Etude Edilivre : les Français, l’édition et l’auto-édition

Etude_Edilivre

© 2013 Editions Edilivre

FRANCE – Saint-Denis, le 1er octobre 2013 – Edilivre, maison d’édition collaborative basée sur une publication ouverte, annonce aujourd’hui les résultats de son étude sur les Français, l’édition et l’auto-édition.

«Il nous semblait nécessaire de mener cette étude au regard de l’émergence et de la multiplication rapide de nouveaux modes de publication de livres», déclare David STUT, Directeur Général d’Edilivre. «Notre objectif était d’apporter un éclairage sur les questions qu’un grand nombre d’acteurs du marché du livre se pose. A l’image de cette étude, Edilivre continuera de préparer le futur en suivant de près les besoins et les attentes des Français qui souhaitent publier leurs écrits».

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Etude Edilivre : les français, l’édition et l’auto-édition

Etude auto-administrée en ligne réalisée auprès de 6 047 personnes en France du 19 août au 16 septembre (58,5% d’hommes et 41,5% de femmes).

Les éditeurs traditionnels et l’auto-édition

Croyez-vous en l’édition traditionnelle pour publier vos manuscrits ?

Réponse à choix unique

9% – Oui, sans hésiter

17% – Oui, mais avec des doutes

40% – Non, pas trop

34% – Non, pas du tout

 

Si vous aviez un manuscrit à publier aujourd’hui, vous tourneriez-vous plus vers l’auto-édition ou les éditeurs traditionnels ?

Réponse à choix unique

6% – Les éditeurs traditionnels uniquement

41% – Les deux

53% – L’auto-édition uniquement

 

Pourquoi ne feriez-vous plus appel aux éditeurs traditionnels ?

Question uniquement adressée aux personnes ayant répondu « l’auto-édition uniquement » à la précédente question

Réponse à choix multiple

83% – Je n’ai aucune chance d’être sélectionné

38% – C’est une perte de temps et d’argent

72% – Mon manuscrit ne sera pas étudié sérieusement

66% – L’auto-édition correspond plus à mes attentes

 

Que vous propose l’auto-édition que les éditeurs traditionnels ne vous proposent pas ?

Question uniquement adressée aux personnes ayant répondu « l’auto-édition uniquement » et « les deux » à la précédente question

Réponse à choix multiple

64% – Plus de contrôle sur la version finale de votre livre

81% – Plus de choix dans le prix et la composition de votre livre

36% – Plus de promotion

52% – Plus de transparence sur vos ventes

 

Pensez-vous que les éditeurs traditionnels ont moins d’influence et d’importance sur le marché de la littérature qu’il y a 10 ans ?

Réponse à choix unique

23% – Beaucoup moins d’influence

59% – Un peu moins d’influence

12% – Autant d’influence

6% – Encore plus d’influence

 

Pensez-vous qu’un auteur puisse rencontrer le succès aujourd’hui en passant par l’auto-édition, sans faire appel aux éditeurs traditionnels ?

Réponse à choix unique

25% – Sans aucun doute

42% – Oui mais difficilement

24% – Les chances sont très faibles

9% – C’est impossible

 

Pensez-vous que l’auto-édition remplacera les éditeurs traditionnels dans 100 ans ?

Réponse à choix unique

11% – C’est une certitude

24% – C’est possible

38% – C’est peu probable

27% – C’est impossible

 

En tant qu’auteur auto-édité, si vous aviez la possibilité de publier votre livre chez un éditeur traditionnel, accepteriez-vous ?

Réponse à choix unique

23% – Sans hésiter

39% – Certainement

26% – Probablement pas

12% – Jamais

 

Pensez-vous que les auteurs à succès, issus de l’édition traditionnelle, ont été pistonnés pour réussir ?

Réponse à choix unique

32% – Cela ne fait aucun doute

46% – C’est probable

17% – C’est peu probable

5% – Absolument pas

 

Les libraires et la promotion

Pensez-vous que les libraires soient importants dans la chaine du livre ?

Réponse à choix unique

34% – Très important

51% – Important

9% – Peu important

6% – Plus du tout

 

Pensez-vous que les libraires locaux survivront face aux libraires sur internet ?

Réponse à choix unique

28% – Sans aucun doute

36% – Beaucoup continueront d’exister

32% – Peu continueront d’exister

4% – Ils disparaîtront tous

 

Quel est le meilleur moyen pour promouvoir un livre ?

Réponse à choix multiple

71% – Les réseaux sociaux

65% – La publicité

77% – Les relations presse, critiques de journalistes

83% – Le bouche à oreille

69% – Les salons et les dédicaces

 

Le livre numérique

Percevez-vous le format numérique des livres comme une menace ou une opportunité ?

Réponse à choix unique

38% – Une grande opportunité

45% – Une opportunité

14% – Une menace

3% – Une grande menace

 

Pensez-vous que le format numérique fera disparaître format papier ?

