Mon souhait au monde pour l’année 2015 : Se libérer de l’opinion, une fausse connaissance

Mon souhait au monde pour l’année 2015

Se libérer de l’opinion, une fausse connaissance

Plusieurs adressent des reproches sans ménagement à la science et aux sciences l’accusant des pires maux que nous connaissons. Si de mauvais usages de la science ont marqué l’Histoire de l’Homme, on ne peut pas simplement en rester là et tourner le dos à tous les bénéfices qu’elle nous apporte. La plus importante contribution de la science se loge dans la pensée elle-même, dans la quête d’une pensée libérée de ses erreurs. La «pensée scientifique» offre à tous les hommes les moyens de se fonder sur des vérités de faits plutôt que sur des croyances, des superstitions et des opinions.

J’aime penser, penser la pensée, la connaissance, la logique, la rigueur… J’ai trouvé dans le mode de pensée scientifique, son histoire et son fonctionnement, le moyen de me libérer de mes opinions et d’acquérir, en place et lieu, des connaissances. Comme je le répète à chaque occasion, il est nécessaire de faire la différence entre «Il est vrai que je pense» de «Ce que je pense est vrai». Il ne faut pas prendre pour vrai ce que nous pensons uniquement parce que nous le pensons. Et loin de moi l’idée de jouer avec les mots.

Nous visons dans un monde où l’opinion règne en roi et maître au détriment de la connaissance, du savoir. Pis encore, nous avons tendance à prendre pour vrai nos opinions, à les confondre avec la connaissance. Et s’il me faut en rajouter, l’opinion nous referme sur nous-mêmes rendant la discussion trop souvent impossible. On finit tous par dire à l’interlocuteur un peu tenace la fameuse phrase éteignoir : «À chacun son opinion». De là, il n’y a qu’un petit pas à franchir pour penser «À chacun sa vérité». Je suis en complet désaccord avec cette approche du fruit de l’esprit humain, de notre faculté de pensée et de ce que nous pensons.

Opinion

«Jugement, avis, sentiment qu’un individu ou un groupe émet sur un sujet, des faits, ce qu’il en pense : Exprimer son opinion au cours du débat. L’opinion des critiques.»

«Ensemble des idées d’un groupe social sur les problèmes politiques, économiques, moraux, etc. : L’opinion française.»

Source : Dictionnaire de français Larousse.

Connaissance

«Action, fait de comprendre, de connaître les propriétés, les caractéristiques, les traits spécifiques de quelque chose : La connaissance de la nature.»

Source : Dictionnaire de français Larousse.

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Vous pouvez écouter l’intégral de cet épisode sur ce site web

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que j’ai écouté avec un grand intérêt l’épisode numéro 13 de la série documentaire télévisée «Cosmos : une odyssée à travers l’univers» intitulé «Les prémices de la connaissance».

Cosmos : Une odyssée à travers l’univers (titre original américain : Cosmos: A Spacetime Odyssey) est une série télévisée documentaire américaine animée par Neil deGrasse Tyson. Elle est une suite de la série des années 1980 Cosmos: A Personal Voyage, animée par Carl Sagan. Elle est produite par Seth MacFarlane et Ann Druyan, veuve de Sagan.

La série a commencé à être diffusée à partir du 9 mars 20146 simultanément sur 10 chaînes de la 21st Century Fox, dont Fox, FX, FXX, FXM (en), Fox Sports 1, Fox Sports 2 (en), National Geographic Channel, Nat Geo Wild et Fox Life. Selon Fox Networks, ce type de lancement est une première. Le reste de la série sera diffusée sur Fox et, en version augmentée le lendemain, sur Nat Geo. Au Canada, le premier épisode a été diffusé en simultané sur Global, National Geographic Channel et Nat Geo Wild. Le reste de la série est diffusée en simultané sur Global et rediffusé le lendemain sur Nat Geo. La bande sonore de la série a été composée par Alan Silvestri.

Source : Wikipédia

Épisode # 13 : Les prémices de la connaissance selon Wikipédia

« C’est ok de ne pas connaître toutes les réponses. Mieux vaut admettre son ignorance que de croire des choses qui peuvent être fausses. Prétendre tout connaître ferme la porte et nous empêche de savoir ce qui en est vraiment. »

— Neil deGrasse Tyson, Cosmos : A Spacetime Oddyssey

L'Incendie de la Bibliothèque d'Alexandrie, tableau d'Ambrose Dudley.

L’Incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, tableau d’Ambrose Dudley.

