Autre écho très important à notre concept contre-édition, celui de monsieur Hervé Fisher, pionnier du multimédia et des arts numériques au Québec, actuellement professeur associé et directeur – fondateur en 2006 de l’Observatoire international du numérique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), un «observatoire philosophique de l’âge du numérique».
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HERVÉ FISHER
Artiste-philosophe, né à Paris, France, en 1941. Double nationalité, canadienne et française. Hervé Fischer est ancien élève de l’école Normale Supérieure (rue d’Ulm, Paris, 1964). Il a consacré sa maîtrise à la philosophie politique de Spinoza (sous la direction de Raymond Aron), et sa thèse de doctorat à la sociologie de la couleur (Université du Québec à Montréal). Pendant de nombreuses années il a enseigné la sociologie de la culture et de la communication à la Sorbonne-Paris V (Maître de conférences en 1981). A Paris il a aussi été professeur à l’école nationale Supérieure des Arts décoratifs (1969-1980). On lui doit de nombreux articles spécialisés, participations à des ouvrages collectifs et conférences dans le domaine des arts, de la science et de la technologie, en rapport avec la société. Parallèlement il a mené une carrière d’artiste multimédia. Fondateur de «l’art sociologique» (1971), il a été l’initiateur de projets de participation populaire avec la radio, la presse et la télévision dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine, avant de venir s’installer au Québec au début des années 80.
Il a été artiste invité du Pavillon français à la Biennale Venise en 1976, invité spécial à la Biennale de Sao Paulo en 81; il a participé à la Documenta 7 de Kassel en 82. Il a eu des expositions personnelles au Musée Galliéra à Paris en 74, à l’I.C.C. d’Anvers en 75, aux Musées d’art contemporain de Sao Paulo en 76, de Montréal (rétrospective) en 81 et de Mexico en 83, de Buenos Aires (2003), Montevideo (2004), Santiago du Chili (2006), MNBA de Neuquen (Argentine, 2009), Centre Wilfredo Lam (Biennale de La Havane, Cuba, 2009), MAM de Céret, France, 2010 (rétrospective). à partir de 2011, il initie le « tweet art » sur Twitter et adopte de plus en plus une démarche d’art philosophique. Il a été l’organisateur de la participation franco-canadienne au projet Marco Polo de roman télématique francophone impliquant des écrivains d’Afrique, d’Europe, du Canada en 85, sous le patronage des écrivains Umberto Eco et Italo Calvino.
En 1987, il a été co-auteur et producteur du court métrage de 12 minutes d’animation par ordinateur 3D “Le Chant des étoiles”, à l’occasion du Sommet francophone de Québec, gagnant notamment du 1er Prix Musique Vidéo à la compétition internationale d’animation par ordinateur du National Computer Graphics Association, états-Unis, 88. Depuis 1999, il a fait un retour à la peinture sur le thème de l’âge du numérique. Il est co-fondateur et co-président (1985), avec Ginette Major, de La Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal: l’exposition Images du Futur, le Café électronique (1995), la Compétition Internationale d’animation par ordinateur – Images du Futur (1986) et le Cybermonde (1995). Il a créé: en 1990 le Festival Téléscience, dont il a été le directeur général jusqu’en 2002 et en 1993 le M.I.M. (Marché International du Multimédia. Il est co-fondateur et président de Science Pour Tous, (regroupement des organismes québécois de culture scientifique et technique) et de la Fédération Internationale des Associations de Multimédia (1997), qui a organisé successivement des Sommets mondiaux internet et multimédia à Montréal, Abu Dhabi, Montreux, Beijing et Shenyang.
Il a été élu titulaire de la chaire Daniel Langlois des technologies numériques et des beaux-arts à l’Université Concordia de Montréal, responsable de la conception d’un Médialab québécois, Hexagram, en consortium entre les universités Concordia et UQAM (2000-2002). Il est actuellement professeur associé et directeur – fondateur en 2006 de l’Observatoire international du numérique à l’UQAM.