Réponse à choix unique

2% – C’est certain

10% – C’est probable

29% – C’est peu probable

59% – C’est impossible

 

Avez-vous peur que vos livres soient piratés ?

Réponse à choix unique

9% – Oui, beaucoup

56% – Oui, un peu 35%

Non, pas du tout

 

Quel serait votre réaction si la version piratée de votre livre rencontrait un grand succès sur internet ?

Réponse à choix unique

63% – Vous seriez heureux

28% – Vous seriez mitigé

9% – Vous seriez furieux

 

Les auteurs

Pourquoi écrivez-vous ?

Réponse à choix multiple

8% – Pour la notoriété

26% – Pour le plaisir d’écrire

21% – Pour vos proches

43% – Pour transmettre un message

11% – Pour devenir riche

64% – Pour vous-même car vous en avez besoin

 

Pensez-vous qu’il soit toujours possible de vivre de ses écrits de nos jours ?

Réponse à choix unique

7% – Sans aucun doute

51% – C’est possible mais c’est difficile

32% – Cela semble peu probable

10% – C’est impossible

 

Quel est le meilleur âge pour écrire un livre ?

Réponse à choix unique

6% – Avant 18 ans

20% – De 18 à 25 ans

11% – De 26 à 40 ans

15% – De 41 à 55 ans

21% – Après 55 ans

27% – Il n’y en a pas

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L’édition traditionnelle, en perte d’influence, de confiance et de vitesse face à l’auto-édition

Les principaux éclairages de cette étude portent sur la place de l’auto-édition dans un paysage du livre dominé depuis sa création par l’édition traditionnelle et ses éditeurs. Les premiers résultats nous apprennent que la majorité des Français (74%) ne croit plus en l’édition traditionnelle (40% pas trop, 34% pas du tout). S’ils devaient proposer une manuscrit, les sondés le confieraient en majorité à l’auto-édition. En effet, 53% répondent qu’ils ne le proposeraient qu’aux auto-éditeurs uniquement contre 6% pour les éditeurs traditionnels uniquement. En revanche, les deux peuvent être considérés comme une solution pour 41% des répondants.

Lorsque l’on interroge ceux qui privilégieraient uniquement l’auto-édition sur les raisons qui les écartent de l’édition traditionnelle les réponses sont multiples et soutenues : 83% confient qu’ils pensent tout simplement n’avoir aucune chance d’être sélectionnés, 72% que leur manuscrit ne sera pas étudié sérieusement, 66% que l’auto-édition correspond plus à leurs attentes. Enfin, 38% avouent considérer le fait d’envoyer un manuscrit à un éditeur traditionnel comme une perte de temps.

Ce qui semble attirer le plus les Français vers l’auto-édition est avant tout la liberté de pouvoir choisir le prix et la composition de leur livre (81%), d’avoir un meilleur droit de regard sur le rendu final de leur livre (64%) et plus de transparence par rapport au nombre de ventes qu’ils réalisent (52%).

Concernant son influence sur le marché de la littérature, l’édition traditionnelle semble également perdre du terrain. En grande majorité, les Français pensent que l’édition traditionnelle est en perte d’influence sur son marché depuis ces 10 dernières années (82% dont 23% « beaucoup moins d’influence »). De plus, même si cela semble difficile, ce mode d’édition n’est plus considéré comme le seul moyen de réussir en tant qu’auteur. Plus de 2 Français sur 3 (67%) pensent qu’il est possible de connaître le succès à travers l’auto-édition, 25% n’en doute absolument pas. Quant au pari fou que l’auto-édition puisse remplacer dans 100 ans l’édition traditionnelle, 35% l’envisagent.

Ce sondage nous apprend également que, s’ils avaient la possibilité de passer un de leur livre de l’auto-édition vers l’édition traditionnelle, seuls 23% le feraient sans hésiter face à 38% qui ne le feraient probablement pas, voire jamais (12%). Enfin que penser des auteurs à succès issus des éditeurs traditionnels ? Les Français semblent avoir fait leur choix. 78% d’entre eux pensent qu’ils ont été pistonnés pour réussir, pour 32% cela ne fait même aucun doute.

Les libraires, maillon indispensable et combatif face aux géants du web

L’étude apporte également des éclairages sur d’autres sujets d’actualité sur le marché du livre à l’image de la situation des libraires locaux face aux géants d’Internet. Quand on interroge les Français sur l’importance des libraires dans la chaîne du livre, ils sont quasiment unanimes sur le rôle qu’ils jouent. 85% pensent qu’ils sont importants voire très importants (34%). A tel point que, malgré la croissance de l’e-commerce et de ses principaux acteurs, près de 2 sur 3 pensent qu’ils résisteront, sans problèmes (28%), avec quelques pertes (36%). 32% craignent néanmoins qu’ils disparaîtront en grande partie, seuls quelques élus résisteront.

Concernant la promotion de leurs ouvrages, les Français sont à la page sans oublier pour autant les bonnes recettes qui fonctionnent. Ainsi, le bouche-à-oreille arrive en 1ère position (83%), suivi par les relations presse (77%) et les réseaux sociaux (71%). Suivent ensuite les salons et les dédicaces ainsi que la publicité avec respectivement 69% et 65%.