Tyson débute le dernier épisode en présentant la grande bibliothèque d’Alexandrie comme le premier effort significatif de l’humanité pour se positionner comme citoyenne du cosmos. Il affirme que de nos jours, n’importe qui peut accéder du bout des doigts à une quantité de savoir bien plus grande que celle contenu par cette bibliothèque, qui n’était accessible qu’à une certaine élite qui n’a pas pu prévenir sa destruction.

Tyson continue en présentant des cartes du Moyen-Âge présentant le globe terrestre sans le continent des Amériques. Il affirme qu’aujourd’hui, une telle méconnaissance peut sembler risible, mais que les savants de l’époque connaissaient bien mieux la Terre que nous connaissons de nos jours l’Univers. Il illustre cela en racontant l’histoire de la découverte des rayons cosmiques par Victor Hess à l’aide d’un ballon à haute altitude.

Proportions de matière « ordinaire », de matière noire et d'énergie sombre selon les observations les plus récentes (2014).

Proportions de matière « ordinaire », de matière noire et d’énergie sombre selon les observations les plus récentes (2014).

Tyson parle ensuite de la découverte par Fritz Zwicky de l’origine de certains rayons cosmiques, dont ceux produits par les supernovæ et étoiles à neutrons, ainsi que d’un problème de manque de masse concernant les amas de galaxies.

Ce manque de masse a également été observé chez les galaxies par les travaux de Vera Rubin, qui a observé que la rotation des étoiles sur les bords des galaxies est trop grande pour la quantité de masse qu’on y observe. Cela a mené à la découverte de la matière sombre (nommée par Zwicky en 1933).

À la fin du XXe siècle, de nouvelles observations ont mené à la découverte de l’accélération de l’expansion de l’Univers, qui serait produite par une sorte d’énergie sombre.

La sonde Voyager 2.

La sonde Voyager 2.

Tyson décrit par la suite les découvertes des sondes Voyager et du début de leur voyage interstellaire en dehors de l’héliosphère. Il parle du Voyager Golden Record et de la dernière image envoyée par Voyager 1, suggérée par Carl Sagan et présentant une photographie de la Terre au-delà de l’orbite de Neptune, où elle est Un point bleu pâle.

« Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d’idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d’amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d’espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l’histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.

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La Terre, petit point bleu pâle. « Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous. » Carl Sagan.

La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d’une fraction d’un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d’un recoin de ce pixel sur d’indistincts habitants d’un autre recoin. Comme ils peinent à s’entendre, comme ils sont prompts à s’entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l’illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l’univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité – dans toute cette immensité – il n’y a aucun signe qu’une aide viendra d’ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu’à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n’y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S’installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c’est sur Terre que nous prenons position.

On a dit que l’astronomie incite à l’humilité et fortifie le caractère. Il n’y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »

— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space

Tyson termine l’épisode, et la série, sur la progression de la connaissance faite grâce à des chercheurs qui respectent un certain nombre de règles simples telles remettre en question l’argument d’autorité (y compris pour soi-même), penser par soi-même, ne pas s’accrocher à des croyances seulement parce que cela nous plaît, tester et expérimenter les hypothèses et accepter d’abandonner celles qui ne sont pas concluantes, suivre les preuves, peu importe où elles mènent, s’abstenir de juger sans preuve et, surtout, se rappeler que l’on peut avoir tort.

« Nous, qui incarnons les yeux et les oreilles, les pensées et les émotions du cosmos, avons commencé à apprendre l’histoire de nos origines – des poussières d’étoiles qui contemplent l’évolution de la matière, retraçant ce long chemin qui nous a mené à la conscience. Nous, et les autres êtres vivants de cette planète, somme l’héritage de l’évolution cosmique s’étendant sur des milliards d’années. Si nous prenons ce savoir à cœur, si nous arrivons à connaître et à aimer la nature telle qu’elle est réellement, alors nos descendants se rappellerons sûrement de nous comme de bons et forts liens de la chaîne du vivant. Nos enfants continueront cette quête sacrée, nous voyant comme nous voyons ceux qui nous ont précédé, découvrant des merveilles dont nous n’avons jamais rêvées…dans le cosmos. »

— Neil DeGrasse Tyson, Cosmos: A Spacetime Oddyssey

Source : Wikipédia

* * *

5 règles élémentaires

La conclusion de cet épisode de Cosmos : une odyssée à travers l’univers relève cinq règles élémentaires à respecter pour faire profiter à notre propre mode de pensée les avantages de la pensée scientifique dans notre vie de tous les jours. En voici un extrait audio : (cliquez sur l’image ci-dessus)

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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