Réagir uniquement sur les réseaux sociaux est-il suffisant pour une organisation officielle ?

Au Québec, le milieu du livre n’a pas émis de communiqué de presse officiel en réaction à l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo en France. L’Association des libraires du Québec (ALQ), l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) se sont limitées à des réactions sur leur page Facebook respective. Est-ce suffisant ? Non.

L’ampleur du tragique événement impliquant la défense de la liberté d’expression oblige une prise de position publique dans une communication médiatique officielle. Habitué à émettre des communiqués de presse à la moindre entorse contre la liberté d’expression de leurs membres, ces associations du milieu québécois du livre ont jugé qu’une telle communication officielle auprès des médias n’était pas de mise dans le cas de Charlie hebdo. Pourquoi ? Malheureusement je n’ai pas (et je n’obtiendrai pas) de réponse.

À mon avis, une organisation officielle ne peut pas se contenter de réagir sur sa page Facebook ou un autre réseau social, voir sur son blogue, dans le cas de Charlie hebdo. Une telle réaction demeure le propre et la limite du simple citoyen, non pas d’une organisation officielle.

Au Québec, on parle beaucoup ces temps-ci d’un candidat à la direction d’un parti politique qui mène une bonne part de sa campagne à la chefferie sur sa page Facebook. Les médias dénoncent ce fait mais l’homme politique persiste et signe. Il a choisi Facebook pour la communication officielle de ses prises de position. Est-ce correct ? Je n’ai pas plus de réponse à cette question qu’à la précédente.

Une chose est certaine : une page Facebook permet uniquement d’informer les abonnés et les visiteurs de cette dernière. Toute personne publiant des notes sur un réseau social est fort consciente des limites de visibilité de ses communications. Nous sommes entre «amis» et non pas sur la scène publique, et ce, même si tous peuvent voir ces publications, y compris nos pires ennemis.

Bref, je trouve que le milieu québécois du livre n’est pas à la hauteur du débat mondial au sujet de la liberté d’expression engendré par les attentats au Charlie hebdo en n’émettant pas de communiqués de presse officiels.

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Actualité au jour le jour

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