Il a reçu avec Ginette Major le Prix Leonardo pour son implication en faveur de l’art et de la science (états-Unis, 1998), artiste invité des Rencontres Images et science du CNRS (France).Conservateur de l’exposition Cym@r d’art et de technologie de Weimar, capitale culturelle de l’Europe en 1999. Chevalier des Arts et Lettres et de l’Ordre national du m&eacut;rite du gouvernement français, Distinction de la culture cubaine, 2009. Prix Cartier du Webcom Montréal 2011.
Il a publié de nombreux articles et livres sur l’art et les communications, notamment: – Art et communication marginale, Balland, 1974 – Théorie de l’art sociologique, Casterman, 1976 – L’Histoire de l’art est terminée, Balland, 1981 – Citoyens-sculpteurs, Segedo, 1981 – L’Oiseau-chat (sur l’identité québécoise), La Presse, Montréal,1983 – La Calle adonde llega? Arte y Ediciones, Mexico, 1984. Il a publié en 2000 sur Internet Mythanalyse du futur (400 p. à ‘www.herverfischer.net’, en 2000 – Le choc du numérique (400 p., vlb éditions, 2001, UNTREF, Argentine, 2003 et McGill and Queen’s University Press, 2006, version chinoise en 2009) – Le romantisme numérique (60 p., Fides et Musée de la civilisation, 2002) – Les défis du cybermonde (direction, P. U. L., 2003) – CyberProméthée, l’instinct de puissance (éditions vlb, 2003 et UNTREF, Argentine) – La planète hyper – de la pensée linéaire à la pensée en arabesque (vlb, 2004) – Le déclin de l’empire hollywoodien (vlb, 2004, Talon Books, 2006, ICAI et Amazonia Ediciones, 2008), – Nous serons des dieux (vlb, 2006), – Québec imaginaire et Canada réel : l’avenir en suspens (vlb, 2008), Un roi américain (vlb, 2009), L’avenir de l’art, (vlb, 2010) – Nouvelle nature, MAM, Céret, 2010.
Il parle et écrit 4 langues: le français, l’allemand, l’anglais et l’espagnol.
Voir aussi : Hervé Fisher sur Wikipédia
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Vous le comprendrez aisément, cette attention de monsieur Fisher me remplit de fierté et de joie, non seulement en raison de son statut et de son rôle dans l’univers du numérique mais aussi et surtout de sa compréhension de la démarche de la Fondation littéraire Fleur de Lys.
Monsieur Fisher a publié hier (vendredi le 24 mai 2013) son commentaire au sujet de notre concept de contre-édition sur le blogue de l’Observatoire international du numérique de l’UQAM. Voici les premiers mots de son intervention :
«Serge-André Guay, le président-éditeur de la Fondation Fleur de Lys, a lancé récemment le concept intéressant de contre-édition, en référence à la contre-culture des années 1960-70.
Actif depuis longtemps – il va fêter fin 2013 ses dix ans de création, il représente au Québec un acteur important de divergence dans l’industrie du livre. Il a eu le temps d’évaluer les divers scénarios, de réfléchir au copyleft, de s’adapter, d’assumer la complémentarité entre livre en ligne et impression papier. Il faudra bientôt lui rendre hommage pour son activité d’éditeur et de libraire en ligne persévérant. N’étant subventionné par aucun gouvernement, sans but lucratif, il a construit la Fondation comme “une communauté d’auteurs et de lecteurs à frais partagés”: un nouveau modèle d’affaires, dont la divergence rencontre évidemment des limites économiques, mais assure aussi l’existence.»
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Cliquez ici pour lire l’intégralité du commentaire de monsieur Fisher
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TEXTE ORIGINAL
Introduction du concept de contre-édition par la Fondation littéraire Fleur de Lys
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