Le livre numérique, une opportunité complémentaire par rapport au papier. Vive le piratage !

Le livre numérique tuera-t-il le livre papier ? Voilà bien l’éternelle question qui continue d’animer les débats de nos concitoyens. De toute évidence, ce n’est pas le cas car 83% considèrent qu’il représente une opportunité (38% le qualifient même de grande opportunité). 88% considèrent qu’il est peu probable, voire impossible (59%) que le format numérique fasse disparaître son confrère papier.

Qui dit numérique pense tout de suite au piratage. Les résultats de l’étude nous montrent que seuls 9% des sondés ont vraiment peur de voir leurs écrits piratés et qu’1 sur 3 ne le craint pas du tout (35%). Plus intéressant encore, près de 2 sur 3 (63%) confient qu’ils seraient heureux de voir la version de leur livre piratée rencontrer un grand succès.

Les Français écrivent avant tout par besoin et à tout âge

Les motivations qui poussent les Français à écrire sont nombreuses mais certaines sont plus souvent citées que d’autres. Ainsi, nous apprenons que les Français écrivent avant tout car ils en ressentent le besoin (64% des réponses). Les raisons le plus souvent citées sont ensuite pour transmettre un message (43%), pour le plaisir d’écrire (26%) et pour leurs proches (21%). La richesse (11%) et la notoriété (8%) restent les sources de motivation les moins citées.

Concernant les revenus qu’ils peuvent tirer de leurs écrits, les Français sont assez pessimistes. Moins de 10% seulement pensent pouvoir vivre de leurs écrits (7%), le reste l’envisage mais difficilement (51%), pense que c’est peu probable (32%), voire pas du tout (10%).

Quand on les interroge sur le meilleur âge dans la vie pour écrire un livre, plus d’1 sur 4 pensent qu’il n’y a pas d’âge. Les étudiants (20%) et les seniors (21%) semblent néanmoins ressortir par rapport aux autres tranches d’âge.

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A propos d’Edilivre

Edilivre est une maison d’édition alternative et trublionne qui favorise l’émergence de nouveaux talents et les prises de risques éditoriales (papier et numérique).

La maison abrite une communauté active de plus de 6 000 auteurs, qu’elle anime par le biais de ses Clubs Auteurs dans chaque région de France, en Belgique et en Suisse, et grâce à une présence soutenue sur les réseaux sociaux.

Au sein de cette communauté construite sur un procédé de publication ouvert, Edilivre fait émerger des œuvres littéraires singulières et offre aux auteurs ainsi sélectionnés une exposition médiatique et une stratégie de distribution renforcées.

L’éditeur apporte par ailleurs un soutien particulier aux libraires indépendants avec lesquels il entretient des relations privilégiées via un département qui leur est dédié, et grâce à l’action locale de ses Clubs Auteurs.

Edilivre déploie simultanément une politique volontariste et innovante sur le marché de l’édition du livre numérique : politique de bas prix, ouvrages sans DRM éditeur et haute rémunération des auteurs, qui en fait un acteur pionnier du secteur.

Enfin, soucieux de promouvoir les trésors de la littérature Française, Edilivre propose la réédition de 200 000 livres anciens de la Bibliothèque nationale de France, dans leur version originale, à travers la collection des Livres du Patrimoine.

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SOURCE : Édilivre

© 2013 Editions Edilivre

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PRESSE

L’autoédition attire les Français, sans grands espoirs d’en vivre, L’ActuaLitté

Et l’édition traditionnelle perdrait de son influence

On n’est jamais mieux servi que par soi-même, indique une étude réalisée par le service d’autoédition, Edilivre, qui conclut qu’un Français sur deux choisirait l’autoédition pour diffuser ses écrits. Ils sont en effet 72 % à croire que les éditeurs ne lisent pas les manuscrits envoyés et 82 % à penser que l’industrie traditionnelle perd de son influence depuis les 10 dernières années.

Lire la suite

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VOIR AUSSI : Sondage Les Français et leurs écrits

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Actualité au jour le jour
4 comments on “Etude Edilivre : les Français, l’édition et l’auto-édition
  1. […] De plus, nous venons de voir que la majorité des Français (74%) ne croit plus en l’édition traditionnelle (40% pas trop, 34% pas du tout). S’ils devaient proposer une manuscrit, les sondés par Édilivre le confieraient en majorité à l’auto-édition. Bref,« l’édition traditionnelle, en perte d’influence, de confiance et de vitesse face à l’auto-édition» (voir notre article : Etude Edilivre : les Français, l’édition et l’auto-édition). […]

  2. […] «Notre objectif était d'apporter un éclairage sur les questions qu'un grand nombre d'acteurs du marché du livre se pose. A l'image de cette étude, Edilivre continuera de préparer le futur en suivant de près les besoins et les …  […]

  3. Merci pour ces infos c’est tres interressant

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