foire aux questions, La fabrique culturelle

Quand on veut offrir une visibilité supplémentaire, il faut permettre le téléchargement de la vidéo par les internautes afin qu’elle se répande sur internet sans aucune restriction. En fait, La fabrique culturelle est sur YouTube mais on y trouve seulement des extraits des capsules. Pour voir l’intégralité de la capsule, il faut aller sur le site de La fabrique culturelle. Or, nous ne sommes plus à l’heure de l’exclusivité dans le domaine de la culture car le rayonnement, le véritable rayonnement, dépend de la liberté d’action des internautes, ce qui n’est pas le cas de La fabrique culturelle.

Plus encore, il n’y a pas de moteur de recherche sur le site de La fabrique culturelle. Une aberration pour un site répertoire !

Plus encore, La fabrique culturelle offre un abonnement à une Infolettre mais on ne la retrouve pas sur son site. Encore un contenu culturel fantôme !

* * *

Le but premier de cet article était de vous inviter à lire le dossier «Le Big Data : un enjeu pour les industries créatives» sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (France).

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Le Big Data : un enjeu pour les industries créatives

Sommaire

  • La valse des zettabytes ou la folie des grandeurs
  • Des contours incertains
  • Inflation verbale ou réalité économique?
  • La signification du phénomène pour les industries de contenu
  • Big Data : de nouveaux services pour les industries créatives
  • Mégadonnées ou méga-problèmes?
  • Références

La notion de Big Data, en français « mégadonnées »[+] ou « données massives » s’est rapidement répandue depuis quelques années, portée par des sociétés de conseil et largement relayées par les médias, puis les pouvoirs publics, sans pour autant faire l’objet d’une définition précise. Ces données sont souvent présentées comme le « nouvel or noir de la croissance », voire le « futur moteur » de l’économie. Comment définit-on le Big Data, quel est son périmètre et la taille du marché ? Comment les industries créatives en tirent-elles parti ? Lire la suite

 

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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5 comments on “Sujet de prédilection de ce magazine en 2015 : le Big data, en français « mégadonnées »
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